dimanche, 31 mai 2009

Bonsoir, nous allons nous coucher.

Je vais être pénible durant les 9 prochaines semaines.

Oui, je sais, commencer une note comme ça, ce n'est pas s'assurer un lectorat heureux, rayonnant de santé, à la truffe humide et au poil brillant, mais je vous propose l'honnêteté aujourd'hui. Sinon je peux vous bullshiter et vous dire que vous et moi, ce sera une longue lune de miel mais vous allez vite vous rendre compte que je vous la fais à l'envers.

J'ai repris le Champix, tu sais ce médicament semi déconseillé par la moitié du corps médical qui t'aide à arrêter de fumer. Car saine je veux être, cesser la cigarette avant mes 30 ans toujours avais dit, et 29 ans et 1 mois mon âge est. Et accessoirement, mes phrases à l'envers je dis.

Putain c'était pas noté sur la notice ça.

Bon. Alors qui dit Champix dit toute une foule d'effets secondaires, que j'ai classé en trois catégories, les funky, les pas funky et les on sait pas trop. Ayant déjà fait l'expérience il a quelques mois de cette pilule miracle, pour une fois, je parle en sachant. (ça se dit ça?)

Chez les effets funky, j'ai nommé;

- Les rêves de folie type blockbuster, 3D, hyper réels, dans lesquels - truc de dingue- tu as toute ta conscience. Donc autant te dire que je vais coucher avec tout le showbizz pendant deux mois (durée du traitement). Vont y passer; Benicio del Toro, le docteur Troy, Sean Penn etc mais aussi, des illustres inconnus, vous, toi, oui toi, là-bas, tu vas passer à la casserole. N'aie pas peur gamin. Détends toi. Voiiilà.

- Euh, c'est tout je crois en fait.... Mais les rêves à la demande, je vous promets qu'on y devient accro.

Les effets pas funky

- Le vomito subito. Le champix te dégoûte de la clope, c'est clair, au bout de 8 jours, tu vois une cigarette, t'as comme une légère envie de vomir qui se pointe mais... Le champix, c'est pas une arme de précision, ce n'est pas ciblé QUE sur le tabac. Donc, en gros, tout te dégoûte. La dernière fois, je vomissais systématiquement en sentant l'odeur des yahourts à la fraise par exemple. Tout devient vil et sale si tu veux. Alors tu manges plus, tu bois plus, tu passes juste ton temps à gérer ta nausée.

- La santé mentale. Et ben tu la perds. ça fait déprimer cette connerie, c'est d'ailleurs principalement pour cela que les médecins rechignent parfois à le prescrire. En gros, t'as un but dans ta vie, c'est ta mort, alors tu te retrouves à deux heures du matin à chialer en essayant de te couper les veines au couteau à beurre qui coupe pas, tu pleures, tu pleures, tu pleures, tu te trouves lourd tellement tu chiales, alors tu te dis, pourquoi pas en finir. J'ai promis de pas mettre fin à mes jours cette fois-ci.

Les on sait pas trop si c'est cool ou si c'est pas cool.

- La libido. Alors... normalement, sur tous les forums et autres articles témoignages d'usagers du champix, la même complainte, ma libido est morte pendant le traitement, ouin, ouin. Il se trouve que toute cette libido envolée chez les autres, c'est visiblement moi qui la récupère. Donc ne vous inquiétez pas si 90% des notes tournent autour du cul étant donné que durant ces 9 semaines, les plaisirs de la chair seront ma principale préoccupation. Monsieur a intérêt à s'accrocher. J'ai pas mis ça dans les funky parce que je vous promets qu'au bout d'un moment c'est usant (pour tout le monde)(j'ai prétapé des emails d'appel au sexe pour celui qui récupérera l'expression écrite de mes sentiments (ingérables) les plus virulents). (NB; en profiter pour envoyer suggestions de scénario à Marc D.)

Voilà, j'ai donc commencé ce matin. J'écrase ma dernière clope entre le jour 8 et le jour 14, c'est fois-ci, je suis motivée pour de vrai. J'ai relu Allen Carr, j'ai maté des photos de poumons pourris, de dents pourries, d'estomac pourris, de plein de trucs pourris. Je suis en place babe.

Mais surtout, bon courage à vous, lecteurs, pendant ces quelques semaines au delà de la folie.

samedi, 30 mai 2009

L'insoutenable puanteur de la claustrophobie

Ce matin, entendons nous déjà sur la définition du mot matin. J'appelle matin les quatre heures immédiatement consécutives à mon réveil. Il y a donc le matin de 5h, celui de 10h, mais ne négligeons pas celui de 13h et encore moins celui de 17h. Ce matin donc, je sors de chez moi, munie de lingettes antibactériennes, après avoir été alertée la veille par celui qui pose des questions pour éviter d'avoir à répondre à d'autres, que mon scooter avait été souillé par un volatile de type rat volant. Un putain de pigeon oui. D'un autre côté, j'ai garé mon bleu destrier sous ce qui est, semble t il, l'arbre à accouplement des pigeons de la porte d'Auteuil, autant vous dire qu'Horacio Caine et ses équipes auraient fort à faire s'ils venaient à effectuer des prélèvements organiques autours de ce... ce quoi? Tilleul maybe, qui point fièrement face à mon immeuble. Je me traîne donc dans mon couloir, appelle l'ascenseur qui ne vient pas. Je pourrais me laisser glisser en bas des trois étages assez simplement en emprutant l'escalier, seulement mon corps a pour mission de se mouvoir en faisant intervenir un minimum de muscles ce matin, mon cerveau a validé ce fait.

