jeudi, 30 avril 2009
Peur
J'vais mourir mec, il est 6 heures du matin, j'ressemble à rien dans mon entrée, tordue vers le miroir penché, à contempler la mort installée sur ma peau à l'arrière de ma cuisse, cette tâche brune, petite, presque mignonne, presque banale, mais non, c'est la mort, je le sais, je le vois, elle me fixe, elle n'est pas benine, la pute.
Non mais c'est certain, je ne sais même pas s'il est encore utile d'aller voir un dermatologue, peut-être devrais je directement me constituer prisonnière au service de cancérologie de Cochin ou pour m'éviter ces ennuis cliniques pré-mortem, envisager de me laisser mourir. Oh oui, mourir au milieu des miens, quelle jolie idée. Ou plutôt non, car ce sera pénible, ces yeux embués, ces faux espoirs, le balais des adieux, alors je vais en finir. tout de suite, oui maintenant c'est une bonne idée je sens ce grain de beauté - quel cynisme- enfler, menacer, brûler ma chair dans laquelle il s'est incrusté. Si vite. Hier encore j'étais en bonne santé, hier encore, mon avenir se prélassait sur des dizaines d'années.
Mais merde j'vais crever mais j'ai pas envie, j'ai encore rien fait! Ben ouais j'ai traîné les pieds, mais parce qu'on a le temps non? Non on ne l'a plus, on l'avait et on ne l'a plus, il est parti. Connard. Mais j'ai rien fait de ma vie, j'ai glandé plus que bossé, emmerdé plus que ravi, fait pleurer plus que rire, cherché plus qu'aimé. J'peux pas crever maintenant, c'est dégueulasse, je vous jure, j'ai un potentiel, suffit que je m'y mette, laissez moi encore quelques années, quelques mois, donnez moi du temps. Allez!
Non putain je vais en finir maintenant, je refuse de lancer le compte à rebours de ma fin, ok j'en termine. Je brise ce miroir, lui qui a osé m'annoncer la lugubre nouvelle, je le fracasse cet enfoiré et je me coupe les veines avec un large morceau, un peu pointu. Je tranche dans mes poignets, en croix, comme me l'ont enseigné les téléfilms de M6 puis... C'est ennuyeux, je ne peux aller me mettre en scène dans ma baignoire, je ne peux avoir de mort romantique car j'ai malheureusement troqué le réceptacle de mon cadavre élégant contre une douche fort confortable mais peu propice à accueillir un corps théâtralement bien mis. Alors je pourrais faire ça sur mon lit oui mais..... si je me vide de mon sang sur le matelas, alors ce dernier sera jeté, c'est vrai, c'est irrécupérable un matelas imbibé de litres de sang, alors on le balancerai, ce truc puant et dégueulasse, dans une déchetterie, ainsi une partie de moi finirait aux ordures. Je refuse.
Si j'avais ma baignoire, je mourrais sereine, mon sang partirait, certes dans les égouts, mais d'une, ces derniers ont un certain charme finalement pour que le cinéma les ai si souvent mis en scène, de deux, ma mort aurait été recyclée dans une usine de traitement des eaux usées, et avec un peu de chance, j'aurai ainsi pu repartir alimenter indéfiniment les cuvettes de chiottes des masses. Mais je n'ai pas de baignoire.
Alors je me laisse tomber sur le sol, sur cette moquette immonde, ce premier prix de chez mondial moquette d'une laideur et d'un inconfort rare, mon corps me lâche, il supporte mal la nouvelle de ma disparition, je cogne ma cuisse malade sur ce tissu rêche, je la frotte, je cultive l'utopie, celle de faire disparaitre mon mélanome, de recouvrer la vie, de revenir meilleure que jamais, d'aimer, d'être aimée, d'être reconnue, de me surpasser. J'écorche avec rage cette peau malade, qui sait si la maladie n'a pas déjà atteint tout le corps, que le grain de mort n'est que le symptome d'un déjà trop tard. Je ne veux pas qu'un médecin me débite, les yeux bas, que "si la maladie avait été prise à temps, nous aurions pu faire quelque chose mais... blablabla". Mais merde, non! Je veux pas crever, on arrête de déconner, stop, on reprend, je vis moi!
