lundi, 29 juin 2009
Chéri... J'ai du retard...
On va dire que c'est une nouvelle rubrique étant donné qu'il y a redondance. Le principe est simple, je passe un appel sur twitter en mode donnez moi des idées parce que mon cerveau est liquide, les gens répondent des conneries, et moi, je dois intégrer tout ce bazar si saugrenu soit il dans un dialogue.
L'explication en images.


EXTÉRIEUR - GARDEN PARTY - DÉBUT D'APRÈS MIDI
Perséphone boit tranquillement son 8ème verre de rosé, lorsque la Vanessaneseplaintpasmaisconstate, qui constate se pointe en se plaignant.
PERSÉPHONE
Qu'est ce qui se passe? Tu constates à mort là on dirait....
VANESSA
Non je me plains!
PERSÉPHONE
T'es compliquée comme meuf.... Bon... Qué pasa? Tu me racontes, et pendant ce temps là je me ressers et je t'écoute pas...
VANESSA
Ben, j'ai super mal à la cuisse.
PERSÉPHONE
Je fais bien de pas écouter, c'est trop pas passionnant. Tu veux une anecdote super naze?
VANESSA
Tu sais comment je me suis fait ça? ou plutôt QUI m'a fait ça?!
PERSÉPHONE
Pourquoi est ce que Marc Toesca disait toujours "bonjour les p'tits clous"?
VANESSA
C'est un putain de lapin.
PERSÉPHONE
Pardon?
VANESSA
Ouais, un lapin blanc....
PERSÉPHONE
Mais... quid du contexte? attends je me ressers....
VANESSA
Ben euh.... Rien je.... Ne.... enfin merde, il m'a cognée! Coup de patte arrière dans la cuisse et bam!
PERSÉPHONE
Mais comment s'y est il pris pour te foutre un coup de patte arrière à l'intérieur de la cuisse?
VANESSA
Je... Mais j'en sais rien moi! Tu m'énerves avec tes questions!!
PERSÉPHONE
Tiens v'là un lapin blanc, c'est lui?
VANESSA
Non, c'est un autre.
PERSÉPHONE
C'est dingue le nombre de lapins blancs qu'on croise en soirées ces derniers temps.
VANESSA
Ouais... Ah! C'est lui! C'lui qui a des lunettes!
PERSÉPHONE
Le cheum?
VANESSA
Oh ça va il est pas si moche.
PERSÉPHONE
Ah ben crois mois que si même bourrée je le trouve laid, c'est qu'il doit être TRÈS laid.
VANESSA
Putain il vient vers nous!
PERSÉPHONE
Euh moi je te défends pas, mais je regarde. Perséphone qui ne défend pas qui regarde.
LAPIN BLANC (arrive en vociférant vers elles)
Espèce de salope!
PERSÉPHONE
Alors on se connaît déjà?
LAPIN BLANC
Pas vous! Elle! La connasse qui.... constate.....
PERSÉPHONE
Vous êtes en retard?
LAPIN BLANC
Quoi?
PERSÉPHONE
En retard en retard, j'ai rendez vous quelque part, je n'ai pas le temps de dire au revoir je suis en retard en retard!
LAPIN BLANC
Vous êtes lourds vous les humains.
PERSÉPHONE
Oh ça va on rigole... J'ai même pas fini mon anecdote sur Marc Toesca... Espèce de col de manteau va!
LAPIN BLANC
Je n'ai que mépris pour vous.
PERSÉPHONE
Vous êtes exécrable... de lapin!
LAPIN BLANC
Conne.
PERSÉPHONE
Mégalol, attendez j'me ressers. Exécrable de lapin. putain qu'c'est bon....
LAPIN BLANC
Bon, moi en attendant je porte plainte contre la folle....
PERSÉPHONE
Vous voulez dire que vous portez constat contre la folle...
LAPIN BLANC
Mais cessez, vous êtes lourde là!
PERSÉPHONE
Bourrée. Un peu. Pas assez visiblement. Bon, c'est quoi le problème? Elle, elle a mal à la cuisse, toi tu dis que c'est une salope... Je comprends rien à ce qui se passe mes chéris. Lapin, t'as cogné Vanessa, c'est mal.
VANESSA
Encore moins de conviction s'il te plaît....
PERSÉPHONE
Oh ça va hein, on va pas appeler la SPA pour une courbature à la cuisse!
VANESSA
Le Samu, c'est lui la SPA!
LAPIN BLANC
Pute.
PERSÉPHONE
Bon... Lapin, dit moi ce qui c'est passé?
LAPIN BLANC
Non je peux pas... C'est imbloguable....
PERSÉPHONE
Mais tu sais pas qui je suis moi, je blogue l'imbloguable. Dis le moi à l'oreille.
Le lapin se penche sur Perséphone, lui parle à l'oreille, elle se décompose.
PERSÉPHONE
Ok. C'est pas bloguable.
LAPIN BLANC
Ah bah ça je vous avais prévenu!
PERSÉPHONE
C'est dégueu sérieux...
VANESSA
Il a dit quoi ce gros con? Parce que moi j'ai ma propre version! La vérité!
PERSÉPHONE
Ben tu vas me la donner, mais avant je me ressers.... Allez.... cause dans l'oreille de bibi.
Vanessa chuchote un truc, Perséphone verdit, fini son verre cul sec.
PERSÉPHONE
Bande de déviants.... Non, je blogue pas ça moi...
VANESSA
Ouais ben ça va... on était bourré.... Connerie d'open bar aussi...
L'inspecteur Derrick arrive.
PERSÉPHONE
Ah il est 14h45?
VANESSA
Non pourquoi?
PERSÉPHONE
Laisse tomber, t'es trop jeune. Salut Inspecteur, on a un cas pour vous.
Elle lui résume rapidement la situation.
INSPECTEUR DERRICK
Je ne comprends pas quand vous dîtes qu'il y a des choses qui ne sont pas bloguable...
Un vieux téléphone fixe (avec le cadran qu'il faut tourner) apparait sur la table, il se met à sonner. Perséphone s'apprête à décrocher, Derrick la retient.
INSPECTEUR DERRICK
Non ne faites surtout pas ça!
LAPIN BLANC
Ben on fait quoi?
INSPECTEUR DERRICK
On laisse sonner.
VANESSA
Combien de temps?
INSPECTEUR DERRICK
4 bonnes minutes, le temps pour mon équipe de faire un beau plan fixe.
VANESSA
Coupez lui la tête...
LAPIN BLANC
Non mais Inspecteur, on est pressé là...
PERSÉPHONE
Ah tu vois que t'es en retard en retard!
LAPIN BLANC
Coupez lui la tête à elle aussi...
Quatre interminables minutes plus tard, le téléphone cesse de sonner, l'action reprend.
INSPECTEUR DERRICK (au lapin)
J'aime beaucoup votre redingote.
LAPIN BLANC
Merci, moi j'aime beaucoup votre... euh....
INSPECTEUR DERRICK
Vous n'êtes pas en retard?
LAPIN BLANC
Lourd.
INSPECTEUR DERRICK
Bon... was passiert denn ??
PERSÉPHONE
Oula remettez l'inspecteur en VF de suite, ça me rappelle le lycée!
INSPECTEUR DERRICK
Que se passe t il?
PERSÉPHONE
C'est le lapin, il veut porter plainte contre Vanessa.
INSPECTEUR DERRICK
Mais pourquoi donc?
PERSÉPHONE
A cause du truc imbloguable.
INSPECTEUR DERRICK
Ok... C'est tout?
PERSÉPHONE
Et Vanessa, elle veut porter plainte contre le lapin.
INSPECTEUR DERRICK
Mais pourquoi donc?
PERSÉPHONE
A cause du truc imbloguable presque pareil mais pas tout à fait.
INSPECTEUR DERRICK
Dites moi à l'oreille....
