vendredi, 31 juillet 2009
Saigner le passé.
Je suis à pied, j'erre dans la ville, je suis dans un état catatonique alors je décide de faire comme ces hommes dans les films.
Je rentre dans un bar, le premier que je croise, certainement doit il se nommer le balto ou au chien qui fume à la vue du comptoir en zinc un peu crade et de sa population nauséabonde. Je fais fi de ces présences, je les méprise tant que je ne les vois plus. Le barman, un vieux type rougeaud, le patron à n'en point douter, me demande ce qu'il sert à la jeune fille, je ne lui réponds pas tout de suite, fixe le zinc, passe ma main dessus comme on caresse les épaules d'un homme, ma paume reste légèrement collée à un amas de sirop de grenadine et de bière, je ramène ma main souillée vers ma bouche et en lèche la tranche. Le gars me fixe, un peu interloqué, mais les gens qui exploitent des licences IV ne jugent pas. Puis je promène mon regard sur les bouteilles disposées sur une étagère de verre sale dans son dos. Que boivent ces types dans les films, quand ils rentrent d'une traite dans un bar, qu'ils s'installent au comptoir, et que d'un geste élégant de la main, ils signalent leur envie silencieuse au barman qui s'exécute avec respect face à cette virilité à 45°?
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jeudi, 30 juillet 2009
Quotidien.
C'est le bruit de son sèche cheveux qui m'a tiré du sommeil. Elle fait toujours un boucan pas possible le matin, et ça dure des heures. Elle met son réveil à 6h30, et moi à 7h20, nous sommes organisés ainsi, pour le bien de notre couple.
J'ai la gaule, normal. Le bruit cesse, elle doit à présent passer dans ses cheveux un ultime produit lisseur, d'un de ces flacons que je n'ai pas le droit de toucher sous peine de me taper un discours de trois heures sur le prix des cosmétiques, et puis le fait que je pourrais m'acheter mes propres produits, et cette conclusion, que je ne comprends toujours pas, que je n'ai pas la même nature capillaire qu'elle.
Ah.
Quand je dis "ah", ça l'agace, alors je dis souvent "ah" pour fermer les débats animés de ses monologues. Parfois, j'ai l'impression de vivre avec une alien. Cette femme ne respire pas. Je compte le nombre de phrases qu'elle enchaîne sans inspirer d'air neuf. Il ne s'agit même pas de phrases, car il n'y a jamais de point, pour ne pas laisser de brèche à l'ennemi. Alors je compte les mots. Des centaines. Je regarde ses lèvres s'agiter, puis je réduis le sens à un brouhaha. Je fixe ses lèvres. Ses lèvres...
C'est pour ses lèvres que j'ai accepté que nous emménagions ensemble. J'étais encore naïf. Je pensais ainsi avoir sa bouche disponible à toute heure, je trouvais ça pratique et agréable. Mais je n'avais pas envisagé que cette bouche parlerai autant. Je ne l'avais pas fantasmée agressive, dirigiste, bavarde, chiante. Inutile.
Pour moi, elle serait sensuelle et souvent ornée d'une queue. Donc belle. Accessoirement muette aussi, à certaines heures. Ces lèvres embrassent par contre, manque de chance, je ne suis pas très baisers. Elles embrassent le matin, au réveil, on s'en passerait bien, elles embrassent après le café, elles embrassent après la douche, elles embrassent en s'emparant d'un sac; marron, noir, rose, bleu, vert, marron encore, noir encore, noir encore, noir encore. Il parait que chaque sac est différent. Ah. Elles embrassent avant de passer la porte d'un air précipité, juste après avoir dit, je file je suis en retard, puis elles embrassent à nouveau alors qu'elle revient car elle a oublié son téléphone portable, mis à charger dans le salon.
Ce téléphone qu'elle a mis à charger au détriment du mien, car elle s'acharne à me piquer mes prises fétiches.
