lundi, 08 mars 2010
Journée de la femme
(Petite parenthèse; à l'occasion de cette journée de la femme, j'ai le plaisir d'être invitée dans l'épicerie toute neuve de Guy Birenbaum pour m'exprimer sur le sujet, ça s'appelle Ma Condition de Femme. Fin de la petite parenthèse)
Être une femme, c'est bruncher entre copines, parler des hommes, faire "hihi", oublier de payer EDF, hurler quand une souris traverse le quai du métro, glousser que New-York, c'est TROBIEN, aller chez le coiffeur tout le temps, surconsommer, médire, et vouloir à tout prix une paire de Louboutin. Tu sais, les pompes chères avec des semelles rouge. Rouge sang.
La contraception, c'est pas bien compliqué, ma pauvre fille. Ça commence comme cela ; un retard dans les règles, parfois inaperçu, puis la fatigue qui s’abat, les seins qui s’alourdissent à t'en tirer les larmes, un test acheté en douce, et tout de suite après, un constat, seule, dans tes chiottes, un drame. Une prise de sang pour confirmer la panique, le résultat, noir sur blanc. Et ce rendez-vous à l'hôpital, l'explication de la procédure par un robot déguisé en personnel médical. Un entretien obligatoire, ce non choix : psy, assistante sociale ou conseiller conjugal.. "Votre décision de ne pas avertir le père indique clairement un problème d'ego." Tu as failli laisser échapper un rire nerveux lorsqu’elle a prononcé le mot père mais tu ne bronches pas, tu n’as qu’une phrase en tête :"tamponne-moi ce formulaire". Non c'est pas une blague. C'est obligatoire, sinon tu enfantes et tu te démerdes avec ton gosse et ce géniteur dont tu ne veux pas plus qu’il ne souhaite le binôme que tu es à présent. S'en suit l'échographie, on te demande de regarder l'écran, on t'explique tout sur le fœtus, en disant "votre fœtus mademoiselle"; sa taille, sa position, son développement futur, on fait comme si tu allais le garder. Tu essaies de ne pas écouter, de ne rien retenir des informations, mais tu entends, à cause du "votre" bien articulé. Puis l'intervention, l’anesthésie locale, l'aspiration, les discussions du personnel soignant qui trifouille dans ton ventre. Ils papotent et t'aspirent. Puis la chambre, l'infirmière qui t’annonce qu'il est temps que tu rentres saigner chez toi. Et cette pilule, c'est toi qui as oublié de la prendre, personne d'autre.
Tu penses être au dessus du lot, que cela n'arrive qu'aux faibles ou aux beaufs, jusqu’à cette baffe, à quatre heures du matin, avinée. Puis quelques mois plus tard, un coup de poing, dans le ventre, puis un autre au visage, puis cent autres. Et ces menaces, ces promesses de douleur, de défiguration, ce regard plein de folie, cette haine. Et ton visage maintenu sous l'eau gelée de la baignoire, puis un cendrier qui te brisera le nez, cet œil au beurre noir qui ne te quitte jamais. Et tu saignes, un peu tous les jours. Et tu t'excuses de saigner autant, jusqu'à ce qu'enfin tu oses t'enfuir, au mépris de ta peur de l’hémoglobine. Et cet homme, c'est toi qui l'as choisi, personne d'autre.
Un autre jour, le test de grossesse positif n'est plus une mauvaise nouvelle, car vous êtes deux et adultes cette fois-ci. Nausées insupportables, fatigue, mais tu rayonnes car c'est bien ainsi, tout est prévu. Quatre mois et demi, des saignements, la douleur, l’inquiétude, l'obstétricien qui cherche de la vie dans tes entrailles et ne trouve que du sang. C'est fini. Ton corps saigne, à cause d'un coup de poing dans le ventre. Et ce père pour ton enfant, c'est toi qui l'as choisi, personne d'autre.
Un mercredi, fin d’après-midi. Sur ta poitrine s'étouffe le souffle d'un homme marié. Trahison de femme à femme envers l'épouse de ce dernier, qui n'a ni prénom ni visage, mais qui est là, sous les draps, sur ta peau, tatouée sur cet annulaire gauche planté entre tes jambes. Et lorsqu'en plein orgasme, tes doigts, dans un spasme, se serrent autour du métal froid de cette alliance, un dégoût te saisit, ce n’est pas l’autre, c’est toi, l’infâme, la pute. Tu pensais qu'être un stéréotype, un 5 à 7, une maîtresse, ça n'arrivait qu'aux paumées. Sur cette main baguée, du sang séché, celui de son fils, qui s'est écorché, au foot, quelques heures plus tôt et que son père, attentif, a soigné. Et ce mari, c'est toi qui l'as abordé, personne d'autre.