PERSÉPHONE
Ce qui induit que je me rapproche de votre oreille pleine de poils.....
INSPECTEUR DERRICK
Oui.
Perséphone chuchote à son oreille, Derrick se gratte la tête, se redresse, et se fige.
VANESSA
Il fait quoi là?
INSPECTEUR DERRICK
Un plan fixe de réflexion.
LAPIN BLANC
Je dis rien mais j'en pense pas moins....
PERSÉPHONE
Pareil.
LAPIN BLANC
Ouais ça nous fait des vacances quand tu fermes ta gueule.
PERSÉPHONE
Ferme ton clapet civet sinon on te colle dans un clapier! Hihi Laaaaapin!
LAPIN BLANC
Pouffiasse.
PERSÉPHONE
Connard
INSPECTEUR DERRICK
Ayé! Bon, clairement, c'est pas bloguable....
PERSÉPHONE
Bon, alors on fait quoi?!
VANESSA
Ouais. On fait quoi?
LAPIN BLANC
Ben moi je m'excuse pas parce qu'à ce niveau là, c'était de l'autodéfense.
VANESSA
Ah mais pardon monsieur, c'est juste que je ne pensais pas que vous aviez DÉJÀ fini.
PERSÉPHONE
Lapin quoi....
LAPIN BLANC
Ouais... Mais j'ai plein d'autres qualités...
INSPECTEUR DERRICK
On pourrait envisager une reconstitution... Avec des plans fixes. Qu'on ait bien le temps de comprendre...
PERSÉPHONE
ça va nous prendre la semaine, et puis non, je veux pas voir ça, l'imaginer déjà.. ça me... pouah non. No way.
VANESSA
Bon et puis c'est pas tout....
PERSÉPHONE
Non... On cesse les conneries. On se tait, on rentre chez nous, on oublie tout ça.
LAPIN BLANC
Quoi encore?
VANESSA
Je prends pas la pilule, je suis en pleine ovulation, je pense que... je vais être maman dans quelques mois....
LAPIN BLANC
Pardon?
VANESSA
Tu vas être père.
PERSÉPHONE
Marteau Esca! Ahahahahah.
LAPIN BLANC
Euh.... je vous laisse je.... En retard en retard! J'ai rendez vous quelque part, je n'ai pas le temps de dire au revoir je suis en retard en retard!
13:52 Publié dans SCÉNARIO | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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samedi, 27 juin 2009
Les soldes? Mais pouah.
Je sais, vous flippez, vous vous dites, Perséphone va nous parler boutiques et soldes, c'est une sorte de début de la fin, elle a deux fils qui se sont touchés, ça pue l'apocalypse tout ça. Vous n'avez pas tout à fait tort tout du moins en ce qui concerne ma connectique interne. Mais cette semaine, ouverture des soldes d'été oblige, on m'a multi saoulée à base de viens Persé on va faire les soldes entre filles ce week-end, et ça va être SUPER TROP GÉNIAL DE TYPE FANTASMAGORIQUE... alors comme mes camarades de jeu lisent ce blog, je vais leur expliquer ici pourquoi il va falloir cesser de m'emmerder avec ça, m'oublier, lâcher mes baskets, si usées soient elles et me recontacter quand raison retrouvée ils auront (et qu'ils viendront pleurer auprès de bibi qu'ils n'ont plus de quoi partir en vacances, se payer de coke & de champagne et nourrir le bébé). Voici les raisons de mon abstinence;
Je n'achète jamais rien pendant les soldes, j'ai l'impression de me faire enfler, genre on me brade un truc, je trouve ça suspect.
Déjà deux personnes dans une boutique (la vendeuse, et moi), je trouve que ça fait une personne de trop.
Grâce à l'arrêt de la clope, j'ai le cuissot qui enfle, alors à quoi bon acheter de la sape si je rentre plus dedans dans trois semaines. À ce sujet oh combien passionnant, selon mes calculs; mi juillet, je suis obèse, mi août dépressive, mi septembre top bonne, ouais ok, on s'appelle en septembre.
Un rien m'habille (sauf de mi juillet à mi septembre, là, 9 ou 10 riens m'habilleront péniblement)
Ce ne sera plus jamais l'été. À part s'ils vendent des pulls, des doudounes et des K-way, je vois pas bien quoi acheter.
Je vous rappelle que j'ai récemment investi dans 18 paires de pompes en Thaïlande. Donc ça, c'est fait, et je remercie au passage mes amis les sous-dévs qui m'ont permis de surconsommer sans même laisser perler une goutte de sueur sur mon front.
Ma banquière considère que j'ai assez de vêtements. Je ne lui avais pas demandé son avis à ce sujet, mais elle s'est sentie obligée de me contacter le matin des soldes (véridique et non ce n'est pas un hasard, elle a téléphoné spécifiquement pour me conseiller de m'enfermer chez moi, femme de peu de foi).
Tout est laid.
Je suis sous champix, j'aime plus rien.
J'aime pas les gens.
Les soldes, c'est pour les fauchés.
Et puis, merde quoi, Tyler Durden!
« Si vous lisez ceci alors cet avertissement est pour vous, chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue de votre vie. Vous n'avez rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide, honnêtement, que vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionnés par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s'en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposé lire ? Pensez-vous tous ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce qu'on vous a dit d’acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé. Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité vous deviendrez une statistique. Vous aurez été prévenu… Tyler."''
Ok Ty, ben pour commencer, j'arrête le shopping.
09:46 Publié dans HEIN HEIN | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 26 juin 2009
Et vous ça va? Un mur à rafraîchir?
Je vis dans un appartement sans charme. La bâtisse est laide, la honte du quartier, je ne la vois pas, heureusement, j'habite dedans, je renvoie la laideur mais ne la subis pas. Mon contenant, mon bocal, mon clapier, n'est certes pas minuscule, je peux m'y retourner sans peine, mais je dois néanmoins, plusieurs fois l'an, en repenser l'aménagement pour ne pas me retrouver étouffée par les expressions de mon matérialisme. Je ne m'y sens ni bien ni mal dans cet appartement, je serais heureuse de le quitter, c'est certain, mais ne chiale pas non plus chaque soir à l'idée de le rejoindre. J'y vis. Et y travaille. Accessoirement. Entre autres choses.
Le salon est grimé d'un blanc crade, la peinture est à bout de souffle depuis déjà longtemps, les murs usés, le plafond noirci, sans même parler de la décoration, inexistante, le salon est sale. Je pourrais le repeindre, le faire repeindre, mais je me dis que lorsque ces murs seront propres, beaux et neufs, je serais obligée de constater que ce ne sont pas les murs qui me posent un problème mais tout le reste, jusqu'à l'arrondissement, que je conspue, et pourtant.
Dans cet appartement, dans ce salon sale, il y a un mur particulier. Un mur blanc beige noirci, moche, sans fioritures, un laid pan de mur de quelques soixante centimètres de large. Que j'aime. Même si demain, on me repeignait mon salon, je me battrais avec le type pour qu'il laisse mon pan de mur tranquille. Il gueulerait comme un rustre trop con pour comprendre, mais madame enfin, il faut me laisser travailler, vous voyez bien qu'il est pourri ce pan de mur, je ne pourrais lui répondre, à cause de cette rage qui tétaniserait mes mâchoires, alors je le cognerais ce salaud qui voudrait violer mon pan de mur avec son rouleau de merde. Mais je ne bute pas ce crétin, parce que la gardienne l'a vu rentrer chez moi et m'y sait aussi, cette vieille chose increvable se ferait un plaisir de me faire plonger, alors non, je ne tue pas le type qui a osé vouloir profaner mon pan de mur. Il est mien ce pan, je ne peux le laisser se faire ainsi défigurer par un vulgaire bipède sans talent ni âme, ce serait le trahir, comme si je laissais cette bouffonne de Damidot lui coller un gros sticker sur le velours de sa crasse.