Je sens l'odeur du café, elle me prépare toujours mon café, elle sait que l'homme est plus malléable une fois sorti de la mauvaise humeur matinale. Puis j'entends ses pas se rapprocher de la chambre. Je m'enfonce dans le matelas, sous la couette, je passe une main sur ma queue, j'attends. Elle entre, me sourit, elle est belle. Un peu trop maquillée peut être. Et je n'aime pas ces collants qu'elle a mis. J'aime rarement ses collants. Elle est encore pieds nus, mais je parierai qu'elle mettra ces boots basses, à forme bizarre, ces pompes que je déteste. ça casse la silhouette, ça lui fait un gros mollet, un genoux peu accueillant, une cuisse trop confortable.
Mais elle est belle quand elle me sourit. Quand elle me sourit, je me rappelle pourquoi j'ai accepté d'ouvrir la porte de mon meuble de salle de bain à des boîtes de Tampax. Les jaunes. Regular. Il faudrait que je me renseigne sur les autres couleurs.
Je tapote le matelas de ma main libre, je lui fais signe d'approcher, ce qu'elle fait, elle pose son délicieux petit cul sur le bord du lit, proche mais lointaine, elle se méfie.
Cela dit, je suis généreux quand je dis délicieux petit cul. Il l'était lorsque nous nous sommes rencontrés, il l'était à notre emménagement, il l'était toujours je crois, l'an dernier, au mariage de mon frère. Puis je n'ai plus fait attention. Puis il y a quelques semaines, elle était nue, dans cette même chambre, de dos, elle se coiffait, concentrée, face à un miroir, pour une fois, elle avait oublié sa nudité, alors j'avais pu l'observer.
J'avais pris le regard neuf de l'homme que je serais si je m'ébattais toujours en liberté dans mon milieu naturel. Et là, j'avais vu. La fesse élargie, le cul un peu carré, tombant, puis cette texture, comme des petits trous, légers, de la cellulite je crois. Quand elle le contracte c'est encore pire.
Avant, elle vivait nue. À présent, son corps est sans cesse caché sous des tissus. Belles fringues me renseigne t elle souvent. Elle me sort les prix, les noms des marques. Je n'en ai rien à foutre, je l'aime nue. Même avec son cul carré et son grain de peau bizarre. C'est émouvant un cul qui tombe un peu.
Par contre, maintenant que j'ai découvert que ma compagne n'était plus une bombasse à délicieux petit cul, peut-être me permettrais je de la tromper avec une jeune fille ferme qui prend plus soin de ses fesses que de son visage. C'est ça, elle a délocalisé son attention. Je devrais lui dire, chérie, je m'en fous de ta patte d'oie au coin de ton oeil gauche, elle signifie que tu me souris souvent, alors laisse la tranquille, et puis ce n'est pas ton oeil que je baise. Au pire si tu deviens trop ridée, et bien je te basculerai toujours pas l'arrière. Mais si ton cul est gras derrière et ton visage, soucieux devant, alors comment alors nous faire? Baiser dans le noir? Nous le faisons déjà, presque. Elle est maîtresse en l'art de la lumière. Si tu retrouves un bon cul, prend donc toutes les rides que tu veux au coin des yeux. Ai le sens des priorités.
Puis, j'ai pris sa main, elle adore ça, ça fait amoureux. C'est facile de faire pétiller le regard d'une femme. Je l'ai glissée sous la couette, alors elle s'est crispée, elle a baissé les yeux, puis m'a regardé, comme ma mère me regardait naguère quand j'avais fait une connerie, puis m'a dit, comme d'habitude, non arrête, je suis coiffée et maquillée. Et puis on n'a pas le temps.
C'est faux, nous avions le temps, quelques minutes, c'est suffisant pour un petit coup. Vite fait, mais bien fait. Mais je n'ai pas insisté. C'est au début que je pouvais la forcer, elle gueulait, puis elle riait, puis elle jouissait. Là, non, c'est fini.
La serveuse du café à côté du bureau, elle est du genre à rire et à jouir.
Puis elle m'a embrassé, puis elle a pris son sac, puis je lui ai dis de ne pas oublier son téléphone qui chargeait sur mon bureau, elle a répondu merci j'allais encore l'oublier!
Je n'ai pas fait ça par bonté d'âme, je voulais juste éviter qu'elle rentre à nouveau, puis qu'elle m'embrasse encore une fois.