Et je frotte ma jambe, je voudrais l'arracher ce malin, et je me demande si je dois laisser des lettres aux gens que j'aime. Oui, je dois écrire avant de disparaitre à tout jamais, créer un truc fort, neuf, vrai, vivant, immortel. Un putain de truc mec. Je réunis mes forces, stimule mon courage et me redresse enfin pour me diriger vers mon bureau et coucher mes superbes vérités, je ne peux m'empêcher de jeter un ultime coup d'oeil à cette tâche de mauvaise augure à l'arrière de ma cuisse... ce mélanome malin. Je me retourne d'un coup, je descends mon regard sur lui, je le... je.... ah... Il est plus là. Hum... ça devait être du chocolat... Parce que je me suis endormie sur un morceau hier soir... Je... Hum. Excusez moi, je me sens un peu con, j'ai peut être paniqué un peu vite.
Bon ben poutoux, à demain.
15:19 Publié dans PSYCHO DE CON COUARD | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
Denis le Zombie
Alors aujourd'hui, je n'ai pas grand chose à faire étant donné qu'il existe déjà un texte introduisant la vidéo qui suit, donc je me contente de vous coller le texte. Oh j'aime quand ma journée se résume à un pomme + v.
"Nous nous consacrerons ici à un phénomène de société grandissant :
Aujourd’hui la question reste grande ouverte. Les zombies de plus ne plus nombreux viennent ajouter au paysage urbain une nouvelle tonalité.
Ancien voisin, ami ou pire encore ils sont considérés par la population comme des erreurs de la nature.
Ils dérangent olfactivement, visuellement et pourtant ils seront de plus en plus nombreux et pour longtemps.
Notre équipe a suivi, Denis le zombie dan son quotidien, un reportage signé Louis Vent.
Dicton Zombie : "Fallait y réfléchir avant de mourir !" (via Eddy Brière )
Denis Le Zombie from Eddy Brière on Vimeo.
Retrouvez Denis le Zombie en couverture du dernier numéro du magazine Brazil, pour lequel il répond à toutes nos questions sur la condition de zombie (oui oui, j'ai participé à l'interview, je ne vous raconte pas comment j'en peux plus d'amour pour Denis depuis).

09:51 Publié dans MORCEAUX CHOISIS | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
mercredi, 29 avril 2009
Perséphone a un peu mal aux cheveux
Toujours pas le temps, toujours pas de partouze, toujours cette déception que je lis dans vos regards pervers que je ne vois pas. Mini scénar, parce que scène vécue il y a 10 minutes, et comme dans 2 minutes, j'aurai fini mon tour de bocal, j'aurai tout oublié, donc je le tape avant que cela disparaisse dans les vapeurs de rhum.
Oh mon dieu, j'aurai pas du penser au rhum si tôt.
INTÉRIEUR - APPARTEMENT DE PERSÉPHONE - 9H45
J'émerge d'une soirée un peu... mouvementée et suis donc en phase d'éveil dans mon salon, immobile face à un café, je pense (ouais mon pote, je pense moi les lendemains de cuite, je pense à l'eau, je pense au sommeil, je pense à des trucs dégueulasses aussi, t'as même pas idée). Et comme pour stimuler d'avantage ma migraine naissante qui s'en sortait pourtant déjà très bien sans stimulant, je viens de recevoir un email de ma rédactrice de chef de Nouméa qui me dit qu'il lui faut mon article pour le soir-même (ce qui devait arriver hein, mais j'ai comme un souci de planning depuis 15 jours). Je me prépare donc psychologiquement à en chier pour le premier jour de mes 29 ans (ou le premier jour de ma trentième année, mais je préfère la première expression, va savoir pourquoi...)
Lorsque la sonnette de la porte fend l'air (trop beau comment je parle), je me planque (comme d'hab. Je sais, c'est complètement con, mais quand ça sonne chez moi alors je ne n'attends personne, j'imagine que c'est un truc super négatif derrière la porte, genre qu'un gars va me demander si je suis Sarah Connor).
LA GARDIENNE (hurlant depuis le couloir)
C'est la gardienne, j'ai un paquet pour vous!
Ah... Si y a cadal...J'ouvre.
(NDLR; en effet, j'attendais mon superbe nouvel objectif 18-200 destiné à faire des photos de Bart de loin (et accessoirement de couvrir Cannes, mais j'avais plus Bart en tête que Tarantino quand je l'ai commandé.)