Alors je fixe les grains sales de peinture face à moi, le peintre est descendu prendre un café, je l'ai invité à déguerpir un quart d'heure, le temps que la haine me quitte. Et je fixe ce mur, et je repense à cette scène.
Ces petites traînées grises qui maculent le blanc crème, ce sont les traces de son liquide céphalo rachidien qui a coulé sur ce mur, je me souviens, quand j'ai éclaté son crâne de traître sur ce mur, son front a éclaté avec tant de facilité, c'en était déconcertant, alors j'avais frappé de nouveau, plus fort, tant qu'il tenait encore debout - je ne sais trop comment d'ailleurs- encore et encore. C'était tellement euphorisant de le vider de sa vie, de m'ôter le souci de sa présence dans ma sphère. Un petit morceau de son cerveau, son lobe pariétal je crois, avait sauté en l'air et était venu se déposer sur ma lèvre inférieure, j'avais passé ma langue pour le récupérer, m'en délecter, avaler la substantifique moelle de ce premier profanateur, loin d'être un peintre, lui. À moins que... ce soit mon propre cerveau que je goûte, qui pénètre à présent dans ma gorge, qui emplisse mes poumons, fasse éclater mon estomac, je ne comprends pas. Je ne comprends pas non plus quelle main me pousse vers ce mur, imprime ce rythme fatal à mon crâne, je ne comprends pas pourquoi je ne meurs pas, merde je suis disloquée, j'ai le lobe frontal qui ne sort du nez, et puis, alors qu'un de mes yeux saute hors de son orbite, je me vois enfin, grâce à ce bout de moi me faisant désormais face. C'est ma main qui me tue, avec rage, avec furie, elle éclate ce qui reste de ma tronche sur ce mur dégueulasse. Le peintre ne revient pas, c'est normal, il n'est jamais venu.
J'ai donc fermé mon oeil encore valide, arraché celui pendant au bout de son gros nerf, puis j'ai attendu que la mort me prenne, puis j'ai rouvert, j'avais recouvré la vue et mon cerveau était à nouveau en place dans ma boite crânienne, j'étais plaquée contre ce mur, mes mains fébrilement agrippées à un relief délimitant le pan adoré, je respirais. Puis je me suis assise sur le fauteuil car ma tête tournait, il m'a demandé quel son émettait le dauphin, j'ai haussé les épaules, puis ils m'ont dit Michael Jackson est décédé, j'ai répondu ça devait arriver, puis ils m'ont énuméré d'autres cadavres encore tièdes, j'ai dit mais putain cessez, je m'en cogne de ces morts là, puis ma tête a tourné, j'ai vacillé il m'a dit assied-toi, puis il m'a ordonné de rejoindre mon pan de mur, avec mon cerveau en place et mes yeux dans leurs orbites.
BREF VOUS VOYEZ BIEN QUE CE PAN DE MUR ME FAIT DISJONCTER.
Bon, sinon, franchement, jesaispluscombientième jour de Champix, je ne constate toujours aucun effet sur mon comportement, mon moral, mon cerveau en somme. Pas d'hallucination, ni de psychose, je pète la forme. De quoi parlait on? Ah.. Oui... le pan de mur...
03:01 Publié dans PSYCHO DE CON COUARD | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 24 juin 2009
The worst note ever mais bon d'un autre côté si on faisait QUE de la qualité, ben vous remarqueriez plus que c'est drôle. Oui, ce titre est long. Très long. Peut-être même qu'il va péter ma colonne et tout me viander le css. et là ce sera la merde.
Perséphone a rendez vous ce soir avec un lecteur blogueur de son état, pseudonymé Silphi. Arrivée à la station Grands Boulevards, elle l'appelle, il lui indique qu'il est brun, de taille moyenne, et devant le Virgin.
PERSÉPHONE (interpellant un premier homme brun, de taille moyenne, devant le Virgin)
Hey salut Silphi?
MEC
Non moi c'est Robert.
PERSÉPHONE (interpellant un huitième homme brun, de taille moyenne, devant le Virgin)
Ah. Salut? ... Silphi?
MEC
Non moi c'est Kevin.
PERSÉPHONE
Putain... ayé ça me saoule.
Un homme s'approche d'elle et lui touche l'épaule, elle se retourne brusquement.
PERSÉPHONE
Quoi? Connard? Tu veux ma main dans ta gueule de fumier? Résidu de capote trouée!
SILPHI
Perséphone?
PERSÉPHONE
Silphi?
SILPHI
Ouais...
PERSÉPHONE
Oh ben pardon.. Je... enfin je suis sympa hein....
SILPH
Oui oui... Hum on va boire un verre? Genre... un grand.
PERSÉPHONE
Je connais un super bar PMU au coin de la rue Montmartre et de...
SILPHI
C'est trendy?
PERSÉPHONE
Euh... ouais c'est... mercredi... Hum. Tu vas voir, c'est vintage trash, mais quand c'est les tirages du Rapido, là l'ambiance monte, un truc de folie! Tu joues au rapido??
SILPHI
Euh... Non..
PERSÉPHONE
Oh le con! Viens copain!
SILPHI
Ouais... Mais je.... Je peux être honnête..?
PERSÉPHONE
Ouais vas y!
SILPHI
Je... Je pensais que t'étais bonnasse....
PERSÉPHONE
Ah bah non. Bon... Tu viens...?
SILPHI
Euh...
PERSÉPHONE
Je paye.
SILPHI
Ah alors ok.
(NDLR mais quelles putes ces blogueurs)
Ils s'installent dans un bar glauque, un pmu karaoké. Si. ça existe. Silphi est visiblement mal à l'aise. Ils commandent.
PERSÉPHONE
Bon ben un pichet de rouge hein!
SILPHI
Euh... Ils ont des cocktails?
PERSÉPHONE
Non mais on est pas à une soirée blogueuse là!
SILPHI
Ben non, aux soirées blogueuses, y a de la meuf...
PERSÉPHONE
Tu grignoteras un truc? Moi j'ai faim... Vous me mettez une quiche aux rutabagas chef?
SILPHI
Mais c'est dégueulasse...
PERSÉPHONE
Seulement pour celui qui sait comment c'est fait. Bon... Parle moi de toi.
SILPHI
Ben Silphi... Lecteur.... blogueur... Je.... en fait voilà, j'ai un taf mais... ma vraie passion, ce sont les olives.
PERSÉPHONE
Ah dis donc, c'est très intéressant... Et sexuellement tu...?
SILPHI
Alors régulièrement je vais en Basse Provence. J'adore ce coin.
PERSÉPHONE
Et tu adores... cueillir les olives... nu?
SILPHI
Et avec mes amis, et bien on cueille les olives et putain mais c'est trop super.
(NDLR, il est important que le lecteur de cette note ne soit victime de son côté laborieux et chiant, aussi me permets je de couper au montage un assez pénible monologue de Silphi sur les olives, les oliviers, la basse provence etc.)(de rien)
PERSÉPHONE
J'ai pas couché depuis la victoire de la France en coupe du monde de foot.
SILPHI
Je suis pas TRÈS foot.
PERSÉPHONE
Donc parfois, j'invite un lecteur, un blogueur et puis....
SILPHI
Par contre, j'aime bien le rugby.
PERSÉPHONE
Bon, là je suis moche, mais c'est parce que la lumière est trop forte.
SILPHI
Mais enfin, au delà du sport, moi, mon truc, ce sont les olives.
PERSÉPHONE
Dans deux heures, un coucher de soleil et six verres... et si le néon qui est juste au dessus de nous pète, je serai la plus grosse bombasse que t'aies jamais vu de toutes les deux dernières heures. A condition que tu ne regardes pas les filles passer dans la rue.
SILPHI
Je pensais créer un blog sur les olives.... Avec un forum et tout...