La porte a claqué, je suis entré dans la salle de bain, ça sentait bon. J'ai ouvert le placard, pris la boîte de Tampax, et l'ai foutue dans la poubelle. Puis je suis allé me branler, sur un de ses sacs, le plus cher.
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mercredi, 29 juillet 2009
Pour sauver Twitter, tapez 1.
Quelqu'un a déjà vu ce film intitulé Citizen Verdict? C'est un peu une daube, mais enfin elle a un intérêt. Dans ce movie, Jerry Springer, joue son propre rôle d'animateur de télé poubelle. Des coupables de divers méfaits sont livrés au vote du public au cours d'un show de riaule tivi tout ce qu'il y a de plus ricain. Après y a une morale lourdasse qui te donne envie de vomir mais moi, je vous propose de faire fi de la morale.
Je tiens entre mes mains l'avenir de la télé réalité. Ce sera donc 100% franchouillard, un mélange de l'amour et dans le pré et de plein d'autres choses. Cocorico ai je envie de dire. Cuicui serait plus adapté. (en plus je peux le vendre à M6 ET à Planète, je vais me faire des couilles en or.
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mardi, 28 juillet 2009
Vous l'avez bien cherché...
Puisque vous refusez de vous montrer objectifs avec un humain, je vais vous livrer en pâture un chien, la démarche devrait être plus aisée.
17:02 | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Ah ouais... quand même.
Think week dans la cambrousse tourangelle. Boulot en retard, branlette intellectuelle, bronzette, sport, légumes verts et j'en passe.
Puis en traînassant, main dans la patte avec Bart le chien, je me suis croisée sur un mur...
13:33 Publié dans MA VIE | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 27 juillet 2009
Sportive dans l'âme
On me demande de parler de footing, je ne comprends pas pourquoi, de toute façon, j'ai les tendons hyperlaxes, je peux pas courir, TU VOIS? Non je ne te demande pas si tu me vois, je sais que tu me vois, je te demande si tu vois? Alors ne me parlez plus de footing, de jogging, de course à pied, non, cessez.
J'ai essayé de courir une fois à Paris, bravant les conseils de mon ostéopathe, un brave homme, autrefois vétérinaire, reconverti dans l'humain. Avec une amie, nous nous trouvions la cuisse flottante et le ventre bas, aussi avions nous pris conseil auprès d'un ami décérébré mais musclé, qui avait été catégorique, pour sécher, faut courir. Sécher. Je trouve ce mot merveilleux, ce verbe est encore plus puissant que maigrir, ou mincir, ou même sculpter sa silhouette, sécher, tu sens fondre tes hanches dodues rien qu'en l'évoquant. Alors ok pour sécher, je décidais donc de faire fi de la menace médicale, et m'organisais avec ma camarade pour aller courir, dès l'aube de 10h, le dimanche suivant. Mais avant cela, nous devions bien entendu, passer par la case obligatoire de tous grand sportif parisien, American Apparel. T'as cru quoi? Qu'on allait courir en jogging?
600 euros plus tard, je me sentais prête à avaler les kilomètres, à défaut des tablettes de chocolat. Je sentais poindre en moi la passion du sport, l'amour de l'effort, la force du combattant.
J'étais déjà presque une sportive dans l'âme.
Mais uniquement dans l'âme.
Le dimanche, nous nous appelâmes pour décaler au dimanche suivant à cause de cette soirée du samedi, qui en soit, nous nous mîmes d'accord à ce sujet, constituait déjà une séance sportive de premier ordre.
Le dimanche suivant, prise de ma crise de foi annuelle, je ne puis aller courir, car j'assistais à la messe de l'église d'auteuil en mâchouillant une ostie (ils pourraient faire un partenariat avec Hermé quand même on n'est pas chez les ploucs, et le cureton, s'il pouvait faire tourner la vinasse, ça ferait moins pingre).
Le dimanche suivant, je ne pouvais pas non plus, car je devais absolument retrouver, torturer et buter cet Olivier de chez Carglass (ouais, celui qui répare et qui remplace), lui exploser sa tronche dans le pare brise de son utilitaire de merde, que pour le coup, il aurait eu une bonne raison de faire réparer, si encore il avait été en vie pour cela.