Cette nuit-là, ce parking. 3ème sous-sol. Tu marches vers l'ascenseur, passes la double porte. Normalement, ces portes - tu les connais - font un rafut innommable en claquant derrière toi. Un rafut rassurant. Pas ce soir-là. Battants retenus par une main d'homme, dont tu as oublié le visage. En entendant le silence, tu as compris. Tellement banal t’es même tu dit, une seconde avant que son corps n’écrase le tien. Il n'y a pas eu un son, un mot, un mouvement de défense, tes muscles étaient tétanisés, ta tête traumatisée, tes cordes vocales paralysées. Il a mis un préservatif, tu te souviens avoir, sur le moment, considéré que tu avais alors de la chance. Tu ne sauras jamais combien de temps cela a duré, tu ne te souviendras jamais de son visage, et sans doute, honteuse de n’avoir pu te défendre, tairas-tu ton impuissance pour toujours. Du sang sur tes lèvres, là où il a planté ses dents, une plaie. Et ce parking, c'est toi qui as décidé de t'y garer, malgré l'heure tardive et les pages faits divers, personne d'autre.
Etre femme, c'est parfois saigner, et malgré cela, aimer les jolies chaussures.
08:44 Publié dans PSYCHO DE CON COUARD | Lien permanent | Commentaires (82) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Écrit par : Petula | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Valérie | lundi, 08 mars 2010
Non bin bonne journée de la femme à toutes et tous. Et vivement pâques.
Écrit par : Arnaud d'Absurditis | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Bubblemarjotte | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Duel | lundi, 08 mars 2010
Entre deux blagues machos, ca casse un peu l'ambiance.
Écrit par : snae | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Nekkonezumi | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Rainette | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Thibaut Octave | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : baz | lundi, 08 mars 2010
à quand le bouquin ???????
Écrit par : Mané | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : FredMJG/Frederique | lundi, 08 mars 2010
Je t'aime.
Écrit par : Palaeksa | lundi, 08 mars 2010
PS: L'histoire ne dis pas qui paye les chaussures
Écrit par : Akhmed | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : mry | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : boultan | lundi, 08 mars 2010
Putain merde, je ne suis pas une femme !? :/
(Excellent article)
Écrit par : C_cile | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : anne rodes | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Lion | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Stéphanie | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Laure | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : AKlr | lundi, 08 mars 2010
La journée de la femme a officiellement 100 ans cette année. ça ne veut pas dire grand chose, mais en 100 ans les choses ont quand même bien évoluée. Bien évolué et constater que les choses s'améliorent en occident ne veut pas dire que tout reste beau et merveilleux dans le reste du monde.
Oui, beaucoup trop de femmes en occident prennent encore des baffes et restent maltraitées, et oui il y a des barbares qui font croquer des cailloux à leur conjointe pour avoir utilisé du maquillage au Turkménistan.
Être femme, c'est aussi survire dans un monde qui ne tourne pas rond de toute façon.
Écrit par : Journée de la femme avec MonGuideSanté | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Gaël | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Djoulee | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : MatB | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Clau | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Eleusie | lundi, 08 mars 2010
La journée de la femme je sait que c'est pour qu'on se rappel que tous ces connards dehors existent mais là quand même...
Poke...
C'est pas ta faute...
C'est lui le coupable...
Aller c'est pas grave... (La pire...)
Dans ce moment là on ne peut pas soutenir, on ne peut pas réconforter, on ne peut qu'écouter et tenir dans ses bras celle qui s'est sentit (et qui l'a été) trahie, violée, bafouée, humiliée, torturée. Mais on ne peut rien faire. Cette femme brisée n'a plus confiance. Plus jamais cette femme ne pourra voir un homme comme quelqu'un de sûr, elle verra toujours, au fonds, le prédateur. Celui qui nous anime, celui que l'on contient la plupart du temps, la plupart d'entre nous.
Donc on peut la tenir dans nos bras, elle peut parler, mais jamais cela sera un soutien, ni un réconfort. Plus jamais elle n'aura confiance dans l'homme.
Et merde...
Je vais me prendre un café que quelqu'un trouve un truc pour me remonter le moral...
Écrit par : dragrubis | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Audtey A. | lundi, 08 mars 2010
Superbe collection de moments.
De moments qui sont des slogans, des images de "campagne de sensibilisation".
La pub, les reportages du 13h.
Et puis un 8 Mars tu as 40 ans. Tu lis un post en cochant l'une après l'autre ces images qui sont celles de ta vie.
