lundi, 25 mai 2009

Cyclothymique forever

Je vous gonfle depuis plusieurs jours à coups de je veux rentrer chez moi, ouin, rendez moi mon plumard, no pasaran, casos de Cannos. Il est 3 heures et demi du matin. Après un très court et très agréable trajet de seulement 13 heures (dont 3 pour faire 8 kilomètres)(et un arrêt sur une aire d'autoroute excessivement étrange, on en reparlera maybe)(et 2 heures par 36°C dans une bagnole sans air conditionné, pour pas polluer qu'il disait l'autre)(!!!??), bref... je suis at home.

Putain c'est d'un glauque.

Normalement, c'était pas censé se passer comme ça.

Normalement j'arrivais en sautillant sur les coups de minuit, je virevoltais sous la douche, fumais langoureusement une dernière cigarette sur mon balcon, un regard attendri posé sur mon quartier, puis glissais vers ma chambre rejoindre Morphée, me laissais tomber sur mon lit, riais toute seule comme une teubé en retrouvant mon dodo et sombrais dans un profond et doux sommeil emplis de rêves merveilleux jusqu'aux lendemain matin, où j'aurai émergé, le sourire aux lèvres, prête à manger le monde.

Dans la vraie vie, cette catin, je me suis semi arrachée une épaule en sortant ma valise géante de l'ascenseur, je suis restée 10 minutes dans mon couloir à chercher la clef de l'appartement (après avoir survécu à un gros blocage mémoriel au moment de taper le digicode), j'ai lourdé mon barda dans l'entrée parsemée de factures, lettres des impôts, de l'urssaf etc, J'ai ensuite constaté que j'avais du oublier de sortir la poubelle avant de partir à Cannes étant donné l'odeur de type pestilentielle hantant ma cuisine, puis j'ai eu envie de chialer, puis de mourir, puis je suis allée sous la douche, sauf qu'un bout du bidule s'est détaché du bitonio et que je me suis explosé mon pied encore valide, ensuite je me suis dit, quitte à avoir envie de mourir, autant dormir, je me suis donc rendue dans la chambre, ai découvert que le lit n'était pas fait...

Intermède nécessaire.

Tu connais un truc plus chiant que mettre une couette dans une housse de couette?

Non te casse pas, y a rien de plus chiant.

Fin de l'intermède nécessaire.


Ensuite je me suis collée en position foetale dans ce lit soudainement inhospitalier. J'ai eu trop chaud, puis trop froid, puis j'ai eu envie de pleurer à nouveau, puis j'ai trouvé l'appartement trop vide de gens, trop silencieux, alors j'ai essayé de me couper la veine à la pince à épiler (pas facile), puis j'ai rallumé la lumière, et voilà que je tape sur mon ordi.

Je crois qu'il va être nécessaire que je déménage.

Non mais ça ira mieux demain, ça doit être la fatigue...

Ou bien faut VRAIMENT que je change d'appart.

J'aviserai demain soir.

Vais quand même faire un tour sur pap.fr...

Non... ça ira mieux demain.

(Quelque part, je vous avais prévenu pour la dépression post festival)

samedi, 23 mai 2009

Fake or not?

J'ai un nouveau problème du à mon jetlag permanent, je n'arrive plus à distinguer la réalité du rêve. Bon, on capte que dalle, alors je vous raconte, et puis on voit après pour les modalités de l'internement ok? Si je pouvais avoir une camisole rose, ça me ferait plaisir, c'est pour un hommage.

C'est un souci de type cocasse, alors chialez pas tout de suite parce que y a pas mort d'homme (enfin, je crois pas)(même si je peux pas jurer à 100% mais on en reparlera ultérieurement si je lis un truc dans les faits divers qui me provoque un flash).

Alors, voilà, depuis que je suis en immersion chez les proprios de bichons maltais balnéaires, noyée dans un tas de gonzesses saucissonnées dans leurs robes de soirées et de gars qui pensent que leur film de 2h50 sur leur vie de merde va changer la face du monde, je suis un peu perdue moi-même, dans le grand désert de ma tête. C'est quand le jour? (indice, c'est quand il ne fait pas nuit), c'est quand la nuit? (c'est quand tu passes du rosé à la vodka, ça j'ai compris). qu'est ce que je glande ici? (ça, tout le monde se pose la question, mon rédac chef en premier) Quand est ce qu'on rentre à la maison? (ben ça... tain je commence à désespérer, j'suis à deux doigts de prendre rdv à l'ANPE du coin et de me chercher un appart) Qui suis-je? (Perséphone, pour te servir, sauf quand je pionce) Où vais je? (trop facile, je vous l'épargne) Où est le monsieur qui s'occupe de mon bien être? (en tout cas, pas ici, ça... j'en suis certaine) Qu'est ce qu'on bouffe? (du Mac Do, c'est la fin, on n'a plus aucun standing), et donc, qu'est ce qui est vrai, et qu'est ce qui ne l'est pas?