Nous attendons donc, tous les trois, ma tête, mon corps et moi, que la bête d'acier arrive. Nous attendons comme si nous n'étions pas mortels, comme si nous pourrions récupérer plus tard ces quatre longues minutes passées à fixer des portes de fer mal peintes d'un beige assez laid. La machine se décide enfin à s'arrêter face à moi, les portes s'ouvrent, il y a déjà deux personnes et un clébard là dedans. Je marmonne un bonjour, ne reçoit qu'un écho, celui du mec, les bonnes femmes ayant ici pour consigne de ne jamais saluer bipède femelle plus jeune qu'elles. Étant la seule jeune (hormis la nympho du 7ème, ma voisine de palier vietnamienne folle, et l'allemande alcoolique du 1er), je n'ai pas souvent entendu de salutations féminines à mon attention depuis les quelques quatre années que je vis ici. M'en carre, j'aime pas trop les femelles de toute façon. Moins je communique avec elles, mieux je me porte, je les trouve souvent tellement stupides.

Cette bonne femme donc, est une chose sans âge, sale, puante, le cheveu rare et mal coloré, les traits gris et fripés par trop d'années de clope, de gin et d'été à Saint Tropez, elle est accompagnée de ce clebs que Bart tient en horreur. Dois je vous rappeler que Bart a développé une aversion pour les chiens de petites tailles? Il aime les grands, surtout les femelles, labradors si possible, sable, et obèses, déjà mères, à mamelles pendantes donc. Oui, Bart est un chien mais avant tout un mâle; il apprécie les grandes blondes plantureuses un peu vulgos. Je ne lui connais que deux amis de petite taille (comme lui donc, mais si un jour vous veniez à le rencontrer, ayez la délicatesse de ne pas lui faire remarquer qu'il n'est qu'une misérable saucisse à pattes, il entâme sa 13ème année de négation), une jack russel qui lui a consciencieusement léché les parties un matin de printemps (le Bart est fort couillu) et un kern terrier avec lequel il vécu sa première expérience homosexuelle, sur le tard, exploit renouvelé deux fois les années suivantes (pour pas mourir con s'était il justifié, moi je lui avais dit, ne te justifie pas mon coeur, tous les hommes tentent ça à un moment donné, souvent autour de la cinquantaine, y a pas mort de chien tu sais doudou, faut tester pour aimer ou abandonner). Enfin Bart n'est pas là, il roucoule en Touraine avec sa femme justement, Roxanne, la fameuse labrador sable obèse qui est folle de lui et de son petit corps gras de saucisse. Le Bart est un sacré veinard

La vieille pue, son chien aussi, c'est un Westie tu sais le foutu clebs que tout le monde avait acheté à l'époque, à cause de la pub César, les gens sont cons. L'autre est un gars qui a fait une émission de télé réalité il y a quelques années, Opération séduction sur M6, un mec pas mal, enfin pas mon genre du tout, dont le but de l'existence semble désormais de cacher une calvitie naissante (enfin grandissante), et de m'offrir un défilé de lunettes de soleil quotidien. Ce mec semble triste, tu m'étonnes, v'là le fardeau, il a fait le cake avec des putes sur un bateau pendant 3 semaines, depuis il paye, ça fait cher le coup de soleil, et le coup de b***. Moi parfois, j'ai envie de lui dire, tu sais darling, les seules calvities qui gênent les femmes sont celles que vous tentez de dissimuler à grands renforts de longues mèches, assume babe. Et puis, la calvitie est l'apanage des hommes fortement hormonés, au sang chaud, c'est une information à ne pas négliger, on appelle ça un atout.

Je suis donc là, entre ma vieille qui pue, son chien qui pue, le mec qui lui, est tombé dans le flacon de Farenheit, et ces trois étages de descente sont les plus longs jamais chronométrés dans toute l'histoire de la descente d'ascenseur. Le zéro libérateur apparaît enfin en diodes rouges sur fond noir, la machine se stoppe. Et c'est tout. Les portes ne s'ouvrent pas.

