samedi, 06 février 2010
Vers 17 heures
Chaque jour, vers 17 heures, un son traverse la forêt, s'écrase sur les falaises et se meurt dans les vagues.
Hier, c'était à 17h14.
Ce son, c'est un soupir.
Jeudi, à 17h08.
Un soupir de satisfaction.
Chaque jour, vers 17 heures, l'électricité revient et les dizaines de personnes qui attendaient le retour de la climatisation, des ventilateurs, et de quelques volts pour recharger leurs ordinateurs et autres smartphones reprennent goût à la vie.
Chaque fin de matinée, vers 11 heures, l'électricité est coupée. Seul est maintenu le strict minimum, grâce à un groupe électrogène d'appoint; les réfrigérateurs et le wifi sont ainsi conservés, au frais.
De 11 heures à 17 heures, ce sont les plus chaudes heures de la journée, celles où l'air bout sous les toits de tôle, et où les pieds nus ne peuvent effleurer les planches des terrasses sans se brûler.
De 14 heures à 17 heures, c'est là que je suis censée bosser. Tu sais, pour la vraie vie. Après avoir fait plouf dans la mer, le matin, après avoir fait l'otarie blessée, sur la plage, abandonnée.
Puis, coquillages et crustacés, c'est le déjeuner.
Puis un hamac, à l'ombre, pour planifier les hostilités, et enfin, ma remontée, pénible, vers le bungalow, pour récupérer mon ordinateur et gagner ma vie. La vraie. Mais si, tu sais.
06:23 Publié dans HEIN HEIN | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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