Enfin, le dimanche suivant, j'étais en place. Sauf que je me rendis compte que mes fesses ayant encore poussé, je devais retourner chez American Apparel pour quelques ajustements honteux de type "salut t'as pas pareil, mais pour fat?"
Le dimanche suivant, on pouvait pas, il pleuvait.
Le dimanche suivant, nous y étions! L'aube de 14h, du soleil mais pas trop, petit vent, moral haut, cuisse ballotante, seins... ah non. Avant même d'avoir commencé à courir, je me sentais déjà sécher. "Je sèche, je sèche!" criais je en sautillant entre les tapins du Bois de Boulogne.
Mais nous n'étions pas là pour déconner. Et puis les putes commençaient à se montrer menaçant(e)s
Notre ami sportif, mais bête, nous avait dit, il faut courir au moins 45 minutes, sinon ça sert à rien. Nous avions donc divisé ce temps par deux, étant donné que les hommes doublent toujours tout. C'est bien connu.
25 minutes donc.
Non attends... 45 divisé par deux... C'est dur, parce que c'est pas rond...
Ah bah, si ça fait 20 minutes.
"Oui mais il est plus de midi" intervint alors ma camarade tout de rose vêtue.
"Exact!" rétorquais je.
Nous devions donc retrancher 1/5ème du temps, à cause du degré d'hydrothermie dans l'air, et de la position du soleil.
Il s'agit de faire du bien à son corps, pas de le maltraiter.
Donc... 20 - ... Bon...
10 minutes.
Allez go!!
Nous partîmes, la foulée ample, le sourire aux lèvres (option trendy SM), l'abdominaux contracté, le bras conquérant.
Au bout de très exactement 150 mètres, soit 2 minutes, notre course ressemblait à du power walking (si, tu sais, ce sont ces gens qui marchent vite et de façon très tonique et ridicule, et quand ils arrivent vers toi, t'as l'impression que c'est pour te péter la gueule. C'est la marche du pouvoir quoi!), power walk donc, mais sans le power pour nous.
Au bout de 3 minutes, je m'arrêtais, prétextant un AVC. À la minute 4, je m'asseyais sous un arbre pour guérir de mon AVC. À la minute 5, je m'endormais, ma camarade également, à la minutes 245, nous nous réveillions, pile à l'heure pour le goûter!
Je suis une sportive dans l'âme, mais pas dans le corps.
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samedi, 25 juillet 2009
Dérapage.
Mes mains sont poisseuses de mon méfait, je le porte sur moi, son odeur colle à mes narines. Je suis sensible aux effluves, elles sont presque mon unique mémoire fiable. Dans mes psychoses olfactives d'ordre alimentaire, il existe de puissants vomitifs; les snickers, le foie de veau, la papaye, le pop corn salé, les rognons et la tequila, mais règne en maître incontesté celui que je ne peux ni voir ni sentir, celui dont je devine la présence avant même de passer une porte, il est mon Voldemort, car je ne peux en prononcer le nom, je parle là du guacamole. Si l'idée me venait un jour de souffrir de troubles alimentaires, si l'idée me venait une nuit de me remplir encore et encore de nourriture puis de me faire vomir, pas besoin de passer par la case eau tiède. Vous ne connaissez pas cette technique? Vous manquez de boulimiques dans votre entourage. Il s'agit, une fois la crise passée, c'est à dire, une fois le gavage terminé, de boire 1 litre d'eau tièdasse. C'est radical pour régurgiter vos méfaits en vous haïssant de n'être que vous. Cette bien piètre image que vous trimballez depuis qu'un ou qu'une vous a placé sous ce sol à présent couvert de votre vomi. Vous auriez mieux fait de lui gerber dessus diretement à ce con ou cette conne, vous auriez ainsi évité de faire exploser votre budget bouffe. En période de crise, boulimique, c'est une névrose de riche. Régurgiter sciemment de la nourriture, c'est mépriser les petits enfants d'Afrique qui meurent de faim.