PERSÉPHONE
Tu veux de la quiche à la rutabagas? Sinon... moi dans la vie.. le soir, souvent, je suce. Enfin ça m'est arrivé. Une fois.
SILPHI
Non mais c'est dégueu.
PERSÉPHONE
La fellation? ça dépend en fait. Je manque de pratique, peut-être que nous...
SILPHI
Les rutabagas, j'suis désolé mais enfin ça vaut pas les olives.
PERSÉPHONE
Je fais d'autres trucs aussi... Enfin tout ce que tu veux quoi. Tu sais, nous les moches, on fait pas nos princesses.
SILPHI
Une fois j'ai essayé de faire pousser un olivier.
PERSÉPHONE
Je te ressers hein... Ouais donc je disais nous les moches, par défaut, on dit oui à tout. OULALA mais... je suis pompette moi dis donc. Faut que je fasse attention, si tu voulais profiter de moi.... ET BIEN JE SERAIS TROP SAOULE POUR TE REPOUSSER.
SILPHI
Mais enfin ça prend pas, tu vois faut une hydrothermie hyper précise. L'olivier, plus qu'une passion, c'est un art.
PERSÉPHONE
Je me suis fait limer les canines.
SILPHI
Et puis un savoir faire...
PERSÉPHONE
Tu limes? Pardon, tu veux voir?
SILPHI
Pardon?
PERSÉPHONE
Mes canines?
SILPHI
Ah ouais en effet t'as un bout de rutabagas entre les incisives. C'est juste répugnant...
PERSÉPHONE (se levant précipitamment)
Oh... Attends je vais enlever ça, j'en profite pour me refaire une beauté!
SILPHI
Oula, ben reviens avant la fermeture hein!
PERSÉPHONE
J'ai pas compris.
SILPHI
Non.... Ben non...
Perséphone va aux toilettes, sort une grosse trousse à maquillage de son sac, se met à chantonner s'injecte un peu de silicone dans les lèvres, pour un effet pump bouche à pipe des plus élégants. Puis entreprend une petite piquouze de botox, puis deux. Tout en fredonnant la grosse bite à dudule, elle pique, elle pique. Puis ressort guillerette.
SILPHI (la voyant)
Oh la vache!
PERSÉPHONE
Exchy hein? oua oua en ouan, un oup eu pouchre et ho. (*sexy hein? trois fois rien pourtant, un coup de poudre et hop!)
SILPHI
Non putain, on dirait que... Pouah... et on comprend rien quand tu parles.
PERSÉPHONE
Ah é rien e botchtox, cha va asser (* ah mais c'est rien, c'est le botox ça va passer)
SILPHI
Quoi? Et puis ça gonfle là non?
PERSÉPHONE
Che dichais a va asser (*je sais, ça va passer)
SILPHI
ça va passer? Purée...
PERSÉPHONE
ui! (*oui!)
SILPHI
C'est laid..... Me regarde pas s'il te plaît, ça me donne des hauts le coeur. Tu peux t'autoprendre en photo avec mon iPhone? C'est pour... les potes...
PERSÉPHONE
oé. é euh chpeu ué an eme, u eu oi? (*ok. Mais je peux sucer quand même, tu veux voir?)
L'animateur du karaoké s'approche d'eux.
ANIMATEUR
Alors le joli petit couple....
Perséphone se retourne, en souriant enfin, arborant une immonde grimace.
ANIMATEUR
Oh la vache! Alors le... couple...
SILPHI
Non t'es gentil toi, on n'est pas un couple.
ANIMATEUR
Ouais... Euh... vous voulez chanter quelque chose?
PERSÉPHONE
arri pu a rechirer (*j'arrive plus à respirer)
ANIMATEUR
Lasciate mi cantare?
PERSÉPHONE
Aelle une amuance conna (*appelle une ambulance connard)
ANIMATEUR
Yael Naïm... Non mais on n'a pas ça, on est varièt' nous.
PERSÉPHONE
Utain eu crev (*putain je crève)
SILPHI
Yvette Orner, mais enfin ça se chante pas ça. Trouve aut' chose Ton téléphone fait caméra? Je peux te l'emprunter pendant que tu chantes?
PERSÉPHONE
Ouri.. (*mourir)
SILPHI
Ah ben ok, je choisis.... L'aigle noir, mais... Est ce que tu peux dire olive à la place d'aigle?
PERSÉPHONE
Onna... (*connard)
SILPHI
écoute... là je te trouve un peu osée.... Envisage déjà une relation sexuelle traditionnelle avant de... Mais pas avec moi hein. Allez ma grosse, prends le micro et chante!
Silphi lui met le micro dans les mains, la pousse sur la mini scène située sous la télé à Rapido, entre les deux ficus, tous les membres de l'assemblée (les deux vieux du bar) poussent un cri d'horreur. Presque morte, elle articule quand même... (pour la gloire)
PERSÉPHONE
é aote on uite (*les carottes sont cuites)(ndlr, on a les phrases de fin qu'on peut)
SILPHI
Mais bien sûr que je le twitte!
Ainsi mourut Perséphone, sur le son de l'aigle noir. Non mais faut imaginer... Mieux! le vivre!
NB post-mortem. Je remercie les muses qui ont brainstormé sur Twitter pour m'aider à sortir cette note, si médiocre et poussive soit elle; Nick Carraway pour l'olive de basse provence, Henry Michel pour l'animateur au micro sauf que j'ai pas compris la fin de sa phrase, mais dans le sud ils sont bizarres parfois, Nekkonemuzi à la rutabaga, Silphi qui m'a suggéré de parler d'un lecteur psychopathe (t'as oublié de préciser lequel mais je t'avoue flipper un peu maintenant) et Abstrait≠Concret à la seringue. C'est du propre. Pour ceux qui ont envoyé leurs suggestions trop tard, je leur donne rendez vous à ma prochaine traversée du désert créative, soit demain.
14:12 Publié dans SCÉNARIO | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 23 juin 2009
Dieu by night.
Comme hier, j'ai vu dieu en vrai (non mais c'est une longue histoire que je vous conterai un autre jour), ça m'a rappelé que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de discussion avec le divin.
INTÉRIEUR - CHAMBRE PERSÉPHONE - NUIT
Perséphone dort profondément. Lorsqu'elle est réveillée par un barouf pas possible.
PERSÉPHONE
C'est quoi ce bordel?
DIEU
C'est moi.
PERSÉPHONE
Moi qui? Précise mon chou, c'est qu'il y a du trafic ici...
DIEU
Ben Dieu...
PERSÉPHONE
Ah non t'es mignon, tu l'écris sans majuscule c'est un principe chez moi.
DIEU
Si ça peut te faire plaiz.
PERSÉPHONE
Tu peux multiplier l'arabica au lieu de léviter au dessus de mon plumard? Tu fais quoi là d'ailleurs? Tu mates mon cul?!
DIEU
Ben on s'occupe quoi. J'ai créé, alors j'ai des droits.
PERSÉPHONE
Genre de cuissage?
DIEU
Ben maintenant que t'en parles...
PERSÉPHONE
Ah écoute, rien que pour pouvoir dire j'ai couché avec dieu, j'ai bien envie de te dire oui...
DIEU
Ouais mais j'ai pas envie là...
PERSÉPHONE
Euh... C'est quoi ton problème?
DIEU
Je suis dieu, je te signale que je vois toutes les meufs que je veux à poil... Alors bon, toi chérie, t'es mignonne, mais t'es pas dans le top ten hein.
PERSÉPHONE
Top hundred?
DIEU
Ne pose pas les questions dont tu redoutes la réponse.
PERSÉPHONE
C'est l'histoire de ma vie ça... bon, top thousand?
DIEU
Écoute chérie... Si tu faisais un peu plus de vélo tous les matins, je pourrais te faire entrer au top million avant la fin de l'année.
PERSÉPHONE
Putain t'es dur toi...