J'appuie sur le bouton un peu nerveusement, rien. Le mec essaie d'ouvrir les portes à la main, rien. La vieille, elle ne fait rien, elle se contente de dégager son odeur pestilentielle du fond de l'ascenseur. Alors je suggère que nous remontions au premier pour y descendre et vaquer chacun, à l'air libre, freedom etc. Mais l'ascenseur ne semble plus réagir à aucune injonction Alors nous gueulons un coup. Deux coups. Trois coups. Puis j'entends enfin la voix du mari de la concierge, qui nous annonce que c'est normal, qu'il faut rester calme, que la société de dépannage va venir, que nous ne sommes finalement pas au rez de chaussé mais coincés entre deux étages, et qu'il faut rester calme.

IL FAUT RESTER CALME. Il l'a dit deux fois.

C'est en entendant la répétition de cette phrase que j'ai commencé à paniquer. Impossible de respirer, sensation que ma gorge enflait, picotements dans les mains, points noirs devant les yeux. Je ne suis pas tombée dans les pommes, seulement maintenue debout par la peur de me retrouver à hauteur de langue du chien en semi décomposition.

Vingt minutes plus tard, la chose s'est comme par miracle débloquée, nous avons pu sortir à l'air libre, c'est là que nous avons pleinement pris conscience de l'odeur dans laquelle nous baignions. Le mec et moi, on a bien ri, il est sympathique finalement, mais il m'aurait fallu dix minutes d'intimité supplémentaire pour lui confier que son cache calvitie ne plaidait pas en sa faveur. Quand à la vieille et son chien, ils ont disparu dehors, toujours sans un mot, empester les rues de Paris.

Je crois que je vais brûler les fringues que je portais ce matin.

jeudi, 28 mai 2009

Écrire n'importe quoi.

Poser les doigts sur le clavier et regarder ce qui apparaît à l'écran, avec un air un peu con. J'ai souvent un air un peu con. Quand je lis mes mails, quand je mets du mascara, quand je suis en retard ou en avance, quand je comprends, quand je ne comprends pas.

C'est une envie de meurtre qui sort de cette frappe automatique, celui de cette connasse, qui m'a gonflée au téléphone hier. Je t'explique. Je vais donc chercher ce foutu scooter, hier, après deux mois à attendre une carte grise, deux mois punition, étant donné que c'est ma paresse qui m'a poussée à demander au concessionnaire de se charger de cette chienlit à ma place. Je suis tout le temps déchirée entre ces deux sentiments; délègue dès que tu peux déléguer et ne laisse pas faire les choses par les autres, ce sont des putain de buses. Je n'ai pas trop gueulé sur le mec du garage pour ce retard, en fait, je m'en foutais, en fait, j'ai à moitié la trouille d'avoir un scooter, non en raison de la peur de conduire dans ce merdier parisien, enfin un peu mais cela n'est rien à côté de ma grande frayeur; celle de ne plus avoir d'excuse pour ne me rendre aux quatre coins de Paris, où m'attendent les gens que je fais patienter depuis des mois. Je cherche une nouvelle excuse, je n'en trouve pas, c'est paniquant.

Donc je suis chez ce concessionnaire à la con, à Asnières par dessus le marché, concours de circonstances dont je vous épargne les détails ici. J'ai acheté le scooter, un 125, au beau design mais d'une couleur laide qui me va bien au teint, le top case, le casque, les gants, le GPS. J'ai tout pris, je suis bonne cliente. Puis arrive le moment du paiement, une somme un peu conséquente, donc je dégaine mon chéquier réservé aux grandes occasions, établie la chose, le tend, accompagné de mon passeport, je soupire en voyant ce dernier, m'imagine loin de là, loin de tout, le confie à ce bouffon qui me dragouille lourdement depuis mon arrivée, il passe alors un appel.

Il téléphone à .. alors je ne vais pas être exacte dans les termes car mon cerveau ne retient pas ce genre de connerie, un institut de ... pff non je retrouve pas le nom, mais ces sociétés qui assurent au gars qu'il sera payé même si je ne suis pas solvable. Des encaisseurs de risques, appelez ça comme vous voulez, une assurance paiement, bref. Il donne mon numéro de chéquier, mon numéro de passeport, mon numéro de permis, je lui propose un frottis vaginal pour compléter le tout ainsi qu'un test HIV et un bilan hépatique, il ne répond pas, ce mec n'a pas d'humour. Il est laid, incompétent, pauvre, et n'a pas d'humour. Il ne doit pas baiser souvent. Cercle vicieux. Puis il se crispe, arbore ce rictus qui le transporte au delà du simple moche vers les brumes de l'écoeurant et me tend le téléphone. Ils refusent votre paiement m'annonce t il comme si j'allais le frapper. Il est laid, bête, pauvre, incompétent et n'a pas de sens de l'humour, mais toujours a t il un instinct de survie. Effectivement, j'allais le frapper.

