samedi, 31 octobre 2009

Témoche va mourir.

Je regarde ce pigeon qui pionce sur le rebord de mon balcon. Cela fait trois semaines qu'il vient ici dormir une heure tous les matins. Je déteste les volatiles mais ce pigeon là, je l'aime bien, alors je lui ai donné un nom, il s'appelle Témoche. J'ai une certaine affection pour Témoche, déjà, parce que moche, il l'est. Physique chétif, plume rare, oeil terne, ce pigeon est sans panache, sans avenir, il n'essaie même plus de sauver les apparences, il survit jour après jour, et de 9 à 10, il vient sur mon balcon pour faire le point. Il a l'air malade, peut être se trimballe t il une teigne ou un truc dans le genre. Son cou est presque parfaitement dégarni ça lui donne une drôle de dégaine, comme si sa tête lévitait au dessus de son corps, il est comme décapité alors Halloween, c'est un peu son jour. Il ne doit pas être bien vieux, mais il ressemble à un vieillard. Il est voûté, un peu comme ces couples qui se jurent de s'aimer toute leur vie alors qu'ils n'ont pas 20 ans.

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vendredi, 30 octobre 2009

Et la lumière...

Vous connaissez tous le syndrome du bidule à racheter qu'on inscrit perpétuellement sur sa liste de courses et qu'on zappe à chaque fois. Pour certains, c'est l'huile d'olive, pour d'autres le dentifrice, moi c'est l'ampoule gros culot à vis. À peine ma porte passée, de retour du monop, alors que j'appuie vainement sur l'interrupteur de mon entrée et que la lumière ne se fait pas, je tape la paume de ma main contre mon front, je lève les yeux au plafond, et je constate, désabusée, putain j'ai ENCORE oublié de prendre des ampoules.

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jeudi, 29 octobre 2009

Vin blanc sec.

Attention alerte.

Oubliez deux minutes la grippe A, de toute façon, c'est même plus à la mode, et j'ai trouvé tellement plus dramatique.

ça se passe vers le boulevard du Montparnasse. Cette zone est infestée par un mal bien pire qu'Ebola ou toutes ces conneries, croyez moi. Hier après midi, je suis dans ce coin, en rendez-vous. Je tourne au perrier, il est au café, nous parlons pétrodollars et coût de la passe. Puis, les minutes défilants, il me soumet l'idée de passer à une boisson un peu moins chiante. Il est alors 16h45. Je refuse poliment, mais il insiste (enfin, il dit juste, "ah". mais je prends ça comme une insistance lourde), nous commandons donc deux verres de vin blanc, sec. Le serveur nous dit alors, "je vous conseille le macon". Il est assez beau ce serveur alors il a forcément raison. Va pour deux Macon lui réponds je avant de le renvoyer en salle d'une magistrale main au cul mentale.

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mercredi, 28 octobre 2009

Branlette

... intellectuelle (n'ayons pas peur des mots). L'autre soir, je discutais avec mon chien et...

Ouais c'est marrant que tu me demandes si j'étais bourrée, parce qu'en effet, j'en tenais une petite... bref...

Donc, je discutais avec Bart le chien et je lui faisais part de mon souci actuel. Avec Bart on parle beaucoup, il me raconte le succès de sa dernière opération commando pour voler du saucisson, et moi je lui explique que ouin les hommes, l'urssaf et le prix du coiffeur. Je le soupçonne de pas m'écouter. Un peu comme vous, maintenant.

Allez, on se concentre. Bon.

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mardi, 27 octobre 2009

Cela devient... vexant.

Au niveau de mes rêves, ça ne s'arrange pas. J'en conclue que je dois avoir une molécule de Champix qui est toujours collée sur Gontrand, mon unique neurone, syndicaliste. Ils ont un point commun ces songes, ils sont tous psychiatriquement intéressants, par contre, les special guests tournent. Exit Bernard Lavilliers (Memba Bernard épisode 1 La passion, épisode 2 la rupture, épisode 3 un dernier tour de piste), cette nuit, c'est Mry qui était invité dans ma tête.

ça commence comme ça, je suis dans une paillote, en Thaïlande, je fais la queue pour acheter des clopes, je suis entre des collégiennes japonaises et une tortue géante, c'est Emery le buraliste. Je lui demande un paquet de Marlboro Medium, il hoche la tête en affichant un petit sourire narquois assez agaçant. Alors je lui sors un très élégant BEN QUOI?

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lundi, 26 octobre 2009

tiens ben tu vois, ça m'écoeure

- T'as pas blogué Perséphone aujourd'hui.

- Non. Tu sais pourquoi?

