jeudi, 31 décembre 2009

On sait plus quoi inventer

Ah ça y est, nous allons enfin refermer 2009. C'est un peu crétin cette histoire de date parce que finalement, tout ceci est une continuité de jours, mais enfin c'est pas con d'avoir inventé ça, ça crée un effet page neuve virtuelle des plus appréciables, surtout quand on a un peu merdé l'année achevée.

Je ne fais plus de résolutions, c'est vain, de mémoire d'homme jamais aucune n'a été respectée. J'ai un esprit de contradiction trop perturbé pour cela. Alors cette année, je souhaite tenter la psychologie inversée... Il s'agit plus de voeux, d'espoirs, que de résolutions.

Donc mes souhaits pour 2010 sont;

- Fumer plus. J'aimerais passer de 10 à 20 cigarettes par jour. Mon but ultime étant d'allumer la première avant même de sortir de mon lit le matin.

- Grossir. Surtout au niveau des cuisses, du ventre et bien entendu des fesses. L'idéal serait de passer du 36 au 42, voir 44 si je me montre assez assidue.

- Perdre des seins. J'ambitionne de devenir plate, complètement plate, pour obtenir un bel effet esthétique en opposition avec mon gros cul.

- Me foirer professionnellement. N'avoir aucun contrat, avorter mes grands projets, baisser les bras, finir à la rue, va savoir (mais je vise là peut-être trop haut).

- Me brouiller avec tous mes amis, ces gros cons.

- Rester dans le 16ème arrondissement que je kiffe trop.

- Ne plus jamais avoir de relations sexuelles. Ni aucun contact d'aucune sorte avec des mâles. Si rapprochement avec l'un de ces derniers devait avoir lieu, l'homme devrait être répugnant, stupide, pauvre, glauque, violent et détester les animaux.

- Sombrer dans mes phobies jusqu'à ne plus pouvoir sortir de chez moi. Vivre ma vie par procuration, sur Internet.

On fait le point dans un an.

mardi, 29 décembre 2009

Courrier du coeur

Il y a du sexe partout. J'ai moi-même été prise dans ce manège infernal, vous abreuvant de cul en tout lieu où je passais. J'ai semé la lubricité comme d'autres la terreur, d'ici jusque sur lepost j'ai prêché la levrette et encensé le blow job encore et encore, jusqu'à ce que mes doigts saignent sur le clavier et que vos mâchoires se tétanisent, à force de bailler.

J'ai cédé à la tentation rédactionnelle de la chair, malgré ces années d'éducation au sein de l'enseignement catholique et ces cours de culture religieuse du vendredi matin durant desquels on me priait de ne pas offrir ma petite fleur aux garçons qui me paieraient un baby coke sinon dieu serait pas content et me gourmanderait. Je le trouvais excitant ce verbe gourmander qui sonnait comme une claque sur de la peau humide.

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lundi, 28 décembre 2009

une sex tape en 2010

À la suite d'une sape psychologique mal gérée sur mes proches, j'ai eu droit à Noël, non pas à une mais deux mini-caméras. Ma première réaction n'a pas été de me dire "ok, j'ouvre un compte sur Ebay", mais plutôt; "génial, je pourrais faire champ-contrechamp dans ma sex tape fullHD et ça aura vachement de gueule."

J'avais déjà booké un directeur photo, et convaincu Mario Luraschi que les chevaux ne souffriraient pas, je m'apprêtais à envoyer le planning de tournage à toute l'équipe technique et à lancer le casting du partenaire masculin (bien membré mais ne me volant pas la vedette), j'avais scénarisé un truc un peu péplumesque avec Tony Scott à la réal, lorsque j'ai repensé à la substantifique moelle de la sex tape.

L'esprit de la sex tape.

L'essence de la sex tape.

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dimanche, 27 décembre 2009

Feu

J'éprouve une folle passion pour les feux de cheminée, je peux les fixer pendant des heures. Je me pose là, sur un fauteuil, face aux flammes, pas trop près, ni trop loin, c'est tout un art l'évaluation de la distance appropriée à la longue et confortable observation d'un feu. Et je plante mes pensées dans le brasier, et je m'y perds, je l'aime. C'est comme ce mur que je fixe chez moi quand j'ai envie de rêvasser. C'est comme le mur, mais en mieux. Comme si mon mur était une vieille téloche pourrie comme on en trouve encore dans les hôtels de passe ou dans mon salon, et que l'âtre était un écran plat disproportionné, full HD, que sais-je encore?

- Tu fais quoi, tu viens pas regarder la télé?

- Non je regarde la cheminée.

C'est fascinant un feu, il s'y passe plein de trucs tout le temps. Des histoires complexes se nouent entre deux bûches, on y voit des couples qui se font et se défont, de la colère, de la haine, de l'amertume, de la violence, on y voit la mort et la naissance, le futur, le présent et le passé, et beaucoup de sensualité.