C'est là que j'ai eu la conne en ligne. Au début je suis stoïque, je garde mes forces, elle m'explique un truc incompréhensible. Je me sais bornée et bête dès que les choses touchent à l'administratif, la paperasse, la comptabilité, mais là... elle n'est même pas intelligible. Elle recommence, motivée à trouver meilleure explication par mon soupir agacé. La conne me dit qu'elle a un barème et que mon profil ne convient pas. Quels sont donc les critères de ce barème lui demande-je, encore calme, presque. Et bien nous voyons la fréquence de vos émissions de chèques. Je lui réponds, mais j'en fais rarement étant donné que c'est le chéquier à relativement gros chèques et que mon train de vie est plutôt raisonnable... Mais je suis solvable. Connasse. Elle me rétorque qu'elle ne doute pas de ma solvabilité mais ne peut couvrir le concessionnaire en cas de chèque en bois (insulte), donc que sans aucune donnée bancaire me concernant, juste sur un tas de critère vraiment très cons, elle refuse. Je la traite alors de conne. Non attendez, je n'ai pas dit conne, j'ai dit stupide. Puis, elle a commencé à me parler d'un air condescendant coincé, voilà, la goutte d'eau, c'est là que j'ai prononcé  le mot conne. Elle m'a donc annoncé gaiement que je pouvais payer en CB ou en liquide. J'ai marmonné que comme les putes avaient mal bossé la veille, je pouvais pas cracher autant en liquide de suite, et que concernant ma CB, sa couleur ne me permettait pas de tenter la chose sans la faire littéralement se consumer. Elle m'a répondu, ah oui... et bien oui. Là, je m'en rappelle bien, j'ai dit, sale connasse, j'ai les tunes sur mon compte, le scooter est là, j'ai besoin de le payer, comment je fais? En fait, je n'ai pas attendu son aberration suivante, j'ai raccroché. Et en fait, le laid a accepté mon chèque, en me disant que j'avais de très beaux yeux. J'ai failli lui gerber dessus à l'idée de son corps nu baisant le mien. Heureusement, j'avais l'estomac vide.

J'ai fini de signer des bidules, de récupérer des machins, enfin enfourché le scooter garé devant chez les blaireaux, mis le contact, dis, tiens ça sent l'essence. Durite pétée.

mercredi, 27 mai 2009

Quand Perséphone baisse dans ton estime

Pour peu que j'y sois déjà monté un jour, mais c'est un autre débat, on n'a pas le temps.

Quand j'avais genre 15 ou 16 ans, je sais plus trop, enfin quand on dansait en boite de nuit sur Alarma en chantant Please fuck me, j'avais un amoureux. C'était beau, c'était pur, c'était bath. Jusqu'à ce que la BAC vienne le choper par une belle après midi de printemps alors qu'on sirotait une menthe à l'eau dans un bar karaoké, que les gars lui plaquent la face sur le mur, qu'ils le lourdent dans le panier à salade et qu'ils le foutent en prison parce que soit disant il avait chourré des trucs, avec un flingue et que ça se fait pas. Pas très cool les mecs. C'était romantique, il a crié je t'aime en se faisant jeter au fond de la fourgonnette, moi j'ai pas répondu, juste parce que je l'aimais pas, mais qu'il avait un gun et que c'était super cool. Et puis parce qu'il il avait le profil idéal pour filer un ulcère à mes géniteurs. Moi à 16 piges, j'étais femme de taulard, autant dire que mes parents étaient en kif complet. Faîtes des gosses, collez les en établissement catholique privé et laissez l'adolescence agir. Bref, on était jeunes, on était fous, et surtout, on était teubés.

Donc, on avait notre chanson.

Honte.

Mais... Le ridicule ne tue pas, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, pierre qui roule, roule, qui vole un oeuf, vole un oeuf.

Tout le monde se fout allégrement de ma gueule depuis hier avec cette chanson, j'm'en cogne, j'ai l'amour propre fluctuant, là il est aux abonnés absents, alors je vous laisse seuls juges.

Vas-y écoute, puis enlève moi de ton agrégateur, ou va vomir, mais fais pas les deux en même temps sinon tu vas gerber sur ton clavier.

Et ça c'est vraiment sale.


podcast

OU (c'est pareil hein, c'est juste que... non c'est trop long à expliquer)
http://www.deezer.com/track/582048

Non mais critique pas comme ça, c'est trop beau, c'est juste que tu te rends pas compte à quel point c'est puissant.

Qui a dit kitsch?

Très bien, tout le monde se moque (enfin, le 2 qui sont restés)? Alors analyse sémantique du refrain...
Sortez vos cahiers, vos trousses, mettez vos sacs au fond de la salle (et on m'a déjà fait le coup de la règle en fer avec les anti-sèches écrites au critérium dessus alors me prends pas pour un lapin de 6 semaines pas s'il te plaît).