Je veux donc laver mes mains, frotter mes paumes, martyriser mes phalanges, gratter mes ongles, faire rougir ma peau, la rendre propre, nette, pure, neuve. Mais ne devrais je pas m'occuper du couteau en premier?. Si, ce serait judicieux. Je cherche dans mes souvenirs des films ou des séries, je cherche ces moments où les auteurs de méfaits nettoient la scène du crime, mais toutes sont insatisfaisantes, le coupable se fait toujours choper. Puis je repense à Arlington Road, car le film se finit mal, ça en fait une bonne histoire à mon sens, ces quelques minutes de fin me font jouir., cette injustice, trop rare, m'enchante. Puis je revois ce boot camp pour gros suants sur une corde à sauter; leur fourberie pour obtenir du poulet frit, leur soudaine intelligence pour combler les carences, leur sournoiserie pour chourrer une viennoiserie. Pourquoi est ce que je pense aux gros qui suent sur les cordes à sauter?
Que ferait Steven Seagal à ma place?
Je ne suis pas sur un bateau, je ne parviens pas à le placer dans le contexte de la terre ferme.
Que ferait Chuck Norris à ma place?
Chuck Norris déciderait qu'il n'est pas coupable.
Que ferait Columbo à ma place?
C'est une de mes grandes peines, que l'inspecteur Columbo n'ai jamais dérapé, cet épisode eut été fabuleux.
Que ferait Oprah?
Elle paierait. Moi je suis encore trop feignante pour être riche.
Que ferait Bill Clinton?
Il nierait.
Que ferait George Forman?
Je sais pas, mais un truc avec son grill.
Que ferait Sarkozy alors?
Il enverrait Carla.
Que ferait Montgomery Burns?
Il enverrait Smithers.
Que ferait Pam?
Elle montrerait ses seins. Mais je n'en ai pas assez pour me cacher derrière.
Que ferait Luc Besson?
Un film très cher et très médiocre. Je ne suis pas encore assez riche, vous dis je, pour cela.
Que ferait Marc Dorcel?
Il me licencierait. Je ne le trainerais pas aux Prud'hommes
Que ferait Chantelle?
Il crrrraquerait.
Que ferait Griffin Mill?
Je sais pas, et c'est pour ça que j'aime Griffin.
Que ferait Cartman?
Une diversion pire que le méfait de base.
Que ferait Charles Foster Kane?
Il dirait Vous ne pouvez pas me faire ça, je suis Charles Foster Kane !
Que ferait le docteur Troy?
Il me baiserait après avoir foutu un sac en papier recyclable sur ma tronche. Mon geste éco maso citoyen.
Que ferais je à ma place?
Dans quel état erre je?
Ah oui, le couteau. Je rentre dans la cuisine, le regard bas, la queue entre les jambes. Malgré mes efforts pour flouter les contours de l'évier, les fruits et les légumes entrent dans mon champs de vision, pour me narguer. Ils sont au complet, pas la peine de les recompter frénétiquement, je le sais, malheureusement. Tous me fixent, leur mépris m'accable, mes épaules se voûtent, mes yeux s'embuent, mais je dois continuer coûte que coûte, pour effacer les traces, les preuves, pour pouvoir me cacher la vérité à moi même. Sois un homme ma fille, et mens toi toi-même.
Puis mes mains sales trouvent le couteau, mes doigts s'enroulent autour de son manche, le serrant un peu, mais pas trop. La lame porte sur son tranchant toute l'Histoire de ma volonté perdue.
Que ferait dieu à ma place?
Il avouerait, ce candide certain d'être pardonné. Je m'aligne sur lui alors. Pour une fois. Je suis faible.
J'ai bouffé tout le brownie (en solo. et il était énorme)
Je file m'acheter une corde à sauter et du guacamole.
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vendredi, 24 juillet 2009
QUI m'a défollowé??
Désolée pour tous les gens normaux qui ne sont pas (encore) lobotomisés par tous les badgets sociaux du web qui nous font croire qu'on a plein d'amis mais je vais (encore) vous parler de Twitter.