Le matin, je me réveille, fraîche, belle, douce, maquillée, coiffée, en substance bonnasse et top désirable, et je me passe la journée de la veille dans ma tête, histoire de compter le nombre de conneries que j'ai pu déblatérer et surtout entendre. Vous êtes ma manne, je suis ma manne, et je trouve aucun jeu de mot avec ma manne alors que je suis certaine qu'il y en a plein de super, mais je suis finie. FINIE.

Et là... parfois... Ben je sais plus. Cette conversation avec untel, je l'ai rêvée ou nous l'avons vraiment eu? Cette relation sexuelle sauvage sur les marches du Palais des Festivals, je l'ai rêvée, ou je l'ai eue? (non mais c'est pour m'éviter des frais de test de parternité, ou pour qu'on partage la trithérapie)

Tu vois bien le bordel? Et je vais pas passer trois heures tous les matins à rappeler tout le monde pour checker les échanges de la veille. Et puis on me prendrait pour une folle, alors que je suis grave saine d'esprit. Comparée à plein de gens. Ben si. Regarde le gars qui a décapité une infirmière à l'HP parce qu'il pensait que c'était un mutant. Ben ce gars, il est pire que moi. ça fait 1. Avant dernier, c'est symbolique, mais pas que.

Et ça m'intéresserait de savoir avec qui j'ai eu cette conversation sur les cartes bleues et la crise? À qui ai je développé pendant une heure ma passionnante théorie sur la baisse du pouvoir d'achat et que maintenant avec une Gold, tu peux lever une poule correcte alors qu'il y a 6 mois de ça, sans la black card, même pas elle lorgnait ton slip? Je voudrais juste vérifier que cette personne a survécu à mon flot de paroles, parce que là pour le coup, c'est l'amnésie totale. Ou bien, c'était un crétin de rêve... Je sais pas.

Bref, alors vous allez tous être gentils de préciser dans les commentaires ce qu'on s'est raconté ou ce qu'on a fait ensemble ces derniers jours.

En vous remerciant.

vendredi, 22 mai 2009

Jérémiades

Comment dire?... Mon cerveau est aussi vide que celui d'un poisson rouge, j'entame donc mon 13ème tour de bocal aujourd'hui, encore deux, j'en peux plus moi. Je rêve d'eau, de soirées télé, de silence, de temps pourri et de trucs vachement plus dégueulasses que je ne peux pas expliciter ici pour peu que vous soyez en train de manger.

J'ai atteint la fameuse phase baptisée par Freud "rentrer maison bordel de merde". Et quand on est ici et qu'on commence à se mettre dans le crâne l'idée qu'on est fed up, ben je vous promets qu'il faut décarrer dans les 72 heures, sinon c'est un coup à buter du festivalier sur un malentendu. Oups pardon, j't'ai poussé du haut du pont. Sorry man, mais j'suis tendue, ça fait deux semaines que je rate Derrick, j'suis à bout de nerfs.

D'un coup je comprends mieux ce crétin d'ET et son obsession relou à vouloir absolument rentrer maison quitte à briser les couilles à tout le monde avec ça pendant 1h45. Je suis ET, sauf que jamais tu me fais grimper sur un vélo.

Et puis j'en peux plus des autochtones. Mazette, le cannois... Le cannois qui reluque avec hargne tout ce qui porte un badge, le cannois qui klaxonne au volant de sa bagnole du matin au soir, la cannoise cagole qui t'a offert un défilé de toute ses tenues les plus cheaps pendant quinze jours, le cannois beauf qui t'a proposé de te faire découvrir l'amour (si, si, hier, il m'a promis le 7ème ciel, moi j'ai répondu, t'aurais pas un billet en première pour Paris plutôt?)

Enfin ça va hein, je vais pas me plaindre, j'ai le soleil, les potes, les films (on notera que les films n'arrivent qu'en 3ème position, cherche pas, c'est normal), les plages, les terrasses, les soirées et tout le tintouin, mais enfin stop.

Et puis capillairement parlant, faut absolument que j'organise une table ronde chez mon coiffeur, pour qu'on décide ce qu'on fait. Non mais si, c'est le bordel là.