Mais je ne vous parlerai pas d'elle, je ne vous parlerai pas d'elle
(Parce que c'est sa maîtresse, et que ça ferait désordre d'en causer en découpant le poulet le dimanche chez la belle famille. Y a redondance pour les gens un peu durs de la feuille ou lents du lobe pariétal)

Elle est à côté de moi quand je me réveille
(Déjà, elle dort pas par terre en chien de fusil, dans un coin de la cuisine. Honneur, dignité, élégance)

Elle a sûrement un contrat avec mon sommeil
(Ou juste elle est comme tout le monde mec, elle attend que ce putain de réveil sonne, elle fait pas de la prose débile à 6 du mat' en fixant sa moitié)

Je ne vous parlerai pas d'elle
(N'empêche que tu fais du buzz sur le dos de ta meuf)

Elle est mon sol elle est mon ciel
(Larme. Mièvrerie. Larme bis.)

Elle est là même où mes pas ne me guident pas
(Genre dans la cuisine)

Et quand je suis pas là, elle met mes pyjamas
(Ouais, il est pas là, il est chez lui avec sa femme, mais note qu'à aucun moment, il ne lui demande de REPASSER le pyj. +1 pour toi JJ)

Elle est plus que ma vie, elle est bien mieux que moi.
(Clairvoyance totale. Love.)

Elle est ce qui me reste quand je fais plus le poids
(Pour porter les packs d'eau chez Leader Price, for example)

Je m'arrête là parce que je voudrais pas non plus couler mon blog.

Voilà... Bon. Sinon, ben vous allez me haïr, parce qu'elle reste dans la tête cette chanson. Personnellement, ça fait 13 ans que je la sifflote.

mardi, 26 mai 2009

Faire la fête à ses voisins

J'suis toujours jetlaguée, alors en attendant que je retrouve mon rythme de croisière, voici une petite liste de choses à envisager pour appréhender au mieux la fête des voisins, ce soir.

Si vous restez cloîtré chez vous, sur une chaise bancale, derrière votre porte d'entrée, avec le fusil à canon scié sur les genoux, voici quelques astuces pour empêcher la vieille du 4ème de venir vous gonfler en vous proposant de rejoindre tout le monde en bas pour un happening de merde avec des gens que tu méprises, ignores au mieux.

- Branchez la poignée de la porte d'entrée sur secteur. Un léger 220V devrait suffire à calmer le gentil couple de neuneus tendance consanguins du 3ème trop content de faire la connaissance des gens qui partagent le même conduit d'évacuation des eaux usées qu'eux.

- Allez faire un tour dans une cave du 93, récupérez un unfriendly toutou (alors là, comment? je sais pas, je vous suggère de vous démerder comme vous pouvez), mettez le dans votre entrée, et ne fermez pas le verrou (j'ai fait ça un jour chez mes parents à la campagne avec des témoins de Jéhovah et mon berger allemand. Qu'est ce qu'on a rit (enfin surtout le chien et moi), putain ça court vite un gars en costard).

- Poussez des cris de bête dès que votre sonnette retentit, normalement ça devrait les motiver à vous foutre la paix, et vous filer une réputation de taré du quartier. Taré = peur = tranquilité et arrêt de toute tentative de communication avec vous. Luxe non négligeable.

Si vous êtes un fou dans votre tête et que vous décidez de vous rendre à la teuf des voisins;

- Pointez vous à la dite soirée (dans mon cas, c'est sur la place du marché à côté de chez ouam), munissez vous d'un mégaphone, et balancez des infos sur tout le monde. Genre qui qui gueule comme si on lui arrachait une dent quand il baise, qui qui se prend la tête avec son conjoint 8 jours par semaine (mes voisins transcendent l'espace temps), qui qui reçoit des mecs en journée alors que monsieur est au travail, qui qui a bouché le vide ordure en 2003, etc. Foutez la merde. Si la vie de vos voisins est trop chiante, inventez.

- Balancez du laxatif dans le punch. Classique mais efficace.

- Faites le tour du quartier et conviez tous les clodos à la fête.

- Petite astuce bien adaptée à mon arrondissement (16ème sud), sacrifiez un bichon maltais ou autre yorkshire. À la limite, vous pouvez réutiliser le chien du 93 à cet effet, pour un show haut en couleurs, sinon, empallez le avec un parapluie Hermès, visuellement, c'est pas mal non plus.

- Buvez comme un trou, roulez des pelles à tout le monde, faîtes croire aux rombières que vous vous êtes tapé leur époux chéri.

- Donnez une teinte politique à la soirée en balançant du discours anti capitaliste entre les merguez et le boudin blanc.

- Puis balancez un mélange d'extasy et de ghb dans les verres pour faire tourner tout ça à la partouze. Puis, filmez.

Allez, bonne fête des voisins.

lundi, 25 mai 2009

Cyclothymique forever

Je vous gonfle depuis plusieurs jours à coups de je veux rentrer chez moi, ouin, rendez moi mon plumard, no pasaran, casos de Cannos. Il est 3 heures et demi du matin. Après un très court et très agréable trajet de seulement 13 heures (dont 3 pour faire 8 kilomètres)(et un arrêt sur une aire d'autoroute excessivement étrange, on en reparlera maybe)(et 2 heures par 36°C dans une bagnole sans air conditionné, pour pas polluer qu'il disait l'autre)(!!!??), bref... je suis at home.

