vendredi, 29 janvier 2010
Diverge
Je suis à la terrasse de ce café presque toujours vide, dans cette baie du nord de Koh Phangan, sur cette plage dont je prononce toujours mal le nom, ce qui donne autant d'occasions à Félicie de me reprendre dans un soupir, en articulant bien, ce qui a le don de m'agacer.
Félicie n'aime pas quand je massacre les noms thaïlandais, mais elle est patiente, c'est son côté prof, elle me reprend, répète, naturellement. Moi, je ne l'écoute que d'une oreille, alors je m'agace peu. Et puis, j'ai vachement régressé, aussi. Notre couple est solide, entre mutisme, maternage et surdité.
Je suis là, donc, à l'ombre d'un palmier, j'ai le wifi pendant encore quelques heures, alors j'en profite pour squatter un peu le web, alors que je suis censée travailler, mais diantre, c'est trop tentant, de diverger, se disperser, divaguer. Et puis je risque de prochainement traverser une période sans Internet, alors je m'en gave avant de m'en priver. Bien légère privation, je dois le reconnaître, tout cela ne me manque que peu. Les emails me suffisent, le reste... ce n'est que du vent. Un vent rigolo, ou énervant, mais bon, un simple filet d'air, pollué qui plus est, un écho quoi. On s'en fout.
J'ai une quantité démentielle de travail à accomplir au plus vite. C'est bien simple, il ne s'agit que d'urgences, alors je ne sais pas trop par quel bout les prendre, ces choses à faire. Je les reluque, les remue du bout du pied, parfois je m'en saisis, les malaxe un peu, pour vite les reposer, de peur de... de chais pas quoi.
Il faut que je m'y mette, les journées défilent terriblement vite, j'ai les yeux perdus dans les vagues et je me dis que... vraiment... moui, il est temps. Puis après avoir divagué, je dihorizone. ça veut dire que je me perds dans l'horizon. Il s'y passe tant de choses, faut dire. Immuablement, ensuite, je pense à des hommes, je diverge.
Ici, il n'y a que des russes. Des russes partout, et nous. Parfois, ils se retournent vers nous et demandent si on veut un champignon. Alors on répond que c'est gentil mais qu'on a déjà déjeuné, et ils rient. Je sais pas pourquoi. D'autres fois, ils se retournent vers nous et nous tendent des cigarettes roulées. Alors on répond, ah bah ça c'est sympa dites donc. Puis, 20 minutes après, on danse autour d'un feu de bois, sur la plage, avant d'aller plonger, au milieu des rochers. La mer la nuit, c'est orgasmique. je dimerbynight, alors.
Tout va bien. Mais je crois que pour bosser, je vais plutôt tenter la côté ouest du sud de la Thaïlande, parce que là, bizarrement, je diverge, je me disperse, je divague.
10:12 Publié dans PSYCHO DE CON COUARD | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Écrit par : dragrubis | vendredi, 29 janvier 2010
ou pas :)
bosses pas trop, ça gaches les vacances !
Écrit par : JeffJeff | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : Val | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : boultan | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : Thibaut Octave | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : Thibaut Octave | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : Gaël | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : Valérie | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : Fred., de L. | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : E_mmanuel | vendredi, 29 janvier 2010
Écrit par : yann | samedi, 30 janvier 2010
:-))
[Le mieux : tu diffères ! :-)) ].
Écrit par : Monsieur Poireau | samedi, 30 janvier 2010
Écrit par : Nekkonezumi | dimanche, 31 janvier 2010
le bronzage etc, c'est en option
Écrit par : Perséphone | dimanche, 31 janvier 2010
Écrit par : Fred., de L. | lundi, 01 février 2010
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