J'ai toujours nourri ce fantasme un peu kitch, de me vautrer dans la luxure à même le sol, sur un épais tapis étendu juste devant un grand feu. Les ombres qui vacillent, inspirant le plaisir, les flammes folles qui montent, qui mordent la chair, les étincelles qui menacent, et cette lumière instable qui rend tout beau et effrayant. Brûler de désir, attiser le feu et se laisser consumer par une passion ardente, avant de s'éteindre doucement.

Mais avec la chance que j'ai, ça se terminerait par une intoxication au monoxyde de carbone et un amant raide pour l'éternité.

Tueur de la nuit. Je t'attends.

Avant toute chose, je pensais commencer ma note ainsi; vous vous rendez compte ? Hier mon blog a été hacké et on vous y a traité de bande de connards. J'ose supposer que pas un seul instant vous n'avez imaginé qu'il s'agissait de ma plume, d'autant que je n'ai pas pour usage de jurer ainsi, si vulgairement.

Et puis bon, j'ai laissé tomber cette approche parce que j'hésitais sur l'orthographe de hacker et que donc on n'aurait rien compris. Je vous propose donc de continuer, comme si de rien n'était. On sait faire, ça, souvent, comme si de rien n'était. Donc je vous raconte ma frayeur nocturne d'hier (à ne pas confondre avec pollution nocturne, pour la simple et bonne raison que ça n'a rien à voir).

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samedi, 26 décembre 2009

fuck la ponctuation

Quand j'ai ouvert ce blog... ah... j'me souviens, à l'époque, j'étais jeune et bête, c'était le 1er avril 2008, je savais même pas ce qu'était un lolcat et j'avais pour projet d'abreuver le web de pensées profondes et révoltées (c'était avant que je découvre que "grosse bite" était plus bankable qu'"introspection relou")... Quand j'ai ouvert ce blog, donc, je m'étais jurée de ne jamais publier de note under the influence. J'entends par là, saoule ou stone.

Faut savoir que je parle plus souvent d'alcool que je n'en consomme, qu'en deux verres je suis paf pour la semaine, et que concernant les drogues, j'ai arrêté étant donné que je savais pas m'arrêter et que bon, c'était moche. Pire que d'hab.

Puis ce fut Noël 2009. Là, ouais. Puis nous picolâmes encore et encore de sorte que jamais mon taux d'alcoolémie ne redescendit sous la barre du convenable.

Et que bon, ben faut bien publier, sinon telles d'immondes petites putes, vous vous barrez ailleurs, là où le CSS luit et où la prose abonde.

Bande de connards.

Donc, on est là. Vous, tranquilou à vous dire que je suis en train de brasser de l'air, moi, brassant de l'air face à mon TextEdit car OUI, je ne bosse que sous TextEdit, que j'aime, car il est simple et léger, comme moi. Jugez-moi, je m'en gratte l'os.

Tout ça pour dire quoi ?

On sait pas trop, c'est confus.

Ah si...

Comme je suis en retraite à la cambrousse pour QUINZE JOURS (oui... putain quinze jours) afin de bosser sur un projet qui nécessite mon isolement, et qu'au bout de 48h, je suis déjà alcoolique, marginale et dépendante à ces herbes bizarres qui poussent dans le grenier, que dans 5 jours, je me serai laissée pousser la barbe et aurai dit adieu à la douche et à toute autre forme d'hygiène et qu'on retrouvera sûrement mon corps gelé dans un champ plein de moutons traumatisés, sans jamais vraiment savoir ce que ces derniers auront enduré avant de me donner la mort pour sauver leur propre vie, et bien, je vous le demande, à vous, gentils lecteurs infidèles mais néanmoins sympatoches, auriez vous des souhaits de sujets de notes pour les jours à venir? Car j'ai bien peur que mon neurone, sans vous, se perde à vous raconter d'immuables et chiantissimes balades à travers la campagne, avec un litron de villageoise pour confident, un mouton pour amant et l'horizon pour horizon (ouais mec).

vendredi, 25 décembre 2009

Réunion intérieure.

En cette fin de journée du 25 décembre, j'ai réuni mes organes vitaux et pas vitaux (enfin on sait pas) pour faire un point sur les festivités.

Perséphone
Courage les gars, plus qu'un repas. Je suis fière de vous mais vous effondrez pas dans la dernière ligne droite. Genre pas comme en 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002, 2001, et les années précédentes.

Estomac
J'en peux plus là... j'en peux plus.

Perséphone
Tiens, prends un maalox. Et reste digne.

Estomac
Mange dou-ce-ment ce soir et mâche bien... Sans te commander...

Perséphone
Ok ok.

Estomac
Et évite le foie gras... Et le dessert de ta mère. Surtout le kloug de ta mère... ça passe pas.

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T'as bu à Noël ?

Ahhhh la magie de la soirée de Noël. Je la détaille ici, ça m'évitera une thérapie.

18H, chez mes parents, je me fais chier, alors je décide d'humilier mon chien, je le lave

 

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18H15, je manque de me faire mordre.