Et puis j'ai bientôt plus de culottes, alors ben faut que je rentre chez moi.

Et aussi... Je pense que le rosé et moi, avons vécu une belle idylle, mais que d'un commun accord, nous allons mettre fin à notre relation. Je vais retourner sous les cieux plus hospitaliers du champagne et du bloody mary. C'est mon foie qui va être content.

ça va être chouette de rentrer, mais ça va aussi être super déprimant, je vous parlerai de l'effet post festival, quand vous avez vécu en speed et en communauté pendant deux semaines et que soudainement,  vous vous retrouvez seul chez vous, comme un con, épuisé, et que vous vous mettez à chialer comme une chose pathétique pour une raison que vous ignorez.

Diantre, ça va être sympa dis donc! Can't wait!

mercredi, 20 mai 2009

Bobo tête alors m'engueule pas s'il te plaît.

Comment ça j'ai rien écrit depuis avant hier? Mais n'importe quoi toi! Fais refresh, F5 ou je sais pas quoi. Allez, fais le!

Ah, y a toujours rien?

Mais fais pas celui qui comprend pas, rafraîchis ta page je te dis!

Ben je capte pas.

T'as refreshé? Mais non, mais t'énerves pas comme ça, je te prends pas pour un con, c'est juste que je mets en doute tes capacités à appuyer sur le bon bouton, c'est pas pareil.

Bon. Retente un coup.

Rien? Tain mais madre de dios...

Vraiment non je ne m'explique pas cela...

Je ne sais pas, ça doit venir de ton ordi... équipe toi mieux, j'sais pas quoi te dire d'autre mon lapin.

Sinon j'ai un léger mal de crâne aujourd'hui, alors je ne tape pas trop parce que sinon ça résonne dans ma tête, ce qui est extrêmement douloureux, et je n'aime pas trop souffrir, va savoir pourquoi...

Alors je propose... Rien... Voilà, c'est un concept, aujourd'hui, je propose que dalle.

Quel est donc le principe?

Et bien, il s'agit tout simplement de ne rien faire pendant très exactement 7 minutes, ce qui aurait été le temps nécessaire à me le lire si j'avais écrit une vraie note.

Allez... TOP!

lundi, 18 mai 2009

Sale humeur latente, je m'évite moi-même.

Humeur bof bof aujourd'hui, toujours à Cannes sous le soleil mais je suis coincée à l'appartement pour torcher achever quelques articles à rendre avant demain matin. Donc j'ai l'impression d'être punie, donc je suis ronchon, mais léger hein. Léger...

C'est marrant... Être ici, c'est comme être déraciné, on n'a plus de repères et on en arrive à s'injecter de la branlette intellectuelle à haute dose en intraveineuse avec une aiguille rouillée trop grosse qui fait gicler du sang sur nos belles fringues de putain. On pense prendre du recul mais on se leurre, les données sont faussées, cependant, on prend vaguement conscience de choses dans la cohue cannoise.

On en prend plein les yeux et les oreilles, puis le soir, on se couche, le silence se fait, on se retrouve, on lit les emails, pas ceux des attachés de presse ou autre client qui pète les plombs parce que tu fais l'autruche depuis trop longtemps, mais ceux des potes ou des hommes, et puis on pense. C'est un peu con de penser parce que déjà quand t'as que 4 heures de sommeil par nuit, si t'en crames deux à te demander si t'as de l'avenir avec Brian et si t'aurais pas mieux fait de dire ceci à untel, ben t'es pas loin de la nuit blanche. La nuit blanche, c'était easy à 18 ans, à 29 les gars, c'est juste inenvisageable pour peu que j'ai besoin de communiquer de manière vaguement décente avec d'autres humains le lendemain. J'aime bien communiquer ici, plus qu'à Paris, je ne me l'explique pas, c'est un peu comme on est à l'étranger, il n'y a pas d'enjeu ou de pression, il n'y a pas de long terme, alors on s'en fout, et c'est mieux. Pas satisfaisant, mais moins paniquant.