Putain c'est d'un glauque.

Normalement, c'était pas censé se passer comme ça.

Normalement j'arrivais en sautillant sur les coups de minuit, je virevoltais sous la douche, fumais langoureusement une dernière cigarette sur mon balcon, un regard attendri posé sur mon quartier, puis glissais vers ma chambre rejoindre Morphée, me laissais tomber sur mon lit, riais toute seule comme une teubé en retrouvant mon dodo et sombrais dans un profond et doux sommeil emplis de rêves merveilleux jusqu'aux lendemain matin, où j'aurai émergé, le sourire aux lèvres, prête à manger le monde.

Dans la vraie vie, cette catin, je me suis semi arrachée une épaule en sortant ma valise géante de l'ascenseur, je suis restée 10 minutes dans mon couloir à chercher la clef de l'appartement (après avoir survécu à un gros blocage mémoriel au moment de taper le digicode), j'ai lourdé mon barda dans l'entrée parsemée de factures, lettres des impôts, de l'urssaf etc, J'ai ensuite constaté que j'avais du oublier de sortir la poubelle avant de partir à Cannes étant donné l'odeur de type pestilentielle hantant ma cuisine, puis j'ai eu envie de chialer, puis de mourir, puis je suis allée sous la douche, sauf qu'un bout du bidule s'est détaché du bitonio et que je me suis explosé mon pied encore valide, ensuite je me suis dit, quitte à avoir envie de mourir, autant dormir, je me suis donc rendue dans la chambre, ai découvert que le lit n'était pas fait...

Intermède nécessaire.

Tu connais un truc plus chiant que mettre une couette dans une housse de couette?

Non te casse pas, y a rien de plus chiant.

Fin de l'intermède nécessaire.


Ensuite je me suis collée en position foetale dans ce lit soudainement inhospitalier. J'ai eu trop chaud, puis trop froid, puis j'ai eu envie de pleurer à nouveau, puis j'ai trouvé l'appartement trop vide de gens, trop silencieux, alors j'ai essayé de me couper la veine à la pince à épiler (pas facile), puis j'ai rallumé la lumière, et voilà que je tape sur mon ordi.

Je crois qu'il va être nécessaire que je déménage.

Non mais ça ira mieux demain, ça doit être la fatigue...

Ou bien faut VRAIMENT que je change d'appart.

J'aviserai demain soir.

Vais quand même faire un tour sur pap.fr...

Non... ça ira mieux demain.

(Quelque part, je vous avais prévenu pour la dépression post festival)

samedi, 23 mai 2009

Fake or not?

J'ai un nouveau problème du à mon jetlag permanent, je n'arrive plus à distinguer la réalité du rêve. Bon, on capte que dalle, alors je vous raconte, et puis on voit après pour les modalités de l'internement ok? Si je pouvais avoir une camisole rose, ça me ferait plaisir, c'est pour un hommage.

C'est un souci de type cocasse, alors chialez pas tout de suite parce que y a pas mort d'homme (enfin, je crois pas)(même si je peux pas jurer à 100% mais on en reparlera ultérieurement si je lis un truc dans les faits divers qui me provoque un flash).

Alors, voilà, depuis que je suis en immersion chez les proprios de bichons maltais balnéaires, noyée dans un tas de gonzesses saucissonnées dans leurs robes de soirées et de gars qui pensent que leur film de 2h50 sur leur vie de merde va changer la face du monde, je suis un peu perdue moi-même, dans le grand désert de ma tête. C'est quand le jour? (indice, c'est quand il ne fait pas nuit), c'est quand la nuit? (c'est quand tu passes du rosé à la vodka, ça j'ai compris). qu'est ce que je glande ici? (ça, tout le monde se pose la question, mon rédac chef en premier) Quand est ce qu'on rentre à la maison? (ben ça... tain je commence à désespérer, j'suis à deux doigts de prendre rdv à l'ANPE du coin et de me chercher un appart) Qui suis-je? (Perséphone, pour te servir, sauf quand je pionce) Où vais je? (trop facile, je vous l'épargne) Où est le monsieur qui s'occupe de mon bien être? (en tout cas, pas ici, ça... j'en suis certaine) Qu'est ce qu'on bouffe? (du Mac Do, c'est la fin, on n'a plus aucun standing), et donc, qu'est ce qui est vrai, et qu'est ce qui ne l'est pas?

Le matin, je me réveille, fraîche, belle, douce, maquillée, coiffée, en substance bonnasse et top désirable, et je me passe la journée de la veille dans ma tête, histoire de compter le nombre de conneries que j'ai pu déblatérer et surtout entendre. Vous êtes ma manne, je suis ma manne, et je trouve aucun jeu de mot avec ma manne alors que je suis certaine qu'il y en a plein de super, mais je suis finie. FINIE.

