mercredi, 03 mars 2010
caméra, café, et célibat
Alors voilà, il a plein de matos de tournage, qui traîne partout, et moi, ça faisait longtemps que je répétais, "non mais chéri, un jour, il va y avoir un drame, rapport au fait que j'ai deux mains gauche et la poisse, et que quand je suis ici, même pas je respire, de peur de casser un de ces bidules qui coûtent 19 smic chacun". Lui, nonchalant, il répondait, "mais non mon coeur, voyons, tu n'es pas Pierre Richard". Puis là, on s'éloignait du sujet parce que je renchérissais "si tu m'appelles encore une fois mon coeur, je t'explose ta tronche de bobo contre un mur de clous rouillés"
Puis un matin, je déambule entre la technologie, mon café à la main, puis j'aperçois une araignée d'au moins 3 millimètres de circonférence derrière la fenêtre, je hurle, et, réflexe de survie, je lance le café en l'air, lequel s'étale copieusement sur une caméra située à mes pieds. Pas la DV de mamie hein, une grossecamératrèschère.
Instant de stupeur. Je bidouille la chose, qui s'allume, puis clignote, puis fait pschhht dans une odeur de chaud, avant de s'éteindre, froide, à tout jamais.
Instant de terreur.
Je reste là toute la journée à fixer le vide en me balançant d'avant en arrière très très vite, puis il rentre.
Pour couronner le tout, il a l'air HEUREUX de me voir.
Putain c'est moche. J'ai chaud, j'ai froid. Mais il faut que je lui dise, étant donné qu'il part en tournage le lendemain matin.
12:58 Publié dans HEIN HEIN | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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