DIEU
Ben c'est l'hyperchoix, ça rend pas fin.
PERSÉPHONE
Bon, tu veux quoi alors? Déjà que t'existes pas...
DIEU
Ben tu vois bien que j'existe, fais pas ta meuf butée par principe.
PERSÉPHONE
Non mais t'es peut être juste un énième effet hallucinatoire du champix...
DIEU
Il a bon dos le champix non?
PERSÉPHONE
T'as même pas idée. Bon... tu veux quoi mec? Je suis crevée, et j'ai une grosse journée moi demain, j'ai coiffeur.
DIEU
Je voulais te demander un service...
PERSÉPHONE
Ah Ah! Sérieux? Vas y tu me fais rêver...
DIEU
Hum... Ben voilà... Comment... Hum. Je... m'intéresse à la chose numérique depuis quelque temps, pour la communication, tout ça tout ça...
PERSÉPHONE
Ouais...
DIEU
Voilà, tu... tu connais Twitter...
PERSÉPHONE
Ouais j'y distille des conneries notamment blasphématoires à longueurs de journées...
DIEU
Ok... Donc...
PERSÉPHONE
Attends mec, moi je veux bien rendre service mais c'est pas gratos...
DIEU
Pute.
PERSÉPHONE
A ton image honey.
DIEU
Touché. Alors je t'écoute.
PERSÉPHONE
Je veux une remise à zéro du compteur des péchés...
DIEU
Attends, y a des trucs que t'as fait, moi je peux pas les effacer comme ça...
PERSÉPHONE
T'es le boss ou t'es pas le boss?
DIEU
Ben si mais enfin on est organisé sinon tout fout le camp.
PERSÉPHONE
Je m'en carre. Alors je veux ça, et puis, je veux un bonus pour un péché mortel gratuit.
DIEU
Donc sans conséquences au moment du jugement dernier.
PERSÉPHONE
Tu sais qu'elle est pompeuse cette expression, jugement dernier? ça fait reality show cheap, ça fait NRJ 12....
DIEU
Bon ok... Je lave ton âme et t'as droit à un péché mortel.
PERSÉPHONE
Trop de la balle! Et je veux être dans le top 1000 des bonnasses mondiales.
DIEU
Non mais faut être réaliste!
PERSÉPHONE
Ok, ben va mourir.
DIEU
Ben...
PERSÉPHONE
Oh ça va!
DIEU
Bon ok...
PERSÉPHONE
Cool.... Alors c'est quoi ta question?
DIEU
Hum. Tu te moques pas hein?
PERSÉPHONE
Trop pas mon genre.
DIEU
Bon... ça veut dire quoi RT*? C'est mon gosse qui va là dessus avec ses copains et je comprends rien... "PoncePilate RT@Judas: @Jesus Xoxo!! >LOL"
PERSÉPHONE
Mais pauvre noob va...
* pour ceux qui sont aussi incultes que dieu, sachez que sur twitter, quand RT précède un message, il s'agit d'un "retweet", un message qui est ... euh... mais comment dire putain... C'est quand...Bon. Par exemple, sur twitter je dis oula trop bien, j'ai mangé une pomme. Un de mes followers une personne qui suit mes messages donc, dont mes tweets s'affichent dans la timeline (je vous perds là mais diantre, faites un effort, vivez avec votre temps), trouve mon tweet particulièrement drôle, censé, important, cocasse et méritant toute l'attention, donc il le diffuse de nouveau mais SANS m'en voler la paternité, ou plutôt la maternité si vraiment t'es à cheval sur ces conneries. Il le retweete, et avant le @ioudgine, il précise RT @ioudgine, soit ci suit un message de ioudgine. Donc, dans le cas présent, ponce pilate fait suivre un message de Judas dans lequel il fait des bisous à Jésus et le commente d'un lol tonitruant. Pfiou, voilà, c'était laborieux.
Si tu n'as rien compris, c'est que ton âme peut encore être sauvée.
00:42 Publié dans SCÉNARIO | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 21 juin 2009
Malaise
Lorsque je suis arrivée jeudi, il m'attendait devant le portail, feignant d'être là par hasard lorsqu'enfin la voiture se parqua devant lui. J'ai bien vu dans son regard de la joie, mais il ne manifesta que froideur à mon égard, je le comprends. Je n'avais pas remis les pieds ici depuis le début du mois d'avril, plus de deux mois donc, dans son espace temps, c'est une éternité. Alors que je sortais ma valise du coffre, il se contenta de me toiser, comme s'il cherchait dans mes gestes une rédemption, comme si mon attitude devrait lui crier pardon de l'avoir négligé, alors, pour le satisfaire et pacifier nos relations au plus tôt, je voûtais un peu mes épaules, rendit ma silhouette plus malingre pour provoquer chez lui une sorte de pitié face à mon petit être dégénéré et assoiffé de sommeil serein. Il ne montra rien, et emprunta seul le chemin de la maison, sans même m'attendre.
Cela fait des années que nous nous fréquentons, je l'aime, il m'aime, j'ai l'habitude de son caractère entier, mais... même si je sais que cette ambiance style tempête de glace n'est qu'un passge obligatoire pour obtenir ensuite et inexorablement ses faveurs, j'ai toujours un doute, ce moment où je me dis, mais s'il ne me pardonnait pas d'être volage cette fois ci, je lui en ai déjà tant imposé. Si cette fois-ci était celle de trop, la fameuse goutte qui fait tout déborder.
Puis, comme d'habitude, au bout d'une demi heure de ce jeu lassant, je me suis agacée, me suis retournée vers lui et lui ai fait remarquer le ridicule de la situation. Soit il me pardonnait tout de suite, soit il ne me pardonnait jamais, marre des moitiés, marre des faux semblants, marre des attitudes punitives, alors voilà, dis moi, tout de suite, où on en est tous les deux, j'ai besoin de savoir, besoin d'avancer, et non, tu ne foutras pas en l'air mon week-end. Connard.
Il a soupiré, baissé les yeux, fait le tour de la pièce en fixant la tomette rutilante. J'ai observé son manège, un peu tendue, suspendue à sa décision que je savais imminente lorsque subitement, il a pris la tangente vers la cuisine. Furieuse de sa fuite, je l'ai suivit en vociférant, mais dis moi, dis moi, et ne fuis pas, ne sois pas un enfant. Il s'est retourné vers moi brusquement, m'a rétorqué l'oeil brillant de rage, je ne veux pas savoir ce que tu as à me dire, tu vas encore mentir, dire que Paris t'as pris tout ton temps, que tu n'as pas pu, mais tu mens, je le sais, je SAIS ce qui te retient là bas, ne me prends pas pour un con, s'il te plaît, ai au moins un minimum de respect pour me dire la vérité. Je suis prêt.
Puis il s'est assis dignement face à moi, mes yeux étaient embués, ma lèvre inférieure tremblait un peu, je n'arrivais plus à respirer, comme estomaquée par sa clairvoyance, alors, vaincue, je lui avouais;
"Oui Bart, j'ai envisagé de prendre un chat dans mon appartement à Paris..."
Lentement, il est sorti de la maison, a emprunté le petit chemin longeant la grange, a pénétré dans cette remise qui sert de débarras où il a immédiatement tenté de se suicider en allant s'étouffer dans un sac de croquettes. Notez la puissance du symbole.

10:56 Publié dans LA VIE DE BART LE CHIEN | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 18 juin 2009
Noël, je vous rappelle que c'est dans six mois.
Cher Père Noël,
comment vas tu vielle branche? Tu dois être surpris d'avoir des nouvelles à cette période, mais figure-toi que depuis que je me suis fait enfler sur la voiture Barbie en décembre 87, j'ai comme un problème de confiance envers toi. Donc comme j'ai un peu de temps rapport au fait que je fais un boulot de fumiste, je me suis dit que ce serait bien qu'on parle tous les deux... Histoire que dans six mois, moi j'ai le sourire et toi les rotules entières.
