vendredi, 21 août 2009
Pardon.
Mon amour, je te demande pardon. Je sais ce que tu vas répondre, ou plutôt je devine ton silence, ce mutisme que tu m'imposes depuis quelques semaines, quelques mois peut être, je ne sais plus, le temps est détraqué depuis que tu m'ignores.
Je sais que je n'ai aucune excuse et que tu m'avais prévenue, mais je te demande quand même de m'écouter, une ultime fois, je dois t'expliquer... tu peux comprendre, tout peut recommencer, comme avant.
Tu te souviens? Avant? Quand j'hésitais, je te consultais, parfois tu riais de mes hésitations, d'autres, tu me gourmandais gentiment. Tu savais que mes intentions étaient bonnes, alors tu m'aidais, moqueur face à ma perpétuelle perplexité. Je suis de ces gens qui doutent souvent, ce n'est pas une qualité. Tu m'aidais à trouver confiance en moi, parfois tu me disais, non, fais ça toute seule, écoute ton instinct, laisse toi aller, je sais que tu peux le faire. J'aimais cette complicité, ce jeu entre nous, on avançait ensemble, on était "nous".
Et puis... Je crois que c'est ce qu'on appelle le micro blogging qui a signé le début de notre mésentente. Tu m'as vue passer des heures à résumer des conneries en 140 caractères, tu m'as vue répondre à des inconnus qui ne te respectaient pas, tu m'as vue moi-même sombrer dans les défauts des gens pressés. Tu as assisté à ma déchéance, tu as essayé de me prévenir, de me sauver.
Je sais que tu as voulu me retenir, je sais que tu étais là, mais je t'ai ignoré. Je t'ai dit, mais détends toi un peu, tout ceci n'est qu'un jeu. Internet n'est qu'un divertissement, c'est quand même flagrant. Un jeu malpropre as tu répondu, malsain et dégradant, un éloge de la facilité qui te tire vers le bas, et là, tu commences à creuser. Tu n'as jamais aimé ces conversations empressées propices au laisser-aller. Je ne t'ai pas vu t'éloigner ou plutôt j'ai détourné les yeux, résignée. Notre complicité n'était pas compatible avec mes nouveaux amours, parce qu'en 140 caractères, parfois, tu conjugues pas, pour faire plus court.
Bescherelle, je t'aime, reviens, je te promets de faire des efforts.
J'ai mal à mon Bescherelle
J'ai bobo au dico
J't'appelle, ça prend deux L
Et quid du E dans l'O?
10:19 Publié dans CORRESPONDANCES | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Plus, c'est trop dur...
Écrit par : PoL | vendredi, 21 août 2009
Ça fait penser à béchamel
Et que dire du Bled hein......
Écrit par : cremlystella | vendredi, 21 août 2009
Écrit par : Kaplan | vendredi, 21 août 2009
Écrit par : Nicolas | vendredi, 21 août 2009
Écrit par : PoL | vendredi, 21 août 2009
Cremlystella, Bled, c'est de loin le pire je suis bien d'accord.
Kaplan, je sais pas, c'est un connard buté. pour Internet, oui oui, il pirate mon wifi
Nicolas, ben voilà, je suis misérable, je vais pleurer dans mon coin. merci.
PoL, of course, mais il a quand même un nom tout pourri.
Denis, oh oui, merci! (j'ai pas toujours le reflexe technologie en fait)
Galliane, tu es donc un vieux con?
Écrit par : Perséphone | vendredi, 21 août 2009
Écrit par : Denis | vendredi, 21 août 2009
Aujourd'hui on twit sur des iphones payés en euro et on se fait chiiiiiiiier, le petit jeu de qui sera le plus fin est d'une vacuité vertigineuse.
C'était la minute matinale et grincheuse d'un vieux con réactionnaire, merci.
Écrit par : Gallïane | vendredi, 21 août 2009
Écrit par : PoL | vendredi, 21 août 2009
Écrit par : Elienai | vendredi, 21 août 2009
@ Perséphone : et quid des majuscules ? Ca irrite, ça aussi, non ?
Écrit par : NicMo | vendredi, 21 août 2009
# révérence #
Écrit par : imposture | vendredi, 21 août 2009
Même sur un article sur le Bescherelle, tu fais une faute de grammaire.
Paix à son âme.
Écrit par : Cracotte | vendredi, 21 août 2009
Écrit par : Axel Nader | vendredi, 21 août 2009
Ne t'en fais pas, je te pardonne. Je me rends bien compte que la dynamique du ouèbe 2.0 t'a complètement absorbée, et j'espère seulement que lorsque tu reviendras à la raison (ce qui ne saurait tarder, ton mea culpa me faisant l'impression d'être un signe précurseur d'un retour à la religion du Livre), tu n'auras pas perdu toutes tes bases.
Moi-même, je peux te l'avouer à présent que tu m'ouvres ton cœur, je fais appel à des correctrices de temps à autres. Non pas que je ne sois pas sûr de ma syntaxe, non, il s'agit juste de les voir se pencher sur mes écritures. Ah, euh, oui, les correctrices... elles sont nues. Il faut ce qu'il faut.
Écrit par : Mr. Bescherelle | vendredi, 21 août 2009
Elienai, j'avais cru comprendre, mais voir ton pénis me rassure
NicMo, alors oui, sauf que je suis la première à ne pas en mettre sur twitter, ça me donne l'impression d'être une rebelle... ouais je sais... je crains.
imposture, merci ça va pas arranger mon histoire de jeans qui rétrécissent ça
cracotte, je sais, c'était pour agacer mon amoureux perdu
Axel Nader, ben ouais mais c'est triste (je crois)
Mr Bescherelle, hey salut toi! ça m'étonne pas pour les filles à poil, j'ai toujours su que tu me trompais, j'ai même plus de regrets maintenant, tiens, vengeance. Je suis allé aux marché acheté des fleur.
voilà
Écrit par : Perséphone | samedi, 22 août 2009
Écrit par : imposture | samedi, 22 août 2009
Suis dég' !
Je vais me suicider en me mettant la Méthode Cauet à fond dans mon casque, jusqu'à fusion de mon cerveau.
Adieu !
Écrit par : NicMo | lundi, 24 août 2009
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