Superbe collection.
Mais maintenant, si on commençait à collectionner les timbres? A défaut des Lauboutins...
Merci.
Écrit par : Anne-Jo | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Lereilly | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Palaeksa | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Jali | lundi, 08 mars 2010
Sinon, excellent style.
Écrit par : Yann | lundi, 08 mars 2010
Cet article est dérangeant et poignant...
Breathtaking!...
Écrit par : Jam | lundi, 08 mars 2010
Juste à la commissure des lèvres, là. Une grosse claque avec bague retournée ou un coup de talon Louboutin.
Merci, ca fait du bien...
Écrit par : alec6 | lundi, 08 mars 2010
@Dragubis "le prédateur. Celui qui nous anime, celui que l'on contient la plupart du temps, la plupart d'entre nous. " Mais ça va pas non ?
Si très bien je suis lucide en fait (peut être trop). Il ne faut pas oublier les mauvais réflexe depuis que l'homme n'a plus de prédateur, il se sent trop puissant il a oublier que sans un couteau dans la poche ou deux pierre a cogner l'une contre l'autre, il est aussi une proie...
Dans la vie de tout les jours la grande majorité d'entre, ne sont pas concerné, ceux qui sont concerné pratique un sport ou un exutoire qui permet de canaliser l'agressivité inhérente à l'homme (mais aussi à la femme). Mais franchement prends ta voiture et regarde autour de toi, pendant les embouteillage... Tu verras à quel point l'agressivité de gens tout à fait équilibrés par ailleurs peut ressortir...
Nous somme devenus des prédateurs, et à défaut d'avoir de vrai proies (comme les chasseurs) ceux d'entre nous qui ne parviennent pas à se maitriser, ce dirige sur des "proies" qui n'en sont pas.
Ne te méprends pas sur ce que je dis, la grande majorité d'entre nous se maitrise très bien. Mais comme souvent les faits perpétrés par quelques un font la réputation de l'ensemble...
Comme les femmes qui s'habillent sexy, après on dit qu'elles sont toutes volages (ou d'autres termes...), comme un chien qui saute sur quelqu'un après on dit qu'ils sont tous dangereux, comme un jeune qui brille une voiture après se sont tous des délinquants...
Tout les hommes ne sont pas dangereux mais tous ont se font qui peut s'exprimer dans des situations dramatiques, car oui dans certaines situations on peut tous basculer dans un sens ou un autre... Mais dans un sens ou dans l'autre.
Pour faire court ma compagne fait parfois des crises d'épilepsies, quand ça lui arrive en général c'est le soir en s'endormant... quand les pompiers arrivent nous sommes tout les deux prêts à partir à l'hôpital, elle habillé en PLS et moi ouvrant la porte aux sauveteurs professionnels... je n'ai jamais compris ce que je faisais avant d'ouvrir la porte pour que nous soyons prêts tout les deux, pour qu'elle soit en PLS, pour que les pompiers soient là, et surtout ce que je fais habiller alors que il y a 20 secondes (dans mon référentiel mental), j'étais tranquillement en train de dormir en slip...
Dans le même ordre d'idée un traumatisme de n'importe quel ordre peut facilement changer ton référentiel du bien et du mal...
Écrit par : dragrubis | lundi, 08 mars 2010
extrèmement bien écrit, et beaucoup beaucoup d'idée, mais d'idée "vraie"! c'est la vérité, c'est bien çà être une femme et qui me fait quelquefois penser que çà doit être bien d'être un homme!!
et vive les fringues, les chaussures, les sorties et tout ce qui peut être de plus futile!...et si j'allais faire les magasins? ...en attendant le couperet du test de demain... mais bon, c'est moi et personne d'autre... alors...
Écrit par : Scoffine | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Lavande | lundi, 08 mars 2010
C'est, whaou.... déroutant... Tu nous as pas habitué à çà alors forcément...
Là j'ai l'impression que c'est ton petit coeur qui saigne.
Écrit par : Petitmouton | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : meline | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : touffman | lundi, 08 mars 2010
Venez défendre notre réflexion commune et singulière sur http://ecrivainpublic.over-blog.org/.
Écrit par : Amexour | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Palaeksa | lundi, 08 mars 2010
Je ne suis pas d'accord avec Einstein trois choses sont insondables (et pas deux) :
- L'univers
- La connerie humaine
- Le potentiel humain
Pour le premier on y arrivera peut être un jour pour le second ont repousse régulièrement les limites, le second lui est vraiment insondable (malheureusement)...
