samedi, 09 janvier 2010
Lettre aux hommes
Mesdames excusez- moi, je dois parler à vos époux, concubins, amis, frères, pères, allez donc en cuisine nous préparer un petit quelque chose à grignoter pendant que je leur susurre à l’oreille de doux mots hormonés.
Messieurs... Vous et moi sommes en froid depuis que j’ai osé me railler de votre virilité. Sachez que cette note n’était que la conséquence de quinze nuits à la campagne, loin de tout divertissement, et donc, de tout mâle, sans vous et vos regards, j'étais comme aliénée. Vous avez essuyé la commissure des lèvres de ma frustration, d’un geste de la main, d’un passage du pouce, j’en suis bien désolée mais dans l’isolement, je doute. Messieurs, même sales, j’adore vos mains.
Ce qui suit, je vous l’ai déjà écrit, mais vous n'écoutez rien. Pour moi, la chose la plus excitante au monde, ce sont des mains d’homme tapant sur un clavier, des doigts volant sur l'alphabet, effleurant les touches, les enfonçant parfois, je trouve le geste bien érotique, ne me demandez pas pourquoi, mais sachez que j’aurais été bien malheureuse au temps du papier et de la plume, j’aurais alors du me perdre dans l’absinthe, glisser dans d’autres délices et mourir sans plaisir. Infortune.
Je suis votre clavier, pitié faites Ctlr (ou pomme si vous êtes de bon goût) + O, oui l'histoire de notre vie ferait un bon scénario, pianotez sur mes touches, n’oubliez pas de justifier, afin de mieux nous disculper, pour la typo, je vous fais confiance, et pour la taille, je m’adapterai. Essayez la barre espace. Encore ? Oui c’est ce que je pensais, tu es né pour dactylographier.
Alors voilà messieurs, je sais que vous m’en voulez, que vous me méprisez et me souhaitez l’abattoir. Mais enfin, pour presque 100% d’entre vous, je ne saurai jamais le fin mot de l’histoire. Je ne saurai jamais si vous êtes sympa en vrai, si vous êtes sujets aux pannes, si vous êtes grands, si vous êtes niais, riches ou complètement fauchés.
Messieurs, je vous aime trop, de tous mes maux et mes bonheurs, vous portez la responsabilité. C'est de votre faute dis je souvent, ces trous dans mon cv, ces années sacrifiées, mes rêveries accumulées, mes peurs et mes projets.
Alors, faites pas chier.
14:24 Publié dans CORRESPONDANCES | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Écrit par : Frichtre | samedi, 09 janvier 2010
PS: me dit pas que les remarques de 3 ou 4 abrutis, vivant vraisemblablement mal la taille de leur pénis, te font chier à ce point là ? Si tu veux, je leur pète la gueule.
Écrit par : David | samedi, 09 janvier 2010
Écrit par : Gaël | samedi, 09 janvier 2010
Je veux un podcast moi :p
Écrit par : ludo | samedi, 09 janvier 2010
Personnellement, je suis ton blog depuis environ un mois et demi, et je prend tout au 69ème degré.
Alors non, je ne suis pas en froid avec toi, même si tu m'as proposé d'aller courir dehors à minuit par -5°C !
Mais si tu veux te faire pardonner davantage, n'hésite pas à faire ce que propose ludo : un podcast.
Après tout, c'est grâce à ta vidéo de "Twit star" que je t'ai "connu".
Écrit par : El Touristio | samedi, 09 janvier 2010
Écrit par : Poulardo | samedi, 09 janvier 2010
Écrit par : Fabienne | samedi, 09 janvier 2010
Écrit par : Damien | samedi, 09 janvier 2010
david, nan mais je rigolais
gaël, alors ça c'est ennuyeux
ludo, mais on n'est pas sur un skyblog!
el touristo, non mais je RIGOLE. m'enfin voyons, manquerait plus que je fasse du 1er degré. vidéo mouais, pas envie en ce moment. en vacances maybe!
poulardo, ah bah si hein
fabienne, oh merci. j'en ferai un pour les femelles aussi
Écrit par : Perséphone | samedi, 09 janvier 2010
As-tu senti ?
Écrit par : Yann | samedi, 09 janvier 2010
Sans cette phrase, je t'aurais envoyé un lien vers une vidéo montrant mes mains d'homme tapant sur un clavier de goût, avec une pomme. Cela aurait allégé ta retraite campagnarde.
Dommage.
Écrit par : Marc | samedi, 09 janvier 2010
(j'attends la version fille avec une grande impatience!)
Écrit par : petite parisienne | samedi, 09 janvier 2010
yann, mmmmmm. encore.
marc, mais c'est cruel !
petite parisienne, la version fille ne sera pas tendre !
Écrit par : Perséphone | samedi, 09 janvier 2010
Bon et quand est-ce qu'on se le fait ce putain de tarot ?
J'vais vous inviter chez moi comme ca tu retrouveras une cheminée en fonctionnement même à Panam :p
Écrit par : greg | samedi, 09 janvier 2010
...
