jeudi, 29 mai 2008

Passion épistolaire sur fond bleu

Très cher C.D.I., Avant toute chose, avant que mon émoi n’étouffe les mots dans ma gorge, sache que comme la toute première et unique fois où tu m’avais rédigé ta fougue, tes initiales m’intriguent. Te prénommes-tu Charles ou Claude, ou encore Constant ? Le D est il celui d’une particule ? Le I ton nom de famille? Que j’imagine plein de lyrisme... Mais CDI, cela sonne aussi comme un contrat, à durée indéterminée, et j’aime cette notion de temps absolu.

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dimanche, 04 mai 2008

Réussir un documentaire animalier.

Le documentaire animalier, c’est un genre unique basé sur l’approche et l’observation. Ce genre repose sur des codes précis. La règle d’or du réalisateur et de toute l’équipe de tournage est de ne jamais intervenir. La règle d’or du diffuseur, la chaîne de télévision, est de récupérer un maximum de scènes d’accouplement d’animaux, et surtout de morts affreuses. À la demande des annonceurs. Cette équation n’est plus à démontrer : cul + hémoglobine + larmes = audimat = vente pub = pognon = production de pleins de documentaires animaliers et achat de Porsches. Qui eut cru que chez les grands de la consommation, on croisait régulièrement les doigts pour qu’un éléphanteau se fasse trépaner.

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lundi, 28 avril 2008

HUMAN VS PIGEON

Aujourd'hui, j'ai testé la peur. J'ai suivi la piste de la réflexion à l'initiative d'une révolution dans le monde des transports. Je ne voudrais pas créer un mouvement de panique générale, mais je tiens à attirer votre attention sur un fait qui nous est familier. Comme quoi, un cerveau bien conditionné dès le plus jeune âge est prêt à tout accepter sans se poser de questions concernant les sujets type potentiellement mortels. L’un ou l’une de vous s’est-il déjà dit un jour que c’était encore plus contre-nature qu’un poulet nourri au poulet cette histoire de ferraille qui vole ?

Je vous parle des avions. Ces bidules de plusieurs tonnes qui passent au-dessus de nos têtes en permanence. Le truc que tout le monde trouve NORMAL. Vous me direz que je suis une primaire, que c’est la technologie, l’évolution, bla bla bla. Mouais. N’empêche que c’est de la ferraille volante. Je voudrais qu’on arrête de nous faire croire que c’est parfaitement banal pendant deux minutes. Je souhaiterais également que l’on cesse d’avoir l’air surpris quand on apprend qu’un type en ULM s’est vautré. Sérieux, t’attends quoi de la vie quand tu mets des ailes à une tondeuse ? Il n’y aura donc aucune femme influente dans cette histoire, car grâce à son 6ème sens , la femelle savait dès le germe de l'idée, qu’une masse de fer envoyée dans les airs serait fatalement destinée à redescendre, attraction terrestre oblige, et parfois plus vite que prévu. Je ne suis pas totalement butée. Je comprends cette démarche qu’à eut l’homme de vouloir voler. J’ai aussi saisi la source d’influence de ce fantasme des airs. "Fais comme l’oiseau, ça vit d’air pur et d’eau fraîche un oiseau, d’un peu de chasse et de pêche l’oiseau". Forcément, ça fait rêver d’un point de vue coût de la vie et références champêtres. Je continue ma chanson, "d’aller plus haut…" C’est là que les humains, de type mâles, en recherche constante de compétition, ont commencé à mettre leur grain de sel dans le débat. Parce qu’ils sont des hommes voyons, cette justification poussée se passe de grands discours, c’est une logique inaccessible à tout non-porteur de testicules. Ne pensez pas que la création de l'avion était l'expression d'une ambition noble telle que créer un moyen de transport rapide, pratique etc. Non. C'était juste le résultat d'un énième pari à la con engendré par un trop plein de testostérone. Voyons un peu comment on en est arrivé à balancer des trucs très lourds dans du vide avec plein de vies à l’intérieur.

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jeudi, 17 avril 2008

Coué ce que tu dis ?

J’ai testé pour vous, la méthode Coué, également appelée la technique du gentil neuneu. Non pas la méthode Cauet bande d’enfants de la télé débilisés. Je vous parle de la vraie méthode psychologique du « je vais bien tout va bien, ne t’en fais pas, pars vite et reviens tard et oublies pas de claquer la porte derrière toi en sortant». Au jour 5, je peux vous dire que même si mon appart se mettait à cramer, là tout de suite maintenant je continuerai à sourire avec un air de béatitude totale parce que telle est ma résolution inutile de la semaine.

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mercredi, 16 avril 2008

Love Story Troyenne sur fond de blanquette de veau.

Une anonyme m’a demandé une love story de la semaine des plus psychiatriquement inquiétante. Freud, tu peux prendre ton stylo, tu vas adorer. Dans un email, Sandra, nous l’appellerons Sandra, m’explique son coup de foudre survenu la semaine précédente lors du visionnage du film « Troie ». Là, je commence à soupirer, à me dire que non mais faut arrêter de fantasmer sur Brad Pitt, déjà, c’est so 2003 et puis maintenant qu’il donne dans la reproduction intensive ça devient malsain.

Mais voilà que Sandra continue. « ne pense pas que je parle de Brad »… Ah je me sens bête comme un chat en haut d’un arbre qui peut plus redescendre car en fait, Sandra m’explicite qu’elle en pince grave pour Hector. En gros, elle fantasme sur le troyen brun et pas le spartiate blond. Intriguée, je la recontacte. Je lui demande, soyons claires entre nous, ton fantasme, c’est Eric Bana, l’acteur du film ou bien Hector, le vrai, fils du roi Priam et d'Hécube, frère de Pâris, époux d'Andromaque et père d'Astyanax ? The général en chef des Troyens s’il vous plaît. J’ai senti que ça turbinait sévère dans sa tête, puis l’idée de flirter avec un troyen en -1200 avant JC a semblé la séduire. On ne juge pas. (Je cours relire L'Iliade et l'Odyssée et j’arrive….) Nonobstant mes doutes sur la faisabilité de la chose, j’ai dit ok, bingo, top là, give me five ! Je suis assez partisane des histoires impossibles.

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jeudi, 10 avril 2008

Activité économique en milieu à forte concentration éléphantidée.

Je suis un poil embêtée aujourd’hui ; j’avais juré sur la bible et le guide Michelin de toujours aborder les sujets réclamés à grands cris par mes lecteurs et voilà ce qu’on me demande: « Persé, tu veux bien pondre un billet sur l’économie, les subprimes et l’effondrement du dollar?». … Ce n’est pas que je ne veux pas. C’est que j’ai fait littéraire.

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vendredi, 04 avril 2008

Emploi : grandeur et décadence… Et surtout décadence.

J'ai testé pour vous: le chômage. Thèse, antithèse, synthèse et malaise. La recherche d’emploi, c’est un savant mélange de sentiments chaque jour renouvelés. Une bouillabaisse qui tantôt vous enchante, tantôt vous écoeure. Euphorie, déprime, abandon, toute puissance, vous passez par tous les états envisageables, sauf que personne n’est là pour vous remettrez votre camisole de force ou pour vous coller votre dose de Valium dans les fesses. Il faut dire que le parcours est cocasse.x

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