Écrit par : dragrubis | lundi, 08 mars 2010
Une proposition : pourrait-on avoir la version optimiste? Juste pour que j'arrête de chialer bêtement là!?!
Sinon, quelle plume! ^_^
Écrit par : Gana | lundi, 08 mars 2010
Etambot (♂)
Écrit par : Etambot | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Ehtnirybal | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : dorvek | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Mayra | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Blogueur Influent | lundi, 08 mars 2010
M'y attendais pas... Venais juste pour rigoler un peu...
Mais prévenez, bordel !!!
Écrit par : Chichille | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : Laurence | lundi, 08 mars 2010
...et puis encore du rouge épais écarlate, bouillonnant, parfois espéré, souvent envahissant... et ce rouge gargouillant et vorace, léger et gouleyant hurlant à la vie le bonheur d'être une et entière. Le paradoxe universel de l'unité multiple : résultat rhésus positif.
Écrit par : BEJANNIN | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : sociopathie | lundi, 08 mars 2010
j'espère que tu en auras une plus drôle pour la journée des mecs
Écrit par : logo | lundi, 08 mars 2010
Écrit par : JJ | mardi, 09 mars 2010
Bah, je préfère encore "c'est moi qui... " à "c'est comme ça, c'est pas ma faute... ".
Bref, consternation et admiration.
Écrit par : cultive ton jardin | mardi, 09 mars 2010
:-))
Écrit par : Monsieur Poireau | mardi, 09 mars 2010
Écrit par : Lily75 | mardi, 09 mars 2010
Écrit par : evelyne | mardi, 09 mars 2010
Je sais plus…
Écrit par : imposture | mardi, 09 mars 2010
Merci.
Écrit par : Cracotte | mardi, 09 mars 2010
Écrit par : Memento | mardi, 09 mars 2010
Écrit par : areuh | mardi, 09 mars 2010
Écrit par : Charogne Stoned | mardi, 09 mars 2010
Écrit par : Fred., de L. | mardi, 09 mars 2010
Y a pas que des malheurs a etre femmes!
Etre femme, c'est pouvoir faire l'amour avec des hommes, etre femme c'est avoir une annee de cotisation en plus par enfant, etc, etc...
Bon au lieu d'additionner toutes les petites miseres que subissent les femmes, essayez un peu de prendre vos hommes par la main et de leur dire qu'ils doivent aller chercher les enfants a l'ecole au lieu de rester tard le soir au boulot...
Car a force de se plaindre que les femmes sont des miseures qui passent leur vie a faire la vaisselle, des enfants, des bosses sur les voitures, et a risquer de se faire violer des qu'elles sont un peu elegantes, on en oublie un peu que les hommes se doivent de "reussir", de faire une belle carriere, de savoir changer une ampoule ou une roue de voiture, etc.... Partageons un peu nos competences. Apprenons aux femmes a deboucher un evier et aux hommes a torcher un bebe, et peut-etre que ca ira un peu mieux...
Écrit par : moi | mercredi, 10 mars 2010
J'espère que tu rigoles là, les femmes battues c'est pas une "petite" misère, les violes ne sont pas de "petites" misères. Avoir besoin d'un amant pour ce sentir vivante n'est pas une "petite" misère. Perdre un gosse n'est pas une "petite" misère.
Alors oui bien sur on en a aussi, les hommes battus et humilié existent aussi, les hommes violés aussi, mais en général le choix de la maitresse n'est pas fait pour les mêmes motifs, et la perte d'un enfant même si elle se fait à deux n'est probablement vécu de la même façon par les deux parties...
Écrit par : dragrubis | mercredi, 10 mars 2010
Quand a prendre un amant pour se sentir exister, c'est pas facile certes, je connais la situation confortable de l'amant qui fait revivre une femme mariee (la en tant qu'homme tu flattes ton ego), et celle moins drole du mec qui trompe sa copine qu'il aime bien mais avec qui il s'ennuie au lit (la en tant qu'homme tu te sens la pire des merdes, sans aucune loyaute)... Et bien le probleme dans ce cas la, c'est pourquoi reste on avec quelqu'un alors qu'on serait mieux seul ou avec quelqu'un d'autre? Surement a cause d'un certain confomisme social, et celui la frappe autant les hommes que les femmes...
Écrit par : moi | mercredi, 10 mars 2010
J'ai pas dis ça mais le sentiment pour la mère est le même, mais en plus tu y ajoute la culpabilité d'avoir fait un truc de travers sans savoir quoi , ça te fait vraiment sentir bien ça aussi...
"la en tant qu'homme tu te sens la pire des merdes, sans aucune loyauté"
Tu crois qu'une femme se sent différente de ce point de vu?