Déjà, j'ai appris que d'autres blogueuses avaient reçu des trucs que moi j'avais pas reçu à Noël dernier. Alors je ne vais pas m'appesantir sur le sujet parce que bon, je m'en fous, mais peux tu juste m'expliquer en deux mots pourquoi des meufs qui couchent avec des types qui font moins de 300 visiteurs uniques par jour, qui écrivent comme un gosse de CE1 qui aurait retapé 3 fois son CP et qui accessoirement malheureusement tristement mais inexorablement, pensent qu'elles pensent, sont remerciées pour... service rendu à la nation? T'AS PAS UN PEU LA SENSATION DE TIRER LA FRANCE VERS LE BAS? CONNARD...
Sorry, caps lock. Bref, c'est pas grave, moi ce que je te propose, c'est qu'on reparte sur des bonnes bases. Je te respecte, tu me respectes, je me respecte, tout le monde me respecte. Donc cette année, déjà, fais pas ta fiotte à me dire, oui mais c'était trop lourd, ça passait pas dans la cheminée, ça je sais pas quoi... Tu sais ce que tu fais crétin si ça passe pas dans la cheminée? Ben tu es grand, tu vas à la poporte, tu m'appelles, je te file le digicode, tu mets ton gros cul dans l'ascenseur, tu appuies sur le bouton avec ton doigt boudiné, tu trouves l'appartement 6 (indice, il se situe entre le 5 et le 7), tu sonnes, et là mais devine un peu, je t'ouvre, JE TE PAYE UN CAWA (royale la gonzesse) et voilou, y a pas mort d'homme, tu peux le faire, t'es pas si teubé que la rumeur le dit (si je suis pas là, tu laisses ça chez ma gardienne, auquel cas, prévois 45 minutes et 3 dolipranes).
Tu trouveras ma liste en pièce jointe, classée en ordre alphabétique, un astucieux code couleur mis au point par moi-même te permettra de déterminer l'ordre d'importance des cadeaux. Par exemple, la morphine est en rose, c'est très important, mais l'écran plat en bleu, donc moins important, rapport au fait que si je suis défoncée, de toute façon, je capterai rien au film. Ce code couleur est indicatif, je te rappelle que la liste est exhaustive. En résumé, fais pas ta pute pingre.
S'il te venait à l'esprit de vouloir me la faire à l'envers, j'ai dans mon disque dur quelques photos et une vidéo très lol qui se passent de commentaire.
Je te fais des poutoux là où tu piques pas (non pas là, c'est dégueulasse, c'est le "père" dans ton nom, ça me bloque).
PS. je l'ai pas noté sur la liste, mais tu seras chou de me rapporter aussi la voiture Barbie, mon psy m'a dit que ça pourrait m'aider à... enfin tu vois, à avancer dans la vie.
PPS, merci à Henry Michel qui fut ma muse du jour en me suggérant ce sujet après un appel désespéré passé sur Twitter.
11:05 Publié dans CORRESPONDANCES | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 17 juin 2009
Des brèves, ça faisait longtemps
Un "ami" me demande avant hier, tu connais cuitas las bananas? Je lui réponds, ben non je connais pas cuitas las bananas. Il me dit alors, oh la mais c'est dingue que t'aies jamais écouté cuitas las bananas. Je rétorque alors, non mais... C'est quoi le titre déjà? Cuitas las bananas me sort il, ses yeux aciers plantés dans les miens. Cuitas las bananas reprends-je songeuse. Oui, cuitas las bananas, confirme t il dans un souffle. Un silence s'installe, un peu gêné, avant qu'il ne rajoute, tu veux entendre cuitas las bananas? Rassurée, je lui ai alors murmuré, j'adorerai entendre cuitas las bananas et donc j'ai enfin pu découvrir cuitas las bananas.
NOUS AVONS DONC ÉCOUTÉ CUITAS LAS BANANAS (c'est le titre).
Mozart s'est retourné dans sa tombe, sur Berlioz, qui s'est retourné sur le Buena Vista Social Club qui ont dit non merci, pas ce soir (je te raconte pas comment il a flippé le Berlioz) alors Hector s'est retourné de l'aut' côté, sur Ray Barreto qui a annoncé en baissant les yeux, ok mais je nierai, puis il a roulé sur... enfin bon, c'était une sorte de hola souterraine sans les mains, y a eu séisme de 7 sur l'échelle à Richter (et pas à ta mère), avec épicentre au Père Lachaise.
Je suis BONNE (trop) je vous la mets pas la vidéo.
Mais la menace plane.
Cuitas las bananas.
Putain de monde.
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Sinon... faut que je vous cause vite fait d'M6 qui me bouffe toutes mes soirées en ce moment par sa programmation fantasmagorique, éducative, et de bon goût.
Dimanche soir, diffusion du Zone Interdite spécial racolage cheap qui même pas te colle une demi molle. Émission durant laquelle j'apprends que nous, les femmes, sommes toutes plus ou moins bisexuelles pour peu qu'on nous mette l'idée dans le crâne. Depuis je suis en pleine réflexion et je trouve que toutes les gonzesses ont un regard lubrique...
Donc mesdames, je vous l'annonce ici, vous ne m'intéressez pas. Je ne mange pas de ce pain là
(Sauf si t'es vraiment bonnasse et vraiment chiennasse. mon email est dans la colonne de droite)
Lundi, sans vergogne ni existence sociale nocturne, j'enchaîne sur l'amour est dans la pré, Denis, ce Benjamin Linus élevé au bon grain est mon nouveau fantasme underground, je vous l'annonce tout de go. Je le suivrais amoureusement chaque lundi en remerciant quand même la technologie de mettre un écran, un tube cathodique, plein de câbles et une caméra entre lui et moi. Captivée par ce vide télévisuel, j'ai également maté L'amour est dans le pré, que sont il devenus. Ben ils sont morts. Non oh ça va on rigole. Rien de captivant, je semi dormais, mais j'ai quand même noté une information d'importance, NATHALIE, Messieurs c'est à vous que je parle, Nathalie est célibataire! (les habitants des autres galaxies ont d'ailleurs cessé de nous observer au lendemain de son larguage, dès que les choses sont rentrées dans l'ordre quoi).
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Je sais plus quel jour (faudrait pas me prendre pour un filofax), une copine m'appelle. Je décroche, parce que je suis bonne (trop).
- Mais wahoo, tu m'appelles sur mon fixe, c'est vintage ça comme attitude, attends on va se faire un discussion rétro.
- Oh ouais trop cool! (c'est pas cool en vrai mais elle était défoncée) "Bonjour!"
- Mais non non! Avant y a; "oui allo!!! C'est qui??!" C'est trop punk!
- Oh ouais 'tain... Sinon...t'as pas eu mon DM qui te disait de checker ton inbox facebook dans lequel je t'ai envoyé le lien de mon flicker pour que tu puisses jeter un oeil au résultat du shooting de ce week-end... Tu sais, je t'avais dit, avec mon mec, tout ça... Il a acheté un reflex.. alors on fait de la photo...
- Ah super, là j'ai pas le temps mais...
- Allez steuplé!
(arrêtez de me les briser avec vos putain de comptes flicker, je m'en cogne de vos photos)
Mais comme je suis bonne (trop) J'ai ouvert son truc. Une seule photo.
- Ah oui. Oui oui, c'est un joli... un joli poney...
- Mais non! C'est une photo érotique!
- D'un poney? Diantre ça plairait aux lecteurs de mon blog ça... J'peux m'en faire une bannière?
- Mais non une photo de moi! À poil!
- Ahh... Mais... D'où...?
- Penche la tête à droite!
- Je...ok... Ahhhhhh.... D'accord! Mais ... outch.. oh ça fait mal?
- Non l'autre droite!