Et là... parfois... Ben je sais plus. Cette conversation avec untel, je l'ai rêvée ou nous l'avons vraiment eu? Cette relation sexuelle sauvage sur les marches du Palais des Festivals, je l'ai rêvée, ou je l'ai eue? (non mais c'est pour m'éviter des frais de test de parternité, ou pour qu'on partage la trithérapie)

Tu vois bien le bordel? Et je vais pas passer trois heures tous les matins à rappeler tout le monde pour checker les échanges de la veille. Et puis on me prendrait pour une folle, alors que je suis grave saine d'esprit. Comparée à plein de gens. Ben si. Regarde le gars qui a décapité une infirmière à l'HP parce qu'il pensait que c'était un mutant. Ben ce gars, il est pire que moi. ça fait 1. Avant dernier, c'est symbolique, mais pas que.

Et ça m'intéresserait de savoir avec qui j'ai eu cette conversation sur les cartes bleues et la crise? À qui ai je développé pendant une heure ma passionnante théorie sur la baisse du pouvoir d'achat et que maintenant avec une Gold, tu peux lever une poule correcte alors qu'il y a 6 mois de ça, sans la black card, même pas elle lorgnait ton slip? Je voudrais juste vérifier que cette personne a survécu à mon flot de paroles, parce que là pour le coup, c'est l'amnésie totale. Ou bien, c'était un crétin de rêve... Je sais pas.

Bref, alors vous allez tous être gentils de préciser dans les commentaires ce qu'on s'est raconté ou ce qu'on a fait ensemble ces derniers jours.

En vous remerciant.

vendredi, 22 mai 2009

Jérémiades

Comment dire?... Mon cerveau est aussi vide que celui d'un poisson rouge, j'entame donc mon 13ème tour de bocal aujourd'hui, encore deux, j'en peux plus moi. Je rêve d'eau, de soirées télé, de silence, de temps pourri et de trucs vachement plus dégueulasses que je ne peux pas expliciter ici pour peu que vous soyez en train de manger.

J'ai atteint la fameuse phase baptisée par Freud "rentrer maison bordel de merde". Et quand on est ici et qu'on commence à se mettre dans le crâne l'idée qu'on est fed up, ben je vous promets qu'il faut décarrer dans les 72 heures, sinon c'est un coup à buter du festivalier sur un malentendu. Oups pardon, j't'ai poussé du haut du pont. Sorry man, mais j'suis tendue, ça fait deux semaines que je rate Derrick, j'suis à bout de nerfs.

D'un coup je comprends mieux ce crétin d'ET et son obsession relou à vouloir absolument rentrer maison quitte à briser les couilles à tout le monde avec ça pendant 1h45. Je suis ET, sauf que jamais tu me fais grimper sur un vélo.

Et puis j'en peux plus des autochtones. Mazette, le cannois... Le cannois qui reluque avec hargne tout ce qui porte un badge, le cannois qui klaxonne au volant de sa bagnole du matin au soir, la cannoise cagole qui t'a offert un défilé de toute ses tenues les plus cheaps pendant quinze jours, le cannois beauf qui t'a proposé de te faire découvrir l'amour (si, si, hier, il m'a promis le 7ème ciel, moi j'ai répondu, t'aurais pas un billet en première pour Paris plutôt?)

Enfin ça va hein, je vais pas me plaindre, j'ai le soleil, les potes, les films (on notera que les films n'arrivent qu'en 3ème position, cherche pas, c'est normal), les plages, les terrasses, les soirées et tout le tintouin, mais enfin stop.

Et puis capillairement parlant, faut absolument que j'organise une table ronde chez mon coiffeur, pour qu'on décide ce qu'on fait. Non mais si, c'est le bordel là.

Et puis j'ai bientôt plus de culottes, alors ben faut que je rentre chez moi.

Et aussi... Je pense que le rosé et moi, avons vécu une belle idylle, mais que d'un commun accord, nous allons mettre fin à notre relation. Je vais retourner sous les cieux plus hospitaliers du champagne et du bloody mary. C'est mon foie qui va être content.

ça va être chouette de rentrer, mais ça va aussi être super déprimant, je vous parlerai de l'effet post festival, quand vous avez vécu en speed et en communauté pendant deux semaines et que soudainement,  vous vous retrouvez seul chez vous, comme un con, épuisé, et que vous vous mettez à chialer comme une chose pathétique pour une raison que vous ignorez.

Diantre, ça va être sympa dis donc! Can't wait!

mercredi, 20 mai 2009

Bobo tête alors m'engueule pas s'il te plaît.

Comment ça j'ai rien écrit depuis avant hier? Mais n'importe quoi toi! Fais refresh, F5 ou je sais pas quoi. Allez, fais le!

Ah, y a toujours rien?

Mais fais pas celui qui comprend pas, rafraîchis ta page je te dis!

Ben je capte pas.

T'as refreshé? Mais non, mais t'énerves pas comme ça, je te prends pas pour un con, c'est juste que je mets en doute tes capacités à appuyer sur le bon bouton, c'est pas pareil.