Je jette la pierre Pierre, mais j'en suis la première consommatrice de ces conneries là, j'aime le lol à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et là, ce genre d'outil, c'est du pain bénit, toujours quelqu'un pour échanger, surenchérir, ou pas. Twitter ça te sert d'agrégateur de flux, d'outil de promotion, ça te sert à partager, à branchouiller, à balancer, à rumeurer, et à loler. Twitter, c'est une boite à meuh. Ah oui, ça te sert aussi à live-commenter l'amour est dans le pré. Et parfois, on te gonfle avec des trucs relous, genre en ce moment, c'est FriendFeed parce que tout le monde flippe de n'être un happy few et qu'on se demande si faut en être ou faut pas en être, alors on regarde comment réagissent les "gros", on tremble, on pose des RTT pour être sûr de ne pas rater un truc super important. Twitter, c'est... ouais... c'est un peu.... oui... C'est ça.... Mais en pire.
Alors voici comment s'organise le bouzin, on a des following, ce sont les gens dont on suit les updates (ouais si je te parle chinois, je suis désolée) et les followers, ce sont les gens qui nous suivent, ceux qui pensent que nos conneries sont dignes d'intérêt. Quand je dis "dignes d'intérêt", je me comprends. Règle d'or, faut avoir plus de followers que de following, ça veut dire que toi, tellement t'es génial, tu peux choisir, t'es pas un crevard. Et puis, ça donne confiance, ça appâte, ça... oui, ça se mord la queue. Très fort, en plantant les dents dedans puis en tirant.

Et il se trouve que ce matin, nous avons tous perdu des followers. Et que tout le monde était outré en comptant ses petits dès l'aube, et de se dire, mais Où SONT MES ENFANTS? QUE SE PASSE IL? PERSONNE NE M'AIME? Pour finir par, MAIS QUI SONT CES FILS DE PUTE QUI M'ONT DÉFOLLOWÉ DANS LA NUIT??!!!
Scandale mec.
Puis les questions, mais pourquoi? Comment? Qu'ai je fait? Lequel de mes tweets m'a valu ce désamour? Et si je me coupais les veines? Ou si je foutais la tête dans le four? Ah bah non, merde j'ai pas de four.
Tu vois qu'il fallait acheter un four.
On résume. Surprise, incompréhension, souffrance, tristesse, colère, haine, vengeance, dépression, mort.
Perdre du followers, c'est comme perdre de la taille de bite. C'est insupportable.
Je me moque, mais moi aussi je me suis posée la question ce matin. Alors j'ai lancé une enquête en me disant, je les poursuivrais jusqu'à la fin de mes jours ces merdeux, je vais le retrouver, leur péter les rotules, leur perforer le thorax et leur tirer les cheveux. Mais pour QUI se prennent ils?
#quandjaicompris
Pose ce four tout de suite, ce n'est pas qu'on ne t'aime plus, tu n'es pas non plus victime d'un complot, c'est de la MAINTENANCE.

09:09 Publié dans MA VIE | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 23 juillet 2009
Je suis nulle en titres en ce moment, alors je cesse
Quelques brèves, ça faisait longtemps.
Énorme FAIL d'un pote, l'autre soir, un peu bourré, draguant une fille, mignonette, toute petite, qu'on charriait sur sa taille parce que nous ne sommes qu'une bande de gens méchants. Pour la réconforter et s'attirer ses faveurs, il a voulu lui dire "j'aime les filles petites", problème, l'alcool aidant c'est "j'aime les petites filles" qui est sorti de sa bouche.
***********
La menace ci-dessous plane toujours, je pense qu'il était bon de le rappeler. À bon entendeur...

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Quand tu es dans un restaurant espagnol et que tu commandes un vin "pas trop puissant", ben à la fin de la bouteille, tu te demandes ce que devait être leur vinasse "pas pour les fiottes"... Puis tu pars, t'es en A, tu repères B, tu traces une diagonale courbe, puis une autre diagonale en lignes brisées, puis une autre, puis une autre. Avec un peu de bol, t'arrives en B, mais un conseil, oublie le concept "à vol d'oiseau".