Et puis tu vois plein de films, sur les gens, sur le couple, sur la vie, alors tu te poses aussi des questions à l'issue des projections. Au début, ta réflexion est universelle, et puis comme t'es égocentrique, ben tu ramènes à toi. C'est con hein? Et puis t'es entouré de plein de gens, de plein de sons de cloches et puis résonnent celles de Paris dans ton crâne embrumé, et puis tu ne sais plus, et puis tu te dis que tu te poses trop de questions, alors tu t'en poses encore plus pour voir jusqu'où peut tenir ton cerveau. Qu'acceptera t il ce con de neurone aujourd'hui avant de nervous breakdowner ou de t'ordonner de t'envoyer trois verres de vin? Les échanges avec les autres nous trompent. Tromper, putain, on y arrive, on y revient. Non éloignons nous, c'est pas le propos, y a pas de propos. J'suis fatiguée sans raison valable, j'ai une plume merdique depuis plusieurs semaines et ça commence à me stresser sévère, le cinéma me vend des choses qui refusent d'exister et tout ça me gonfle.

Qui a dit ta gueule? Ah je te saoule? Tu veux loler au rythme de conneries, mais soit, je suis ta pute, je fais ce que tu me demandes bichon, et avec le sourire. Ah bah non, je touche pas de fric, alors je suis pas ton tapin, je suis ta salope, allez tiens;

Alors, de quoi on pourrait rire? De la mort? Comment ça c'est pas drôle? Ben si, si tu claques en dérapant sur une peau de banane, c'est convenu mais c'est rigolo. De la crise? Si tu perds ton entreprise et ton logement et que tu te trouves obligé de loger ta famille dans une tente queshua, ben c'est drôle parce qu'une tente queshua, c'est du comique de situation. Ah non, j'ai mieux!

Qu'est ce qui est vert, et qui va sous l'eau?!

Hein?!

Un choux marin!

Oh putain diantre, nous sommes tellement morts de rire que nous allons en rester là pour aujourd'hui sinon on va se creuser des sillons autour des yeux que même le Kiou taine pleusse, il pourra plus rien pour nous.

PS (ou menace, appelle ça comme tu veux), le premier qui me demande si j'ai mes règles, je le retrouve et je lui fais mâcher ses globes oculaires en écoutant du Céline Dion.

Qui veut la peau de Perséphone Ioudgine?

Merde, le rosé aidant, je refile mon url à tout le monde ici, alors comment voulez vous que je me moque maintenant? Hein? C'est juste à un coup à se retrouver en pleine mer avec un bloc de béton accroché à la cheville ça! Comment ça je regarde trop de films? Ah ben oui, j'en regarde trop... ça fait une semaine que je suis ici, le festival a débuté mercredi, à raison de deux ou trois films par jour, c'est clair qu'au bout d'un moment vous devenez complètement taré ou lucide plutôt... Parce que faut pas croire, mais à Cannes, y a plein de gens qui veulent vous tuer, alors dès que quelqu'un glisse sa main dans son sac, vous saisissez discrètement votre gun coincée à l'arrière de votre jean pour dégainer en premier, et lui coller une bastos dans la tête avant qu'il ou elle ait eu le temps de vous perforer le thorax, quand on vous sert un verre, vous intervertissez avec votre voisin, quand vous allez aux toilettes, vous vérifiez au dessus des portes qu'aucun tueur n'est à l'affut du moment où vous serez le pantalon sur les chevilles, vulnérable naïf que vous êtes parfois.

Tenez, hier soir, je rentre à l'appart, tranquilou, en tanguant, vers je sais pas trop quelle heure (je sais déjà pas quel jour on est, j'ai d'ailleurs failli louper l'anniv de mon père hier et donc me faire déshériter et par la même occasion griller mon unique plan retraite, alors l'heure...) et là, je remarque un vieux promenant son caniche qui marche 100 mètres derrière moi... Mais ils pensent que je suis une conne au KGB ou bien?? Tu crois qu'on me l'a jamais fait le coup du faux vieux avec son faux caniche?! Non mais sérieux, faut cesser de me prendre pour un lapin de six semaines les gars! Alors comme je suis pas une débile et que je commence à avoir une certaine expérience des tueurs à gage, j'ai profité qu'on traverse un pont pour choper le vieux et le faire passer par dessus la balustrade. J'ai sauvé ma peau quoi. J'ai fini le caniche à coup de pierres sur la tronche, on sait jamais, c'est peut être un truc technologique nouveau que même James Bond n'a pas encore tripoté.