18H20, je cogne le chien.

18H25, le chien me cogne. Alors je me venge et l'éponge avec une serviette ROSE.

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18H30, je demande à ma mère, c'est quand qu'on picole.

18H45, je picole.

19H00, on picole.

19H15, ma mère me demande si j'aurais pas grossi.

19H16, mon père ajoute, je dirais plutôt qu'elle est bouffie.

19H18, je picole.

19H20, mes parents me demandent si j'ai un problème avec l'alcool.

19H21, je picole.

19H30, ma mère me demande pourquoi mon "ami" ne m'a pas accompagnée, et ajoute "tu as honte de nous c'est ça ?"

19H31, je picole.

19H33, mon père me balance que de toute façon, faudrait un miracle pour qu'un homme veuille de moi.

19H33 et 20 secondes, il ajoute, c'est vrai que t'es bouffie.

19H35, je picole et vais chercher la balance pour prouver à ma famille que je ne suis pas fat.

19H37, 51,8 kg.

19H38, ma mère retourne sa veste; mais dis donc, tu serais pas trop maigre, tu manges bien à Paris ?

19H40, je picole.

19H42, mon père me dit, c'est vrai que tu as les joues creuses et une sale tronche. C'est pas comme ça que tu vas trouver un mari.

19H44, je picole.

Jusqu'à 20H12, black out (trop bien)

20H13, ma mère m'annonce qu'en Thaïlande, on va mettre de la drogue dans mes bagages et que je finirai mes jours en prison. Elle pleure presque.

20H15, je picole.

20H17, mon père me conseille d'entourer mes valises de film plastique pour pas que les méchants puissent mettre de cocaïne dedans à l'aéroport.

20H20, je picole
et pense à la coke.

20H25, je sais plus.

20H28, je suggère que l'attention de la famille se tourne vers mon frère et lance 2 ou 3 sujets bien fourbes le concernant.

20H30, il picole en me fixant méchamment et me traite de connasse.

20H40, cadeaux. trêve.

20H55 - 00H50, c'est flou.

7H12, bobo tête.

Donc pour moi, la vraie magie de la soirée de Noël, c'est que je m'en souviens pas vraiment. Cela dit, tout le monde me regarde bizarre ce matin.

mardi, 22 décembre 2009

21 joules

Dites-moi.... ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé épilation laser hein ? La première fois, vous vous étiez allégrement foutu de ma gueule sur cette note. Et la seconde fois, je m'étais bien gardée de narrer le rendez-vous étant donné que j'avais été en dessous de tout. Extrait choisi.

La dermato: mais faut pas trembler comme ça mademoiselle.

Moi: mais je tremble pas !

La dermato: mais si, vous bloblottez comme un alcolo privé de son verre de vin blanc au petit déj.

Moi: mais je ne bloblotte absolument pas ! C'est le mouvement naturel de ma jambe !!

Je vous avais donc épargné ce passage peu glorieux, d'autant qu'il semble que j'avais fait preuve d'une certaine mauvaise foi, et bon ben c'est mal.

Par contre, là pour le troisième et ultime épisode de cette épopée de l'épilation du maillot j'ai assuré comme une bête, alors j'raconte. J'y suis partie ce matin remontée comme un coucou (cette expression est nulle), prête à en découdre pour de bon avec le poil parce que bon à 150 euros la séance de 3 minutes, y a un moment où tu te dis qu'il va falloir accélérer le mouvement.

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lundi, 21 décembre 2009

Bambi est mort.

Bambi est mort.

C'est avec des trémolos dans le clavier que je m'apprête à vous livrer cet épisode poignant de ma vie de femme et je...

Ah pardon avant de commencer, faut que je cale les mots clefs dans les premières lignes de cette note... alors..: Bambi, mort, décès, souffrance, zoophilie, star, buzz, putréfaction, walt disney. nude, sex, apple, iPhone, Michael Jackson, calibre 12, Johnny Hallyday, Cedars-Sinaï, perséphone, ioudgine, le cul sur la commode, twitter, bukkake, Mark Zuckerberg, RER A, TMZ, neige.

On est bon là? On peut y aller ? Ou faut encore charger la mule ?

Ah non, excusez-moi, il en manque un et non des moindres: Cheveux.

Ouais... laisse tomber....

BREF.

Alors je te raconte l'horrible histoire de Bambi.

Chez mes parents, depuis quelques semaines, un jeune daim avait élu domicile dans le verger. Par un incroyable concours de circonstances, il était passé à travers les balles de notre meute de chasseurs bourrés et il vivait là, heureux, à faire aboyer les clebs du matin au soir et à traumatiser Bart le Chien qui s'est retrouvé comme un teubé quand il a attaqué la grosse chèvre en frontal et que la bestiole n'a pas bougé d'un iota.

(Et nous avons appelé la bête Bambi. Car nous sommes nuls en noms, dans ma famille.)

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