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ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé de mon clébard hein? Bart le chien est morose, il s'est fait semi plaquer par sa meuf, depuis, il fait la gueule (pas la grève de la faim non plus, mais enfin, quand même... il snobe le bâton... c'est genre ça va pas). Cette photo pourrait s'intituler TS imminente. (et ON A TOUS DES BOURRELETS QUAND ON EST ASSIS)

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Un soir, en rentrant tard, dans mon quartier vide, je passe l'entrée, appelle l'ascenseur, tiens le mur parce que bon, on sait jamais, il pourrait tomber. L'ascenseur arrive, les portes s'ouvrent, y a un type à l'intérieur qui me dit, "ah j'ai du vous faire peur". En le rejoignant dedans, je rétorque dans un souffle à 45° "oui, vous auriez pu être le tueur de la nuit" (non mais il avait TROP le physique du tueur de la nuit), et là, il répond dans un rictus "alors ça, vous ne le saurez qu'une fois que vous aurez refermé le verrou de votre appartement derrière vous". Et lorsque je suis descendue, un peu fébrile, au troisième étage, il a fait genre il me suit genre je suis un comique. Moi, j'ai dormi avec le fusil à pompe sous l'oreiller.
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Mes voisins du dessus sont un charmant couple de libanais, jamais là, sauf pendant les vacances où ils viennent en France pour voir leur famille et surtout, leurs petits enfants. Leurs millions de petits enfants. Dimanche, vers 7h30, ils ont organisé un concours du hurlement de gosse le plus strident. J'ai gagné.
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C'est bizarre le troisième âge de mon quartier (70% de la population) n'a pas encore migré vers Cannes, normalement, ils partent en formation en V dès que début du mois de juin. Arthus Bertrand avait raison, le réchauffement climatique a déjà des effets dramatiques, normalement moi, à cette époque, je me fais plus griller par de la vieille fourbe à la caisse du Monop. Faut réagir, sinon je passerai pas l'été.
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Puis sans commentaire, voici un extrait d'une revue technique d'une grande école française que je ne nommerai pas. Dernière page, celle où ils expliquent aux ingénieurs la marche à suivre pour soumettre leurs articles.

10:28 Publié dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 22 juillet 2009
Mais ouille!!
Je suis désolée, je vais vous parler d'un truc de gonzesse mais enfin en ce moment, je suis victime de ma condition de femelle, alors les notes s'enchaînent MAIS ne se... bon, si elles se ressemblent, mais comme vous êtes tous ballonnés de rosé, ça vous choque pas plus que ça.
Je vais vous parler d'une conspiration, d'une guerre, d'un combat vain que mène la femme depuis des années, causons peu, causons plat, causons poil.
Ah ouais j'avais prévenu, y aura pas Pulitzer aujourd'hui, mais seulement poule teaser.
(CLAP CLAP CLAP!! clap... clap... clap. Hum.)
Bref, c'est là que la limite entre la vraie vie et le virtuel se fait ressentir, parce que dans la vraie vie, je te causerai pas de mon épilation de la ch.. de.. de là, sauf si t'es directement concerné par cette nouvelle.
Au pire, je me la jouerai Bill Clinton style, je nierai.
Bref encore. Donc, il y a quelques semaines, je suis chez ma dermato pour lui montrer mon mélanome du mois qui s'avère être comme d'habitude un rien du tout, lorsqu'entre deux chèques (ouais y a d'la magouille niveau monnaie dans le monde de la dermatologie;, on blanchit les putes russes ou je sais pas trop quoi), je lui demande quid de l'épilation laser.
J'lui demande même comme ça, je m'en rappelle comme si c'était y a quelques semaines.
- dis docteur, quid de l'épilation laser?
Que n'avais je pas dit. J'eus droit à l'historique du poil, à une découpe transversale de machine à laser, à ceci à cela, moi je n'avais qu'une question.
- Est ce que ça fait mal?
"ça picote un peu" elle avait répondu.
La pioute....
Une occasion de se libérer d'un carcan moi je saute dessus, alors après avoir vérifié que la séance coûtait bien cher (parce que je me méfie des choses cheap), j'avais dit roule ma poule, fais pétave le rdv.
Elle fit pétave le rdv en ce mardi 21.
Alors il faut savoir qu'il y a comme une sorte d'Omerta autour de l'épilation laser. Quant tu demandes combien ça coûte, on te répond, ben ça, mais peut être ça. Puis quand tu demandes combien faudra de séance, on te répond ben ça ou peut être ça.
En gros, tu sais juste que ça va coûter un peu de sous. Mais en s'en fout, on veut bien devenir sdf mais sans poils.