Ensuite je suis rentrée à l'appart, j'ai bien vérifié dans les placards, sous les lits, j'ai percé le faux plafond pour checker qu'il y avait pas un gars en planque au dessus de ma tête, puis je me suis  paisiblement endormie, avec mon flingue sous l'oreiller et un couteau à la main, sait on jamais. Sinon ben, je me doute bien que le MI6 et la CIA lisent ce blog, mais je m'en fous, je suis sous protection de la mafia corse, avec qui j'ai passé un deal secret dans un restaurant hier soir, contre une entrecôte, je leur ai filé 25 euros, dans le milieu, ça veut dire que désormais, je bosse pour eux. J'attends les ordres.

samedi, 16 mai 2009

La drague à Cannes, quand la femelle attaque

Car oui, il n'y a pas que les hommes qui tentent de mélanger les fluides, les femmes aussi jettent leur dévolu sur leur proie, alors voyons vite fait (j'ai po le temps, po le temps, po le temps, plein de critiques acerbes à rédiger, de films à voir, de verres à boire) comment elles se préparent à la chasse, avec quel soin est choisi le gibier, et enfin, comment parvenir à bien viser la cible, tirer et vice versa donc. (glam)

Mesdames, pour partir à la pêche, déjà vous devez définir si vous êtes plutôt pêche au gros, à la mouche, au petit poisson mignon, au requin, ou au thon. C'est entre votre amour propre et vous même, je ne m'en mèle pas.

Choisir la tenue de chasse.
Il ne s'agit pas de partir comme ça, avec son 22 long rifle sous la bras, il faut réfléchir un minimum avant d'attaquer, inutile de sortir la tenue d'apparat si c'est pour se retrouver calée entre deux bombasses qui portent mieux le décolleté que vous. Il faut mettre en avant votre qualité essentielle, seins, cul, yeux etc, oubliez le cerveau, ça ne se voit pas, et il n'intervient qu'en seconde partie. À Cannes, ces messieurs ayant perpétuellement sous les yeux de la chaudasse short sapée, autant jouer la simplicité, ça fonctionne toujours, et puis ça fait genre, je suis pure et naïve et je ne cherche pas le mâle, donc ça les attire, cherchez pas, moins on en veut, plus on en a.

NB; si vous êtes bien gaulée et pas trop regardante sur le pedigree de la marchandise, pas la peine de vous fendre le neurone à réfléchir, collez vous une mini robe sur le cul, riez bêtement, et je vous promets que vous ne vous réveillerez pas dans votre lit le lendemain.

Déterminer la cible.
Ne tombons pas dans les pièges énumérés dans la note précédente. Il faut trouver du bien, du vrai, de l'honorable, et au minimum, du baisable. La croisette est blindée de fake mecs au discours bien rodé, alors gaffe il faut faire sinon on se retrouve à faire un 69 avec un mec de la sécu. Bon, ben là, le mieux, c'est de connaître des personnes en commun susceptibles de confirmer la biographie de la cible, s'il y a doute, retirez vous, le jeu n'en vaut certainement pas la chandelle.

Lancer l'attaque.
Aborder c'est simple, mais pas tant que ça, car il faut trouver la fameuse phrase d'intro en en évitant deux magistrales; "C'est vraiment agréable ce temps" et... "Passe moi le Ricard toi, j'voudrais rhabiller". Éviter également le très théâtral renversage de verre intempestif sur sa veste, c'est juste un coup à le rendre de sale humeur parce que vous avez ruiné son smoking à 2 millions de dollars. Alors je ne sais pas moi.... euh... ben non, en fait je sais pas. Putain je sers à rien... Ben ouais... (ne servir à rien est une autre qualité essentielle).

Interpeller.
Ici c'est la fête aux égo, et votre cible, si elle a été choisie avec soin, jouira d'un minimum de notoriété professionnelle, alors dès que vous avez compris le nom de la proie (priez pour ne pas que ce soit un nom serbe en 25 lettres), jetez un coup d'oeil sur votre iPhone pour checker le cv de la bête. À Cannes, votre source la plus fiable sera imdb.com, au passage pour pourrez ainsi vérifier le degré de mythomanie de votre futur partenaire de la nuit. Donc, par exemple, vous papotez avec un argentin canon, vous découvrez grâce à la magie du 3G qu'il a été primé à Sundance, bam, devinez quoi? Ben vous adorez sundance. Là il fera wahoo mais c'est dingue, mon film y a été primé! Ouais Kevin, c'est dingue. Dingue.

Ferrer.
Pour s'assurer la totale disponibilité du mâle, au moins pour la soirée, soyez drôle, intelligente, un peu fragile, un peu mystérieuse, tendre, sûre de vous, ne lui montrez pas trop votre intérêt, laissez le dans le doute OU foutez lui vos seins (si vous en avez) ou votre cul (si vous en avez pas trop) sous le nez sans avoir trop l'air de le faire. Genre ouais je suis bonne mais je le savais pas. Être bonne, c'est pas être bien gaulée, c'est être persuadée qu'on l'est. Nuance. Alors laissez les complexes au vestiaire et go.