- Non mais quelque part... je m'en cogne complètement. Moi j'disais juste ça comme ça...

- Alors je vais t'expliquer.

- T'es pas obligée.

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dimanche, 25 octobre 2009

Fille ou garçon?

Elle est passée me prendre chez moi en m'engueulant; sors de là, tu ressembles à un fantôme. N'importe quoi! je lui ai répondu, j'rayonne tellement que j'ai filé une cataracte à l'épicier en allant chercher mon redbull du p'tit déj. Alors elle me tire devant le miroir. Je me retrouve face à l'illustration parfaite du teint gris. Je baisse les bras, ok, je t'accompagne, UNE heure, pas plus!

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samedi, 24 octobre 2009

Régime sec.

J'attends en terrasse. Lorsque j'ai repéré cette table isolée, elle était baignée de soleil, à peine mes fesses posées sur la chaise, l'astre s'est planqué, alors je me les pèle. Sévère. Mais c'est pas grave, de toute façon, ai je le choix? Il me rend nerveuse, les bruits de l'intérieur des cafés me paniquent, les endroits clos et publics me font disjoncter, alors mixer toutes ces terreurs, ce serait s'assurer une chute fort peu élégante de toute ma taille et tout mon poids sur ce sol carrelé à la propreté douteuse. Donc je suis en terrasse, j'attends. D'un SMS il m'annonce dix minutes de retard, ce seront finalement quinze. Mais je m'occupe. À la table à coté, deux québécoises racontent Paris en engouffrant des frites. C'est assez drôle. Je ne sais pas si ce qu'elles disent est vraiment cocasse ou bien si leur accent suffit à me faire sourire. L'accent confère un vrai pouvoir comique à n'importe quelle affirmation. Bosso sans accent, imagine le drame, déjà qu'avec on se fait chier...

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vendredi, 23 octobre 2009

Jean-Pierre T et moi.

Perséphone se balade avec Jean Pierre Treiber dans un petit bled de Seine et Marne.

PERSÉPHONE
JP tu veux pas qu'on retourne dans la forêt? ça craint là non?

JEAN-PIERRE TREIBER
ça craint rien du tout, puis faut que j'aille acheter des timbres au tabac...

Ils rentrent dans le tabac, Jean Pierre achète ses timbres. Il se retourne vers Perséphone.

JEAN-PIERRE TREIBER
On se fait un rapido? On s'en jette un petit?

PERSÉPHONE
Moi je retournerais bien dans la forêt Jean-Pierre...

JEAN-PIERRE TREIBER
Ok ok, on y go... Marche pas si vite! Y a pas le feu au lac! Attends, on tape la pose devant les caméras de surveillance? Tu verras, c'est lol.

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jeudi, 22 octobre 2009

Youpi...

Dites moi, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé de travaux sur ce blog? Pile 1 an que mon chantier interminable s'est finalement achevé après quelques... déboires, retards et tentatives de meurtres, le tout saupoudré d'insultes diverses et variées, de cris, de larmes, et de 10 kilos en moins. Cette ambiance fin du monde vous manquait? ça tombe bien, y a 5 types qui viennent de débarquer chez moi pour changer les fenêtres coulissantes.

C'est bruyant dis donc de changer une putain de fenêtre.

J'ai dit "putain" de fenêtre? Oui pardon mais je suis obligée de crier rapport au bordel. Alors ça me rend un peu vulgaire.

Sinon je viens d'entendre dans la chambre "problème de cotes", suivi d'un lourd et long silence.

Mais je suis une pro du BTP maintenant. J'ai déjà repéré le gars qui glande rien. Il est sur le balcon depuis une demi heure, il défait la corde avec laquelle ils ont  hissé mes nouveaux cadres pas aux bonnes cotes.

J'ai aussi mis le doigt sur celui qui pue (y a toujours un gars qui pue dans une équipe), donc là ça a été simple, ça s'est passé au moment de ma prise d'air.

Puis y a aussi celui qui comprend pas la langue, lui je l'ai capté quand je lui ai demandé pour combien de temps ils en avaient et qu'il m'a répondu "laqué blanc".

Voilà voilà.

Sinon ici il fait un peu froid. Tendance plus de fenêtres, c'est très sympatoche.

Tiens, un gros bam suivi d'un merde suivi d'un nouveau lourd silence....

 

Tiens, ils s'engueulent. Déjà.


Je sais pas pourquoi mais je la sens pas cette journée.

 

Par contre je sens bien que je vais dormir dans un appartement sans fenêtres la nuit prochaine.

 

Tiens, ça sent le brûlé.

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