Aujourd'hui 18h15, Marcel Sembat.
Je trouve le cabinet, je trouve ma dermato, elle me dit, grimpez sur la table, déshabillez vous. Moi, un peu débile, je demande, la culotte aussi? Mais non grosse on va t'épiler le maillot à travers le tissu. Ah bon? que je fais? #quandjaicompris
Je rappelle qu'elle avait dit, "ça picote"!
picoter (v.).faire éprouver des picotements; irriter légèrement.
synonymes; chatouiller, cueillir, démanger, gratter, marquer, picorer, piqueter, taquiner
On a bien noté les synonymes?? Ok. Continuons.
Je suis vraiment en train de vous raconter une épilation laser là?
IL EST TEMPS QUE JE PARTE EN VACANCES.
(je fais un coucou à tous les gens pour qui je bosse en ce moment et leur demande de ne pas penser à mon épilation lors de notre prochain rdv. Merci.)
Bref, je me retrouve à poil, avec l'autre la tête entre mes cuisses, qui me dit, alors là aussi? et là? et comme ça?
Franchement en ce moment, j'écarte plus souvent les jambes devant des inconnus qu'un tapin en pleine saison, période bleue. Y a eu le gynéo, puis le type fou à l'échographie (ah ouais non mais ça je peux pas raconter, je le vis comme un viol), puis elle, donc bon, un de plus un de moins... hein!
C'est à en perdre mes repères. Socialement, c'est handicapant. Si. Vous ne me croyez pas? Ben prenez rendez vous avec moi, vous comprendrez...
Bref...
Je rappelle que cette pioute avait dit, "un picotement" hein.
Elle me dit mettez les lunettes. J'suis sure qu'elles servent à rien ces lunettes de protection (non pas un masque genre soudure, des lunettes genre UV), mais c'est pour justifier le prix. ATTENTION C'EST CHER CAR IL FAUT METTRE DES LUNETTES.
Bref, toute pudeur ailleurs, elle me chope et m'annonce, "je mets les lunettes aussi". Formidable me dis, personne ne voit plus rien, j'vais me faire épiler le crâne au laser (c'est peut être ce qui est arrivé à Guylaine #adp) et hop.
Elle allume cette machine énorme et dit "ça va piquer un peu".
AH DÉJÀ C'EST PLUS PICOTER, C'EST PIQUER.
Je fais ouais ouais non mais ça va je suis pas une fiotte, mon blog n'est pas rose, j'ai fait le Vietnam, vas y femme, bosse.
Elle s'y met.
PUTAIN SA RACE.
Mais tu sais les mecs qui se livrent à la torture? Ils devraient laisser tomber les batteries, les baignoires d'eau, les piques sous les ongles...
... pour se mettre à l'épilation laser. Je te promets que tout le monde avouera.
Moi par exemple, entre deux chapelets d'injures, j'ai tout avoué. Même des trucs que j'avais pas fait du tout, mais enfin tu t'en fous, t'as mal, t'avoues, tout. T'inventes et t'avoues.
OUI c'est moi qui avait bouffé la boite de finger en 97, puis oui je me suis tapé Brian quand je sortais avec Robert, oui chéri c'est moi qui ai niqué ta bagnole et ouais, j'ai tué Jésus!!
Puis elle a cessé. J'ai récupéré ma dignité écrasée sur le sol, puis elle a dit, "là dans cette zone ça risque de faire mal..."
...
!!!????
Parce qu'avant? on se chauffait c'est ça? Le seuil de tolérance ça te cause?
Elle a fait ploc, puis ploc, puis ploc.... Là j'ai comme un trou noir. Quand j'ai rouvert les yeux, j'étais debout, elle allongée sur la table et je lui balançais du laser dans les yeux en hurlant
ET LÀ??? çA PICOTE OU BIEN çA PIQUE!!?????
Puis j'ai payé.
Et je suis repartie. Dignement. En marchant un peu comme si j'avais perdu un pari à la con alors que je me trouvais dans un vestiaire de rugbymen.
Et depuis, je vous promets que je sens le brûlé.
VOILÀ. Nous sommes intimes.
12:31 Publié dans MA VIE | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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