Se faire ramener à son hôtel sans passer pour une pute.
C'est délicat, la plupart des femelles utilisent la technique dite du "oulala, j'ai un coup dans le nez moi", signe que le mâle peut à présent les traîner dans leur grotte. Vous pouvez aussi tenter un "vous faîtes quoi après?" d'une voix un peu sourde assorti d'un regard éloquent qui sent le cul. Le frôlement de sa jambe avec votre pied sera de trop, faudrait voir à pas non plus passer pour une morte de faim. Le mâle doit garder le doute, s'il sent la cause acquise, il peut se rétracter (c'est un autre débat), prendre peur (enfin euh... ou pas). Si vous êtes trop bourrée pour faire des phrases, tentez un pathétique "c'est bruyant ici", pour relancer la balle à l'adversaire, mais là je dis, petite bite (je fais partie des petites bites).

Pour la suite, je ne vous fais pas de dessin. Par contre, ne vous attachez pas trop hein, on est à Cannes quand même.

Alors messieurs, par quel type de femme allez vous être abordés en soirée cannoise? Ben ça dépend de vous (si t'es beau, drôle, puissant, friqué, et que tu aimes les chats, tu pars avec une sorte de net avantage)... Mais disons que dans les inévitables, il y a;

La wannabe actrice qui est prête à coucher avec n'importe qui ayant un lien même distant avec le milieu du cinoche (si t'es responsable du rayon DVD chez Carrefour, ça passe).

De la journaliste hongroise bourrée qui a pas niqué depuis 1997.

De la pouf qui se met en jambe pour son été à Saint Trop.

Et puis ben, si vous présentez bien, toutes les gonzesses qui se feraient bien un casse croûte, parce que bon... le festival, c'est stressant, faudrait voir à se distraire... Et puis cet adage... ce qui se passe à Cannes reste à Cannes en pousse quelques unes à se dévergonder...

Bon, je vais tester des techniques....Si vous êtes sages, vous aurez droit à un reportage photo de Perséphone qui drague. How Lucky you are!

vendredi, 15 mai 2009

La drague à Cannes?

Ben oui, le festival de Cannes, c'est avant tout des milliers de personnes venues du monde entier qui se retrouvent dans un bled balnéaire pour picoler. Bobonne est restée à la maison pour garder les gosses, monsieur est à Paris parce qu'il bosse, il fait chaud, tout le monde est beau, les tenues sont légères, l'alcool coule à flots, la musique fait tourner les têtes, on manque de sommeil, on est dans une bulle et puis... On a des trucs à se raconter étant donné qu'on a vu les mêmes films dans la journée et qu'on bosse tous dans le même secteur, alors aborder quelqu'un est simplissime (au pire, il reste le " on se connaît non?")... 

Les festivaliers sont présents "pour le travail, le réseau, les contacts, parce qu'il faut y être vu", en attendant, avec des milliers de gens saouls, loin de chez eux et de leur quotidien, tous logés dans un rayon de 3 km, à la nuit tombée, ben forcément, des idées pas très catholiques naissent dans les esprits.

Nous avons donc l'occasion, le mobile, l'alibi, le tout arrosé d'un sentiment de totale impunité et d'une excitation des libidos latente.

Alors ici, les techniques de drague diffèrent énormément, que vous soyez convoitée par un producteur, un acteur, un distributeur, un branleur, un réalisateur, un marketeux, un commeux, un journaleux etc... Par un français, un américain, un british, un italien, un argentin, un japonais, ah non, les asiatiques, ils draguent pas. Bref tout le monde tente sa chance, et le champagne et l'ambiance Cannes aidant, certains se voient pousser des ailes. Voici quelques cas répertoriés en 5 années de festival de Cannes.

Le mec qui ne baise jamais dans sa ville, mais qui a découvert qu'à Cannes, comme personne ne savait qu'il était un loser, il pouvait essayer. Étant donné qu'il a levé une perruche en 1999, grâce à la technique dite du gros bourrin, il se dit qu'on ne change pas une équipe qui gagne (malgré le ratio très défavorable de 1 baise pour 7342 rateaux). Mais ce Jean-Claude Dusse en puissance, lui, il n'a en tête, en caleçon plutôt, que le souvenir de cette blondasse bourrée qui lui avait cédé cette fameuse année (avant d'aller vomir dans le couloir). Alors pour vous approcher, il y va le gars, c'est une sorte d'opération suicide. Salut ça va? Belle comme vous êtes vous devez être actrice (vomir). Je vous offre un verre dans un endroit un peu moins ... surpeuplé? (comprenez sa chambre au Pierre et Vacances).