...
Ca y est, t'as repris tes esprits ?
Beau comme une tarte au pommes !
...
...
Ouh là, émotive la donzelle !
Riche comme les panzani !
...
...
Ca y est elle répond plus.
Désolé, je crois qu'elle va mettre du temps à s'en remettre.
Écrit par : Bojemoï | samedi, 09 janvier 2010
C'est vrai.
Mais en cherchant bien, tu dois pouvoir trouver cette vidéo sur YouPorn. :-)
Écrit par : Marc | samedi, 09 janvier 2010
Écrit par : meline | samedi, 09 janvier 2010
(ce commentaire n'appelle pas de réponse)
Écrit par : ton ami Pierrot | dimanche, 10 janvier 2010
Je comprends aussi le désarroi de la demoiselle en face... forcement elle passe du temps à se preparer, à se rendre eventuellement désirable... et là... bein "rien".
Car dans l'imaginaire collectif, forgé à grand coup de machisme, l'homme il désire pas, il bande... et s'il ne bande pas, il ne désire pas...
Je trouve que quand vous vous enervez à cause de ça, c'est juste un retour dans notre gueule de la vision qu'on a imposé à la femme pendant des siècles. Sauf qu'entre temps, la femme elle s'est émancipée, et elle n'a plus "besoin" de l'homme pour vivre... alors elle le lui fait comprendre.
Ca n'empeche pas, comme tu le disais dans un commentaire sous le billet precedent, de comprendre le problème, de savoir aussi faire la part des choses et ne pas réduire le mec à sa capacité erectile.
'fin bref, ca me fait fichtrement penser à la chanson de Brassens.
Écrit par : Loy Cannab | dimanche, 10 janvier 2010
Écrit par : laure | dimanche, 10 janvier 2010
bojemoï, grrrrr
marc, j'exige cette vidéo
meline, organisons nous ! partageons nous le marché
mon ami pierrot, et bien... j'ai comme une idée.
Loy cannab, certes mais il n'y a pas eu de graves énervements hein, tout ceci est resté courtois.
laure, ah oui le piano ! mmmmm le piano...
Écrit par : Perséphone | dimanche, 10 janvier 2010
(Mais est-ce vraiment une solution à mes problèmes d'érection:???)
Écrit par : dorvek | dimanche, 10 janvier 2010
(Mais est-ce vraiment une solution à mes problèmes d'érection:???)
Écrit par : dorvek | dimanche, 10 janvier 2010
Écrit par : dorvek | dimanche, 10 janvier 2010
Écrit par : petite parisienne | dimanche, 10 janvier 2010
Écrit par : C | dimanche, 10 janvier 2010
Mais pourquoi qu'on t'en voudrait ?
J'vois pas !
:-)))
Écrit par : Monsieur Poireau | dimanche, 10 janvier 2010
:-)))
Écrit par : Monsieur Poireau | dimanche, 10 janvier 2010
Si tu te demande se qu'il y a, à la place des ... je te laisse choisir entre "fait marré", "estomaqué", "poilé", "marrant", "amusant", "désopilant" et "fascinant".
A toi de choisir.
Biz Avi.
Écrit par : Avi. | dimanche, 10 janvier 2010
A bon entendeur...
Écrit par : dragrubis | dimanche, 10 janvier 2010
Et bonne année.
Écrit par : Pitou G | dimanche, 10 janvier 2010
Écrit par : Nekkonezumi | dimanche, 10 janvier 2010
La main qui empoigne un outil, lisse le grain d'un mur, soulève une brique. Des mains qui s'emparent, fixent, soupèsent, hésitent, tâtonnent, furètent, glissent, et s'arrêtent soudain, sûres d'elles, sûres du problème qu'elles ont reconnu et de la solution qu'elles vont lui apporter.
J'adore la distraction d'un homme qui bricole non loin de moi.
C'est une distraction qui ne concerne que moi. Le monde entier autour de lui l'accapare, et retient son attention. Il m'a oubliée - et j'aime bien quand cela arrive parfois, parce que je peux tranquillement m'installer, pas trop loin, dans un coin, et l'observer attentivement - voir à quoi il ressemble quand il n'est pas avec moi, parce qu'à cet instant précis, c'est exactement cela, il est sans moi.
Alors il regarde, et il bricole, et il choisit ses outils avec soin, et puis il murmure de silencieux murmures qui sont peut-être des imprécations discrètes contre ce putain de tuyau, ou ce stupide carburateur - et je l'aime, là, à ce moment-là, sans qu'il le voit.
Écrit par : Maudlin | dimanche, 10 janvier 2010
Écrit par : petite parisienne | lundi, 11 janvier 2010
Juste un détail : tous les mecs sans exception ont déjà eu une panne. Ceux qui disent le contraire sont des grandes gueules.
Écrit par : Fab | lundi, 11 janvier 2010
Écrit par : Loy Cannab | lundi, 11 janvier 2010
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