Je la remercie poliment d'un c'est gentil sonore et d'un sale connasse muet et m'apprête à lui claquer la porte sur la tronche avant qu'elle se mette à me débiter sa vie, celle de tous les habitants de l'immeuble et la mienne, lorsque me revient en tête un truc IMPORTANT, ce qui tient du miracle.
Je ne pense jamais aux trucs importants en l'instant T, plutôt en l'instant TT comme Trop Tard. So, miracle, vous dis-je.
PERSÉPHONE
Hey dites moi madame Machin, ce serait possible que je gare mon scooter dans le parking de l'immeuble pendant les 15 jours où je serai au festival de Cannes histoire d'éviter de me le faire chourer avant même d'avoir pu voir défiler ma vie devant mes yeux en allant acheter du Pq chez Carrouf?
(NDLR, oui oui, le fameux scooter 125 dont j'attends depuis 3 ou 4 semaines la carte grise, et qui est donc toujours chez le concessionnaire...)

LA GARDIENNE
Non, c'est pas possible. On ne prend pas les deux roues.
PERSÉPHONE
30 euros.
LA GARDIENNE
Non non, ce n'est pas une question d'argent, j'ai eu des problèmes avec le propriétaire d'une moto, depuis c'est terminé.
PERSÉPHONE
40 euros.
LA GARDIENNE
N'insistez pas.
PERSÉPHONE
50, c'est mon dernier mot.
LA GARDIENNE
Ce serait de quand à quand?
10:26 Publié dans MA VIE | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
mardi, 28 avril 2009
Rien de bien passionnant
Je pourrais dire que je n'ai pas le temps en ce moment, mais ce ne serait pas tout à fait vrai. Il suffirait que, dans mon planning, je remplace les quatres heures nocturnes de contemplation du mur de mon salon par de l'écriture sur le blog et hop, on aurait un scénario de blockbuster (selon les normes ukrainiennes) par jour.
En fait non, disons plutôt que j'en ai un peu marre de taper sur un clavier en ce moment. Non, ça aussi c'est faux, je n'en aurai jamais marre de taper sur un clavier... Bon ben je sais pas, disons que j'ai pas le mojo cette semaine. J'ai besoin de refaire le plein, je ne suis pas loin de la panne, et qui veut voyager loin, ménage sa monture.
J'aime dispenser des adages et autres expressions merdiques pour combler le vide de la page blanche.
Pour de vrai, quand ces jours de speed seront passés (je doute que ce soit avant la semaine prochaine), je vous raconterai des choses formidables. Cette partouze déjà, que vous n'en pouvez plus d'attendre, puis je vous causerai d'un mélanome pas bénin (mais imaginaire aussi), puis peut être que vraiment, si nous devenons intimes, je vous parlerai de ce fameux dimanche durant lequel j'ai sucé un schtroumpf. Mais c'est assez dégueulasse, surtout quand on sait que le schtroumpf, ça déteint à la fellation, et que le détache tout, ben il détache pas tout ce con.
Que la force soit avec vous, ne parlez pas aux inconnus, faites vos lacets, ne mettez pas vos coudes sur la table, ne sentez pas le cul des gens (sauf s'ils vous le demandent), ferme la bouche quand tu manges, et tout devrait bien se passer.
08:39 | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
dimanche, 26 avril 2009
J'ai longtemps réfléchi à un titre...

Toujours dans le cadre de la Semaine du Sexe... Voici sans doute le scénario le moins élégant jamais sorti de ma tête. (La partouze blogosphèrique viendra aussi... un jour, promis, la semaine prochaine quoi).
Laissez moi vous présenter les quatre protagonistes de la conversation qui suit...
14:39 Publié dans SCÉNARIO | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
mercredi, 22 avril 2009
mais...
Arrêtez de m'engueuler en me disant que j'ai fermé les commentaires de la note précédente, c'est juste que ça ne fonctionne pas pour une raison, vous vous en doutez, que j'ignore totalement.
PS, oui ouvrir les commentaires est bien coché. pour ceux qui auraient osé me poser la question
15:04 | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
Lettres au responsable de l'attribution des pénis

Il existe un boulot pire que tout, c'est responsable galactique de l'attribution des pénis. C'est le type qui décide qui qui en a une petite, qui qui en a une speed, qui qui en a une chelou.... vous vous doutez bien que le monsieur est très demandé, et au SAV, y a de la requête tous les jours. Voici quelques exemples.