- Ahhh ok, j'y suis là.... Ben dis donc ma connasse, y a bon les frites mayo en ce moment ou bien?
Là ça a coupé, c'est vraiment pas fiable ces téléphones fixes.
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Je crois qu'on m'a raconté une blague super drôle le week end dernier mais je m'en souviens pas. Je sais que j'ai rit ou pleuré je me rappelle pas bien, c'est super flou... après j'ai gueulé genre mais non non arrête, pitié non je veux pas. Puis plus rien. Mais enfin ça me reviendra.
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Jeudi, je reçois ça (que je twitte. Je twitte tout, j'ai twitté un poulet basquaise y a 15 jours, c'était une première mondiale). Bon ben sans commentaire, Melissa est un spam déviant, Melissa aime les animaux, et surtout, (parce que bon, ça va, y a pas de quoi fanfaronner parce que tu t'es fait passer dessus par tous les clebards de ton bled, franchement QUI ne l'a pas fait? Bah ouais...), Melissa fait des partouzes sexuelles... Moi je préfère les partouzes chastes (prendre le métro par exemple), mais enfin, c'est son choix. Mais SURTOUT, Melissa écrit en COMIC SANS MS... Et ça...


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Mardi soir, j'étais pas trop dans mon assiette rapport à la vie qui est une catin et voici ce que j'envoie à un pote qui torture des chats avec moi certains week-ends.
"La morosité m'ambiance
j'ai éteint mon téléphone
je suis lasse.
je pense à ma mort.
et je boufferai bien du sauciflard."
(en fait j'ai mangé des pâtes)(oui, comme d'hab)(je t'emmerde ok t'as qu'à venir me préparer à dîner)
J'ai la déprime lol en fait.
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Pour finir, point champix de la semaine; nausées, sautes d'humeur et cuisses qui poussent, c'est comme une grossesse mais sans pension alimentaire à l'arrivée. Observation intéressante en rapport immédiat avec le paragraphe précédant, j'ai constaté (ouais je suis comme ça moi, je constate) que le mélange champix vodka te déchire moins la tête que champix vin rouge, comme quoi, la vie, c'est vraiment comme une putain de boite de chocolat. Ah ouais, j'ai faim.
09:57 Publié dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 16 juin 2009
Marc Dorcel et moi
PERSÉPHONE (au téléphone)
Salut Marc, c'est Persé!
MARC DORCEL
Persé...
PERSÉPHONE
Perséphone!
MARC DORCEL
Euh....
PERSÉPHONE
Tatiana... Tu sais... Suce-moi si tu peux, les douze salopes en léopard...
MARC DORCEL
Ah! Comment vas tu? Tu veux rebosser?!
PERSÉPHONE
Chut! Je euh....
MARC DORCEL
Tu as soigné cette vilaine MST?
PERSÉPHONE
C'était pas une MST, c'était des hémorroïdes.
MARC DORCEL
Des quoi?
PERSÉPHONE
Des hémorroïdes...
MARC DORCEL
Des quoi? J'suis désolé mais je t'entends super mal....
PERSÉPHONE
DES HÉMORROÏDES!!
MARC DORCEL
Ah oui! C''est vrai! Ah ah!
PERSÉPHONE
Mais chut! On nous lit! Arrête ou je t'appelle Marcel...
MARC DORCEL
Ah... Euh qu'est ce que je peux faire pour toi?
PERSÉPHONE
Alors voilà je...
MARC DORCEL
Attends si tu veux tourner, c'est bon, faudrait juste pas que tu nous refasses le coup de la dernière fois...
PERSÉPHONE
Non mais j'étais crevée on en a déjà parlé...
MARC DORCEL
Mais tu t'es endormie en plein gang bang...
PERSÉPHONE
OUI çA VA JE SAIS.
MARC DORCEL
Tu sais combien ça coûte un travelling circulaire?
PERSÉPHONE
Non mais...
MARC DORCEL
Sans compter ce pauvre Tony qui en a pas rebandé pendant 5 heures.
PERSÉPHONE
Oui oh ça va hein, ça a du permettre à son sang de remonter un peu pour irriguer son cerveau!
MARC DORCEL
Tu sais combien ça coûte 5 heures sans tourner?
PERSÉPHONE
Oui je suis DÉSOLÉE....
MARC DORCEL
L'érection c'est du pognon...
PERSÉPHONE
La débandade fout tout le monde en rade...
MARC DORCEL
Oh tu t'en souviens?
PERSÉPHONE
C'est à dire que tu me l'as quand même fait tatouer en bas du dos... Pour ne pas dire sur le cul d'ailleurs.
MARC DORCEL
Enfin je t'ai pas forcée...
PERSÉPHONE
NON MAIS ENFIN JE DORMAIS
MARC DORCEL
Tu dormais beaucoup à l'époque...
PERSÉPHONE
C'était les six heures de tournage par jour, je supportais mal.
MARC DORCEL
Ben c'est rien d'autre que du sport.
PERSÉPHONE
Mais j'ai pas l'âme d'une sportive. Bon je t'appelais pour...
MARC DORCEL
Mais dis donc, c'est pas toi qui était restée coincée les jambes écartées pendant 24 heures après une petite scène un peu cocasse de DP (NDLR franchement, DP, je vous laisse trouver par vous même. Un indice, chez vous, cela ne veut pas dire dossier de presse).
PERSÉPHONE
Si c'était la veille des oraux de ma licence...
MARC DORCEL
Oh mince...
PERSÉPHONE
Ben disons que j'ai pu découvrir que la honte ne tuait pas et qu'il n'était pas nécessaire de parler à un oral pour obtenir une mention.
MARC DORCEL
Ah. Tu vois?
PERSÉPHONE
Ouais... et j'aimerai autant oublier....
MARC DORCEL
Arrête, c'était drôle.
PERSÉPHONE
Je sais pas si drôle est le juste mot....
MARC DORCEL
Oh si.... Bon alors tu rebosses?
PERSÉPHONE
NON. Non mais ça va pas, maintenant j'ai un boulot, une vie, du prestige, du pognon, du blé, de la demande, tout ça!
MARC DORCEL
Ok. Alors qu'est ce que je peux faire pour toi?
PERSÉPHONE
Ben... Rien j'appelais pour prendre des news...
MARC DORCEL
Oh bah moi ça va... Nous, la crise, tu sais... Tant qu'il y aura des bites, tant qu'il y aura des mains...
PERSÉPHONE
Oui, oui. Et... Enfin, je demande ça comment ça, juste parce que ça m'intrigue... si je rebossais pour toi... ça paierai comment?
MARC DORCEL
ça dépend... physiquement tu te maintiens?
PERSÉPHONE
Je euh... ouais je... je tiens encore debout quoi. lol. tout ça.
MARC DORCEL
T'es bonne?
PERSÉPHONE
Ah! Euh... En plein jour?
MARC DORCEL
Ouais....
PERSÉPHONE
Genre jour jour de 14h? Ou début de soirée, 19H30, coucher de soleil, lumière un peu tamisée....?
MARC DORCEL
Genre midi.
PERSÉPHONE
Oula, comme tu y vas... Sinon j'adore les bougies. T'as vu Barry Lindon?
MARC DORCEL
Hum... Toujours pas de seins?
PERSÉPHONE
Mazette t'es Stradivarius toi.
MARC DORCEL
Nostradamus?
PERSÉPHONE
Ah y a des nouveaux trucs niveau cul depuis le début des années 2000? Moi je m'étais arrêtée au cunilingus...
MARC DORCEL
Bon, on va essayer autrement... T'es sexuellement active?
PERSÉPHONE
Putain à mort!
MARC DORCEL
A deux hein....
PERSÉPHONE
C'est pas drôle..... A deux oui!
MARC DORCEL
Redondant?
PERSÉPHONE
Mais il n'est pas gros!
MARC DORCEL
Non... Euh, il y revient?! De son libre arbitre?