Et en ce qui concerne les hommes, j'en ai connu qui en faisait une (espèce de) fierté... Ce qui est moins courant chez les femmes qui ont un amant (du moins dans mon entourage... Et souvent l'homme avait déjà la maitresse qui ne prends que du plaisir sans prendre les chaussettes... Et dont l'homme est fier...)
"Et bien le problème dans ce cas la, c'est pourquoi reste on avec quelqu'un alors qu'on serait mieux seul ou avec quelqu'un d'autre? Surement a cause d'un certain conformisme social, et celui la frappe autant les hommes que les femmes..."
Là c'est peut être plus compliqué, pour rester ensemble il faut au moins être deux... Avec deux points de vues, alors certes le conformisme doit jouer mais est ce qu'achever une relation n'est pas plus destructeur que d'essayer de la tenir à flot? Est-ce que c'est pas plus facile, de vivre à deux avec quelqu'un qu'on connait et qui nous connais que de risquer l'inconnu? (l'humain est allergique à l'inconnu)
Oh ne croyez pas que je suis un homme bien, mais avoir pratiqué le célibat (mi choix mi forcé) m'a permis d'en apprendre beaucoup dans mes 23 premières années... Auprès de personnes de tout ages et de tout milieux...
Je n'ai pas dis que l'homme ne souffre pas de situation similaire, je dis qu'il s'en tire de façon "moins pire" (même si ça n'est as français c'est l'idée) "globalement"... Personnellement je n'ai qu'une seule relation amoureuse, sentimentale et charnelle à mon actif. Elle a ses hauts et ses bas... Comme toute relation normale...
Écrit par : dragrubis | mercredi, 10 mars 2010
Très beau texte. Respect.
Écrit par : lilith | mercredi, 10 mars 2010
Je ne suis pas sûre que Persé ait vraiment envie qu'on commence un débat là dessus sur son blog. Mais sache que par expérience, perdre un bébé pour un père, ce n'est pas drôle du tout, mais la souffrance est morale. Perdre un bébé pour une mère, la souffrance est physique et morale. Que tu le perdes à n'importe quel stade de la grossesse, que tu le perdes quand il est né, ce bébé est passé par ton corps et ça c'est uniquement féminin.
Le père peut enchaîner le second direct, pas la mère. C'est comme ça, c'est la nature.
@dragrubis : "J'ai pas dis ça mais le sentiment pour la mère est le même, mais en plus tu y ajoute la culpabilité d'avoir fait un truc de travers sans savoir quoi , ça te fait vraiment sentir bien ça aussi..."
Ca c'est très "bête" ce que tu dis. Quand ton bébé meurt d'une maladie quelconque, cela peut venir de n'importe quel parent voir d'aucun des deux car ce n'est pas génétique. Ce genre de discours est justement le genre de discours qui fait culpabiliser encore plus les femmes alors que dans la plupart des cas elles n'y sont absolument pour rien. Preuves médicales à l'appui.
Écrit par : Cracotte | jeudi, 11 mars 2010
De toute façon, je trouve que cette journée est stupide. Non pas que la cause des femmes ne mérite pas d'attention (au même titre que les enfants, la déforestation, parkinson, et d'autres causes). Mais parce que désigné une journée, ça fait juste genre, les 364,25 autres jours de l'année on s'en tape... Et ça c'est mal...
Écrit par : dragrubis | jeudi, 11 mars 2010
Recommandé ici : http://romy.tetue.net/journee-des-femmes-2010
Écrit par : tetue | vendredi, 12 mars 2010
" le siècle de la femme" ?
(n'osant proposer " le millénaire de la femme ", un tantinet provocateur...)
Écrit par : Amexour | vendredi, 12 mars 2010
Tu ma' foutu le frissson. Chapeau, m'dame.
Écrit par : mwè | lundi, 15 mars 2010
Écrit par : mémé | lundi, 15 mars 2010
Vous les décrivez si bien, la fêlure (nan c'est pas une déclinaison :-), le vide envahissant quand la symbiose éphémère s'évanouit...
Écrit par : amel | samedi, 20 mars 2010
en lisant ces lignes, j'avais envie de pleurer... dans ma vie en faite j'ai pas eu de bol (enfin, parce que j'ai fais de mauvais choix, "personne d'autre"), mais finalement... avec le recul je suis heureuse d'être là, et surtout de pouvoir rire en lisant ce blog... enfin, plutôt en lisant les autres articles, einh.
bref... bravo...
Écrit par : Loudnine | lundi, 22 mars 2010
Écrit par : wanda | jeudi, 26 août 2010
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NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.