Bon. Retente un coup.

Rien? Tain mais madre de dios...

Vraiment non je ne m'explique pas cela...

Je ne sais pas, ça doit venir de ton ordi... équipe toi mieux, j'sais pas quoi te dire d'autre mon lapin.

Sinon j'ai un léger mal de crâne aujourd'hui, alors je ne tape pas trop parce que sinon ça résonne dans ma tête, ce qui est extrêmement douloureux, et je n'aime pas trop souffrir, va savoir pourquoi...

Alors je propose... Rien... Voilà, c'est un concept, aujourd'hui, je propose que dalle.

Quel est donc le principe?

Et bien, il s'agit tout simplement de ne rien faire pendant très exactement 7 minutes, ce qui aurait été le temps nécessaire à me le lire si j'avais écrit une vraie note.

Allez... TOP!

lundi, 18 mai 2009

Sale humeur latente, je m'évite moi-même.

Humeur bof bof aujourd'hui, toujours à Cannes sous le soleil mais je suis coincée à l'appartement pour torcher achever quelques articles à rendre avant demain matin. Donc j'ai l'impression d'être punie, donc je suis ronchon, mais léger hein. Léger...

C'est marrant... Être ici, c'est comme être déraciné, on n'a plus de repères et on en arrive à s'injecter de la branlette intellectuelle à haute dose en intraveineuse avec une aiguille rouillée trop grosse qui fait gicler du sang sur nos belles fringues de putain. On pense prendre du recul mais on se leurre, les données sont faussées, cependant, on prend vaguement conscience de choses dans la cohue cannoise.

On en prend plein les yeux et les oreilles, puis le soir, on se couche, le silence se fait, on se retrouve, on lit les emails, pas ceux des attachés de presse ou autre client qui pète les plombs parce que tu fais l'autruche depuis trop longtemps, mais ceux des potes ou des hommes, et puis on pense. C'est un peu con de penser parce que déjà quand t'as que 4 heures de sommeil par nuit, si t'en crames deux à te demander si t'as de l'avenir avec Brian et si t'aurais pas mieux fait de dire ceci à untel, ben t'es pas loin de la nuit blanche. La nuit blanche, c'était easy à 18 ans, à 29 les gars, c'est juste inenvisageable pour peu que j'ai besoin de communiquer de manière vaguement décente avec d'autres humains le lendemain. J'aime bien communiquer ici, plus qu'à Paris, je ne me l'explique pas, c'est un peu comme on est à l'étranger, il n'y a pas d'enjeu ou de pression, il n'y a pas de long terme, alors on s'en fout, et c'est mieux. Pas satisfaisant, mais moins paniquant.

Et puis tu vois plein de films, sur les gens, sur le couple, sur la vie, alors tu te poses aussi des questions à l'issue des projections. Au début, ta réflexion est universelle, et puis comme t'es égocentrique, ben tu ramènes à toi. C'est con hein? Et puis t'es entouré de plein de gens, de plein de sons de cloches et puis résonnent celles de Paris dans ton crâne embrumé, et puis tu ne sais plus, et puis tu te dis que tu te poses trop de questions, alors tu t'en poses encore plus pour voir jusqu'où peut tenir ton cerveau. Qu'acceptera t il ce con de neurone aujourd'hui avant de nervous breakdowner ou de t'ordonner de t'envoyer trois verres de vin? Les échanges avec les autres nous trompent. Tromper, putain, on y arrive, on y revient. Non éloignons nous, c'est pas le propos, y a pas de propos. J'suis fatiguée sans raison valable, j'ai une plume merdique depuis plusieurs semaines et ça commence à me stresser sévère, le cinéma me vend des choses qui refusent d'exister et tout ça me gonfle.

Qui a dit ta gueule? Ah je te saoule? Tu veux loler au rythme de conneries, mais soit, je suis ta pute, je fais ce que tu me demandes bichon, et avec le sourire. Ah bah non, je touche pas de fric, alors je suis pas ton tapin, je suis ta salope, allez tiens;

Alors, de quoi on pourrait rire? De la mort? Comment ça c'est pas drôle? Ben si, si tu claques en dérapant sur une peau de banane, c'est convenu mais c'est rigolo. De la crise? Si tu perds ton entreprise et ton logement et que tu te trouves obligé de loger ta famille dans une tente queshua, ben c'est drôle parce qu'une tente queshua, c'est du comique de situation. Ah non, j'ai mieux!

Qu'est ce qui est vert, et qui va sous l'eau?!

Hein?!

Un choux marin!

Oh putain diantre, nous sommes tellement morts de rire que nous allons en rester là pour aujourd'hui sinon on va se creuser des sillons autour des yeux que même le Kiou taine pleusse, il pourra plus rien pour nous.

PS (ou menace, appelle ça comme tu veux), le premier qui me demande si j'ai mes règles, je le retrouve et je lui fais mâcher ses globes oculaires en écoutant du Céline Dion.

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