PERSÉPHONE
Je suis pas très foot mais oui, il revient.
MARC DORCEL
Ah très bien! Il est du genre exigeant?
PERSÉPHONE
Carrément ouais!
MARC DORCEL
Tu le payes pour coucher avec toi ou il fait ça de son plein gré?
PERSÉPHONE
Ben de son plein gré hein! Tu crois quoi?! Bon, je lui fais des virements, mais enfin ça a rien à voir....
MARC DORCEL
Bon écoute... le mieux c'est que je te vois. Si t'as besoin de fric, on va bien te trouver un petit truc à faire.
PERSÉPHONE
Attention, j'ai pas besoin d'argent, je fais ça uniquement parce que je suis une bourgeoise qui se fait chier, soyons bien d'accord!
MARC DORCEL
Ouais ouais, comme tout le monde quoi.... Pour le plaisir.
PERSÉPHONE
Ouais... Bon... Je passe demain....
MARC DORCEL
Échauffe toi bien, va pas nous refaire le coup de l'adducteur qui pète en plein bukk...
PERSÉPHONE
Marc s'il te plaît...
MARC DORCEL
Ok, ok. Alors midi à mon bureau.
PERSÉPHONE
19h30 plutôt. J'apporte le vin. Deux bouteilles.
07:37 Publié dans SCÉNARIO | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 14 juin 2009
Perséphone et le bébé méchant.
Ce matin, j'ai babysitté du gnôme de 9 mois histoire de décharger quelques heures deux potes qui commencent déjà à se dire qu'ils auraient mieux fait d'investir un euro dans une capote. Bizarrement, ma blague, courage les gars, plus que 25 ans, les a moyennement fait marrer.
Bref. Il m'aime pas ce bébé. La première fois que je l'ai rencontré, il m'a fixée droit dans les yeux, et j'ai bien vu dans sa rétine qu'il pouvait pas me blairer, alors j'lui ai répondu, m'en fous sale petit con, c'est pas moi qui devrait me taper tes réunions parents profs, ni qui te trimballerait au judo le mercredi, aux cours de guitare le samedi et au foot le dimanche, alors déteste-moi ersatz!
Ersarz a mal vécu ma réaction. Ersatz était habitué, âgé de seulement quelques semaines, à déclencher des hiii hystériques, des ohhhhh attendris, des annnhhh mais qu'est ce qu'il est MIIIIGNON, des il est TROP beau, il est TROP chou. Il est TROP con ouais. Non mais voilà, j'ai pas le droit de dire ça parce que c'est un bébé, innocent SOIT DISANT. Mais non, Ersatz c'est une sale petite pourriture, c'est dans sa nature, c'est tout. Et puis il n'est pas TROP beau, il est passable, pas de quoi s'extasier à en faire un AVC et l'envoyer passer des castings pour défiler à quatre pattes chez baby Dior et il est carrément trop pas mignon, c'est un connard vous dis je, par contre il est intelligent ce fumier.
Donc copine cernée et pote à bout de nerfs me déposent Ersatz en ce dimanche matin pour partir bruncher tous les deux en amoureux et essayer de raminer la flamme malgré leur haine mutuelle créée par l'apparition de ce mutant issu de leurs héritages génétiques respectifs, ce monstre sans âme, Ersatz 1er. Qui risque de rester seul et unique tellement je soupçonne ma copine de s'être ligaturée les trompes elle-même après avoir découvert que son fils était l'incarnation du Vilain.
Ils me lourdent le bébé genre salut ça va, ben non je suis pas en forme à cause du c... Pas le temps de me plaindre, ils étaient déjà repartis. Pendant les premières minutes, j'ai évité le regard d'Ersatz, histoire de ne pas le haïr immédiatement, jusqu'à ce que, ne supportant plus d'être ignoré, il m'a déchiré les tympans d'un cri suraigu à réveiller les morts et même, les arrières grands parents des morts. Je regarde Ersatz, je lui dis, t'as faim? t'as envie de dodo? AH OUAIS DIS MOI QUE T'AS ENVIE DE DODO! (je vous promets, celui là, moins vous le pouponnez, mieux vous vous portez) Tu veux que je chante? Tu veux que je fasse un salto arrière en chantant? Tu veux qu'on joue à où est Perséphone (dans le salon en train de taffer glander pendant que tu DORS) TU VEUX DORMIR? Tu veux.... Oh non... Ersatz.... T'as pas fait ça...?
À son air satisfait, j'ai compris que si, il avait fait ça. C'est sa spécialité. Dès qu'il vient chez moi, Ersatz se lance dans une sorte de concours du tube digestif le plus rapide et le plus productif du monde. Alors là nouvelle expérience...
J'avais déjà changé une couche (j'suis assez nulle d'ailleurs). C'est un truc immonde, et la question qui traverse ta tête est toujours la même, comment une chose aussi mignonne (sauf Ersatz qui n'est pas mignon, mais tous les autres bébés le sont), peut elle être à l'origine d'un truc aussi immonde et surtout aussi puant... S'il n'y avait que moi on couperait les fruits, les légumes et les produits laitiers aux bébés, et le problème serait réglé. Enfin bon.
Donc là, j'ai tenté, le changement de couche sous champix.... Le champix ayant pour particularité, je vous le rappelle, de vous coller la nausée du matin au soir, et de vous écoeurer de tout. J'ai eu une seconde l'espoir que les effets s'annulent après avoir imaginé que le champix pouvait me désécoeurer de l'écoeurant... tu me suis? non tu me suis pas mais c'est pas comme si c'était grave parce que c'était pas hyper logique comme réflexion de toute manière... Bref, je me lance, un seau à porté d'oesophage pour parer au pire (quoique ça lui aurait fait les pieds que je lui vomisse dessus à ce suppôt de satan. Sauf que j'aurai du le nettoyer après).
Ersatz se marre. Se gausse, Se fout de ma gueule. À croire qu'il a le nez bouché ce con. J'enferme rapidement la couche souillée dans 6 sacs poubelles soigneusement scellés. L'odeur survit, traverse le plastique, revient dans mes narines. Tu connais cette expression assez laide et bien peu élégante, "j'ai les dents du fond qui baignent"? Ben voilà. Mais je m'accroche. Hop un coup de cillit bang pour dire adieu à la saleté, une couche propre que je finis à l'agrafeuse parce que ça tient jamais avec moi, au passage, je lance à Ersatz un, dis donc t'as un tout petit kiki les filles vont se moquer de toi toute ta vie et tu seras très malheureux et bam le pénible épisode couche sale est terminé. Puis je l'ai habillé avec son pyjama de gonzesse étant donné que ses parents ont l'idée saugrenue de le vêtir quasi exclusivement de rose et de mauve avec motifs trop pas virils dessus de type petits coeurs, flowers péraves, nounours mièvres, canards cheums. J'ai rajouté un noeud noeud rose sur son crâne pour qu'il se sente ridicule, et ai continué de le customiser jusqu'à ce qu'il soit paré pour la baby gay pride édition spéciale tuning 2009, puis l'ai laissé 5 minutes devant le miroir pour qu'il puisse se sentir bien con. Quand je l'ai récup, il était vener (et il jouait avec un fil électrique (branché) dénudé).
Puis je lui ai raconté l'histoire du bébé qui meurt après avoir été secoué par la nana qui le gardait. En le regardant bien au fond de ces vilains petits yeux pour qu'il cerne la menace. Puis j'ai enchaîné sur l'histoire du bébé qui avait été étouffé sous un oreiller par la nana qui le gardait parce qu'il voulait pas dormir. Puis je suis allée le coucher et... sans me vanter, je crois que j'ai chopé la technique. On peut pas dire qu'il ait pioncé, mais il était allongé immobile, les yeux fixes, vers le plafond, il semblait un peu traumatisé peut-être mais... en tout cas, il a pas moufté.
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