Il y a la vraie star qui a tout ce qu'il veut, donc qui y va franco aussi et propose carrément une partie de baise dans sa suite. C'est raide comme approche, mais ça a le bénéfice d'être clair. Libre à vous de vous offrir une tête connue pour la nuit... Petit avertissement, ce n'est pas parce qu'on est célèbre qu'on est pour autant un bon coup, il était important de le préciser.

Il y a le type marié à Paris, celui qui ne bouge jamais une oreille because sa femme est un dragon, et qui se retrouve soudainement en liberté. Alors attention parce que lui, s'il jette son dévolu sur vous, d'une il ne va pas vous lâcher (de retour à Paris non plus), de deux, c'est à vous que sa femme viendra péter la gueule pour avoir dévergondé Mamour. Ben voyons.

Y a le queutard parigot délocalisé à Cannes. Ben lui ça change pas, par contre, pas la peine de se traîner jusqu'à l'hôtel, les toilettes du Palais des festivals feront largement l'affaire.

Tous les gars du sud, latins, méditerranéens, hispaniques... eux ils sont forts. On sait que ce qu'ils nous disent est du pur baratin... mais n'empêche que parfois, c'est quand même vachement bien fait...

Le kéké bodybuildé qui pense que vous fantasmez sur son corps alors que vous, vous vouliez juste lui proposer de poser sa candidature pour un sujet dans Confessions Intimes.

Le mec que vous avez déjà vu quelque part mais que vous ne remettez pas, jusqu'au moment où vous vous souvenez l'avoir vu dans une série AB (reste plus qu'à le planter avec tact, genre bon ben salut hein).

L'éternel producteur de cinéma, qui est en fait chauffeur de taxi.

Le gay qui s'essaye aux meufs (si si) parce qu'il digère mal sa ligne de coke (vécu).

Le pseudo intello qui vous fait toutes les analyses des films du jour pour finir par, et... tu loges dans Cannes?

Le gars qui cherche l'amour, le vrai, le pur, et qui a cette idée saugrenue de poursuivre sa quête au festival de Cannes, sans doute l'événement le moins romantique du monde.

Le fourbe, celui qui vous fait croire qu'il est en couple pour vous mettre en confiance et qui vous colle sa langue dans la bouche dès qu'il en trouve l'occasion (souvent quand vous êtes au beau milieu d'une phrase).

C'est un concentré de tout cela et de bien d'autres choses encore, de gens que vous revoyez d'une année sur l'autre, de potes, d'inconnus, de vilains pas beaux, de gentils, de sexy, de gros lourds. Une jolie petite colonie de vacances, qui cherche de la distraction pour ces douze jours et surtout ces onze nuits.

MAIS (petit phare d'espoir dans la nuit de l'égoïsme humain), il y a AUSSI les gens qui viennent à Cannes, qui ont l'occasion, l'alibi, mais qui savent contrôler leurs pulsions. (genre moi quoi)(je me décerne un prix tiens)(parce que y a du beau meuble, je te le dis tout de suite). Donc... le monde n'est pas encore totalement pourri. Bon.. je vais quand même attendre la fin du festival pour me remettre ma médaille, je voudrais pas me porter la poisse.

En vous remerciant.

PS; niveau films, rien vu de transcendant pour le moment, enfin y a du bon, mais pas du révolutionnaire, alors je vous en parle pas hein.

jeudi, 14 mai 2009

Parenthèse techno avant début des hostilités

Mardi, pas encore de projections presse, pas encore le débarquement massif sur la croisette, alors je me décide à aller chez Orange pour trouver une solution Internet. Bon, ici, y a Internet partout, notamment pour les journaleux, dans le palais des festivals, avec des cafés wifi rien que pour nous, des terrasses etc, mais figurez vous que, par exemple, quand je réseaute sur un bateau (quoi?), y a pas l'Internet, et ça m'agace. Donc, je me rends chez Orange, rue d'Antibes (je connais qu'un seul nom de rue ici), la rue des cagoles, la rue des boutiques que de sacs, de fringues de poufs mais chers, et de chaussures, j'achète des pompes au passage, et rentre dans la boutique Orange, vide de clients. J'ai mieux compris pourquoi après. Ce genre d'endroit, tu n'y vas qu'une fois, une fois l'expérience accomplie, tu changes de trottoir ou mieux tu fais un détour de 18 km à pied sous la grèle pour l'éviter.