Cher responsable galactique de l'attribution des pénis,
je ne vais pas passer par quatre chemins, je voudrais un pénis. Je suis un bipède de type femelle depuis environ 29 ans mardi prochain, une femme depuis 15 11 ans, et c'est bon, j'ai fait le tour, alors sans vous commander, maintenant, ce serait bien que je teste le matos mâle, histoire de pas mourir conne (parce qu'on meurt, c'est sûr?)
Je suis fatiguée d'être de sexe féminin, toute une vie de réceptacle, avouez que ça use le système nerveux central, et je ne vous parle pas des courbatures.
Et puis y a plein de trucs chiants, tous ces machins de gonzesses, qui me saoulent, ces obligations, cette fausse pudeur qui faut adopter pour ne pas être taxé de salope, ces paroles qu'il faut prononcer pour être charmante et intellectuelle.
Et j'ai toujours rêvé de me gratter les couilles. Je m'entraîne deux fois par semaine à cet exercice, après avoir longtemps observé les mâles dans ce curieux mais très plaisant rituel.
Femme ça craint.c'est que du fake. Être femme, c'est être un bon divertissement. Belle, bien dans son corps, chiennasse mais pas salope (oui y a une différence), drôle mais pas vulgaire, intelligente mais pas trop, cultivée sauce bobo, ah oui, et faut devenir hystérique dès qu'on croise une poussette et se mettre à hurler, oh il est tropppp chou ton p"tit bonhomme. De deux choses, d'une pas de bol, c'était une fille, et de deux, elle est extrêmement laide. ça arrive les bébés moches, faut cesser l'omerta.
J'en ai marre de marcher avec des pompes certes jolies mais qui ne sont visiblement pas étudiées pour le déplacement pédestre, marre de dire que j'aime le poisson, marre de flipper parce que j'ai oublié ma pilule, marre de ne pas être considérée comme ouverte d'esprit et puis....
Je niquerai bien des poufs. Ouais... Tu vois, (on se tutoie hein), j'irai bien dans une soirée avec ma gueule, ma bite et mon portefeuille. Je me trouverai bien un groupe de pétasses juste comme il faut. Pas de la pétasse super cheap, non, de la middle pétasse, celle qui vit un peu sur le fric de papa, pas totalement abrutie mais pas futée non plus, la pétasse qui rit fort, celle qui boit des sex on the beach et qui court les ventes privées.
Ce serait facile, je la ferai rire, je la ferai boire, je lui fais croire que je suis sous le charme, blablabla et hop, je vais chez elle, je la saute, et je me casse. Et je me taperai toutes ces putes, et je les traiterai comme de la merde et je leur cracherai à la gueule!! putes!!!!
N'allez pas penser que ma requête est motivée par un quelconque ressentiment lié à une récente expérience négative avec le sexe opposé, il n'en est rien.
Bien à vous,
Roseline.
------------------------------------------
Bonjour,
je m'appelle X, j'ai 45 ans, je porte des grosses lunettes à verres fumés avec des montures en écaille, j'habite un petit village isolé où je vis dans une toute petite maison avec maman.... MMmmm maman. Maman est couchée dans sa chambre, elle se repose... chuuuttttt....
J'ai revisité Claude François, pour vous assurer de ma bonne motivation à être pourvu d'un pénis de taille grosse, chanson d'amour écrite pour Anne -Claire, une charmante jeune femme qui travaille à la boulangerie pas loin de chez moi....
Si j'en avais une grosse
J'la cognerais le jour
J'la cognerais la nuit
J'y mettrais tout mon cœur
Je bâtirais une ferme
Une grange et une barrière
Et j'y mettrais Anne Claire
Sa mère, ses copines et ses sœurs
Oh oh, ce serait le bonheur
Alors je voudais un gros pénis tout neuf pour honorer mes invités.
XoXo
X
X
----------------------------------------------------------
Bjr
Batman, 35 ans, milliardaire, et plutôt beau gosse. Parlons peu, parlons bien, parlons pénis.
J'en veux un gros, mais pas non plus totalement surdimensionné, sinon elles vont me faire le coup du tu me fais mal, on s'en sort pas, dur, mais pas trop non plus. Un truc trendy et efficace. À la limite, je vous envoie une photo du modèle que je voudrais, et hop hop, vous lancez la procédure? Est il possible d'y insérer un logo lumineux? Et l'inscription Bat bite sur le côté? Avec des lettres de feu? Et une tête de loup? Et une pleine lune au dessus d'une chute d'eau? et la tête de Johnny Halliday?