Je pensais que ça allait être simple, ensuite je me suis dit que j'avais bien fait de prévoir une heure, puis j'ai commencé à penser que ça allait être un peu court. Avant toute chose, les deux vendeuses étaient très gentilles, et là, j'ai envie de dire, manquerait plus qu'elles mordent ces connes.

Au début, je me dis, bon ben je vais prendre un iPhone, parce que j'ai beau lutter contre ce bidule que tout le monde a (même le bas peuple), c'est quand même bien pratique... La madame m'annonce que pour 2400 points, il m'en coûtera 99 euros. Je fais yeah! Puis elle me dit, oh mais vous n'en avez plus que 1800 (je fais une grosse consommation de téléphones, ils se jettent au sol constamment ces crétins), donc, ça vous coûtera 600 euros...

Cherchez pas la logique, moi, au bout de trois minutes de tentative de compréhension, j'ai laissé tomber parce que j'ai senti que ça allait me fatiguer. Et puis je récupérerai un iPhone pour que dalle chez SFR en rentrant à Paris because que chez eux je suis cliente gold, diamonds, shiny, red carpet, VIP, privilège, platinium etc. Paske chuis bavarde.

Donc je n'insiste pas, et j'enchaîne, ok alors, alors je vais prendre une clé 3G, (pour le Asus, ouais j'ai un pc, fouette moi pro mac)(j'aime ça). Donc je dis, donne moi une clé 3G pouffiasse avant que je te cogne.

Elle me répond, oui, avec un abonnement de 1 an.

Je réponds non, avec un pas d'abonnement vu que c'est que pour Cannes, et que putain on est en 2009 merde. Alors Martine, qui glandait derrière, elle bavouille, mais si Claudine (véridique), on a l'pack 3G bidule chose (j'ai occulté le nom).

Donc Claudine et Martine font une réunion de crise à 40 centimètres de moi tout en parlant comme si je ne les entendais pas. Nous ne la regardons pas se disent elles donc elle ne nous entend pas. Voilà voilà. Puis Martine décide d'appeler Orange pour poser des questions teubés, et enfin m'annonce fièrement que je peux avoir une clé 3G sans abonnement pour la modique somme de (accroche toi), 59 euros le matos, puis 25 euros les 6 heures.

Oh... la jolie sodomie.... Même pas mal dis donc.

Mais, je la veux cette clé, alors je dis Martine, envoie donc le bouzin, qu'on en finisse et que j'aille me remettre de mes émotions devant un truc alcoolisé (votre connerie est mon alcoolisme). Mais non. Ah bah non, parce que pour acheter un truc indépendant pour avoir l'Internet partout (oui, même dtc), faut montrer patte blanche. RIB, justificatif de domicile, CB et pièce d'identité. Mazette mais n'imp... Donc je lui explique presque calmement que pour le justif de domicile c'est mort, elle commence à répondre que oh ben non alors ça va pas être possible, je lui fais le eye of the tiger, elle décide que finalement on pourra s'en passer. Elle craint pour sa vie, elle a raison (ma satisfaction est votre survie).

Le temps de trouver ma banque, de tirer un RIB au guichet, après avoir fait la queue derrière 18 vieilles qui puaient le numéro 5 (c'est vieux land ici, rien que pour l'expérience, je vais aller faire des courses dans un supermarché pour voir si elles se doublent entre elles à la caisse), de revenir, de leur rappeler QUI je suis (elles avaient du faire un tour de bocal), payer, blabla... bref, ayé, j'ai enfin Internet dans mon sac à main.

Oui, on s'en fout. J'vous laisse, j'dois aller voir un film chinois de 2h sur l'histoire de deux mecs qui baisent ensemble alors qu'ils sont maqués avec des filles, et que pour le coup, c'est un peu le bordel dans leurs têtes.

mercredi, 13 mai 2009

Des balloons pour le nouveau Disney-Pixar.

Ces ballons squattent tout autour du Palais des Festivals,  pour UP, le nouveau Pixar projeté en film d'ouverture hors compétition. Vu ce matin, avec les lunettes 3D qui vont bien, une très bonne surprise, un excellent moment et plein de balloons! (je regresse, c'est normal) Bref, c'est pas de la grande promo cannoise bling bling, ça coûte deux balles, mais c'est mignon tout plein. Up (il sortira sous le titre Là-haut) est donc à voir dès sa sortie en salles le 29 juillet!

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Z'ont quand même quatre bodyguards les balloons...

Et v'là la BA.

 

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