Cdlt, Bat.
-----------------------------------------------------------
(NDLR; Cette presque dernière lettre émane du monsieur du scénario d'hier je crois. Ou bien ils sont plus nombreux que ce qu'on soupçonne)
Monsieur le responsable galactique de l'attribution des pénis,
je vous devine très occupé, néanmoins ma requête ne peut souffrit une nuit d'attente supplémentaire, je me permets donc de vous contacter, en dernier recours.
Comment vous dire? Je souffre depuis ma puberté d'un problème qui me pèse, cela me suit partout, ce n'est rien de le dire, et je commence à envisager des solutions radicales pour vivre une vie d'homme, une vie normale.
Quel est mon problème? Comment le formuler de manière à être clair, il serait en effet dommage de laisser l'incompréhension gouverner notre conversation, alors disons que... j'ai une grosse bite.
Mais énorme. Depuis toujours. Pour vous résumer le soucis, elle est grosse, grande, vigoureuse, courageuse, téméraire, disponible et les femmes l'adorent. Mais à un point.... C'est bien simple, depuis que j'ai un pénis, je ne connais plus le repos. Et puis le problème est double, double, comme l'insuffisant décimètre qui me servait naguère à en surveiller la malsaine et immuable croissance.
Je suis fatigué. Ce pénis est un fardeau. Lorsque je suis avec une femme, une fois la chose testée, elle ne pense plus qu'à baiser, encore et encore. Tout le temps. Et lorsque je cesse nos ébats quelques jours, espérant rediriger notre relation vers la discussion, le partage, le romantisme, l'émotionnel, ces perfides femmes, assoiffées de sexe me harcèlent, me suppliant de leur faire tout ce que je veux d'elles, me provoquant de mille saloperies et le tout sans la moindre pudeur, croyez moi.
Qui suis je? Un pénis? Je suis muet et sans cervelle, je pénètre, je fais jouir et je disparais? Ah oui, parce qu'en plus, elles jouissent, toujours. et blabla chéri, c'était tellement bon, mais oui! je sais que c'est bon! ça suffit.
Je rêve d'expos, de balades dans la ville, de soirées DVD, vous savez que je n'ai JAMAIS vu la fin d'un film en la présence d'une d'entre elles? Jamais. Impossible, et pourtant j'usai de systèmes de fermeture de mes ceintures à chaque fois plus complexes. Mais femme est maligne lorsqu'elle veut quelque chose.
Alors pourrais je avoir une petite quéquette raisonnable? Un truc de travailleur honnête, mais pas du gros matos bling bling qui détourne l'attention. Y un homme derrière la poutre.
Si ne ne donniez suite à ma requête, sachez que j'envisage une solution radicale pour étêter mon ennemie.
L'homme-pénis.
-------------------------------------------------------------
Kikoo!
G ve une grosse teub pour niké cé putes. Lol.
g ve leur pété le bassin. MDR.
++
----------------------------------------------------------------
Il en peut plus le mec qui s'occupe des bites, mais si vous souhaitez le contacter, sachez que vous l'avez certainement déjà dans vos contacts, il ratisse large. Il renseigne souvent l'objet de ses emails par Enlarge your penis, mais le pauvre, tout le monde le prend pour un Spam.
10:52 Publié dans CORRESPONDANCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
mardi, 21 avril 2009
Ce que femme veut... Elle n'a pas toujours.

Dans le cadre de la Semaine du Sexe, (cf ici), j'ai concocté un menu 100% interdit aux moins de 18 ans pour les prochains jours (en vrai, aujourd'hui, ça va encore, mais à partir de demain, je devrais être amenée à écrire des mots tels que bite, sodomisation et rouflaquette). Alors, aujourd'hui, commençons par un petit dialogue 'soft" d'une scène de la vie ordinaire (spéciale dédicace). Le très attendu scénario de partouze bloguesque suivra, demain ou jeudi, selon l'inspiration.
09:06 Publié dans SCÉNARIO | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
lundi, 20 avril 2009
ça aussi j'aurai pu m'en passer.
Vous pensez que je suis trop feignante pour poster sur le blog aujourd'hui? Pas du tout! Vous êtes ici-même au coeur d'une expérience jamais tentée. Un truc incroyable, féérique et ouf.
Je voulais voir si les lutins de la forêt magique viendraient publier une note à ma place en mon absence de fougue rédactionnelle de ce jour.
Pour l'instant, à 18h01, le test est négatif.
PS, la "Semaine du Sexe" débute demain, ce sera très sale, et interdit aux moins de 18 ans.
18:04 Publié dans HEIN HEIN | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
dimanche, 19 avril 2009
Parce que j'ai refusé la pomme
Cette nuit, je dormais lorsqu'un loup m'a attaquée. Tant mieux cela dit, parce que le combat m'a réveillée, et j'ai ainsi pu glisser du canapé du salon jusqu'à ma chambre. Glisser... Non ce n'était pas si harmonieux, plutôt ai je rampé, comme ce serpent qui m'a rejoint alors que je rabattais la couette sur moi, parce que j'ai froid la nuit, j'ai même très froid depuis quelques temps. Le serpent n'était pas agressif, il essayait de me parler, moi je tendais l'oreille, je comprenais le sens mais pas les mots, toujours est il que je n'ai pas obéit, de toute façon, je n'avais pas faim.
Puis j'ai cru pouvoir enfin trouver le repos à l'ombre de cet arbre, bercée par le son du ruisseau, je m'étais lovée dans mon cliché, celui où le vent souffle ni trop, ni trop peu, celui où la température est parfaite et où les sons sont accordés aux couleurs. Le son de celui ci était le mauve. Tu sais quel bruit ça fait le mauve?
Mais le ruisseau a commencé à s'affoler, le débit s'est accéléré, les berges ont été rapidement recouvertes d'une eau puante, j'ai du plier bagages et me retrancher sur la montagne. J'ai abîmé mon coude en dérapant sur un rocher glissant, mais j'ai continué mon ascension, désormais ralentie par les gerbes de sang qui s'échappaient de mon corps. Le coude, puis les genoux, les doigts de pieds, la bouche, c'est devenu réellement problématique lorsque les yeux se sont embués d'hémoglobine à leur tour.
Mais j'aimais bien saigner en gravissant cette façade rocheuse, car je me sentais devenir plus légère et plus forte au rythme des saccades de sang libérant mes veines et mes artères, l'ascension était de plus en plus aisée. J'atteignais les derniers mètres, mais je n'avançais plus, à chaque fois que je franchissais cet ultime passage délicat, il se reformait devant moi, me séparant à nouveau de cet homme au visage brouillé qui m'attendait en haut de la montagne, un mystérieux paquet sous le bras.
Je me vidais encore et encore de ce liquide vivant, rouge et épais, tout ce sang roulant sur mon corps me donnait si chaud. Alors j'ai regardé l'homme, je lui ai dit un truc, je ne sais plus quoi, il m'a répondu quelque chose, je ne sais plus quoi. J'ai ri, j'ai lâché la falaise. La délicieuse chute n'a duré qu'une poignée de secondes, ou peut être une longue heure, je ne sais plus.
J'ai senti chacun de mes os se briser en percutant le sol quelques 200 mètres plus bas. Je suis tombée sur le dos, car je refusais de décrocher mon regard du sien,. Ma colonne vertébrale s'est brisée en sept endroits, mes côtes se sont plantées dans mes poumons, ma rate a explosé, mon crâne s'est largement fendu au niveau du lobe occipital, une partie de mon cerveau, visiblement inutile puisque je conservais ma conscience, avait été arrachée par l'impact et gisait dans une flaque de boue orangée. Mon sein gauche, perforé par mon sternum pendait sur mon flanc droit, comme un steak dégoulinant de l'assiette. Dans mes oreilles hurlait un sifflement terrible, le cri d'agonie de mes tympans déchirés, mon fémur était rentré dans mon ventre, un de mes yeux avait été éjecté de son orbite, ainsi voyais je mon corps démantelé sous un angle totalement inédit. Je sentais mes dents brisées s'accumuler au fond de ma gorge écrasée, j'étouffais sans jamais vraiment agoniser. Étrangement, seuls mes doigts étaient intacts, ils étaient même manucurés désormais.
Je recrachais alors ma langue, coupée nette par le choc, et décidais là de ne plus jamais mourir.
10:36 Publié dans PSYCHO DE CON COUARD | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook




