mercredi, 10 mars 2010

Du départ des grilles à l'étranger

"Les américains, leur far west ça leur suffit pas. En plus ils veulent nous prendre la tour Eiffel."

C'est cette phrase du taxi qui me sort de ma torpeur, j'étais en train de glisser dans une intense branlette intellectuelle stérile, finalement, elle m'a sauvée. Car oui, il s'agit d'une femme, enfin, elle a la voix d'une femme et ce qui ressemble à une paire de seins, la ressemblance avec Cindy Crawford s'arrête là.

En terme de référence de top modèles, je suis restée bloquée dans les années 80, ne me demande pas pourquoi.

"Ah bah ça…" je réponds en regardant la tour Eiffel qui clignote même pas. J'aime bien rentrer quand elle scintille. Pas là, j'suis dég.

La madame-monsieur continue son monologue de taxi de nuit.

"C'est comme les japonais, ils rachètent toutes les grilles".

"Les grill ?! Buffalo, tout ça ?"

"Buffalo Bill c'est le phare ouest, moi je vous parle des japonais"

"Ah bah ça… la Bretagne..."

Je comprends rien à la conversation, je me dis que je dois être saoule, ce qui n'est même pas le cas. Peut-être un AVC...

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mardi, 09 mars 2010

N10

Cette Nationale 10, je la connais par coeur, je l'emprunte souvent pour faire Tours-Paris. Et Paris-Tours ? Non, pour faire Paris-Tours, j'emprunte l'A10, car je n'aime la nationale que dans un sens. Va comprendre. Sinon, en règle générale, je fais partie de ces gens qui préfèrent perdre un peu de temps sur les petites routes, mais que voulez-vous, les autoroutes m'ennuient profondément. Et puis, les nationales, c'est l'aventure, c'est du suspense, c'est parfois 140 kilomètres sans croiser les moindres toilettes, les nationales, c'est un blockbuster roumain.

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mercredi, 03 mars 2010

caméra, café, et célibat

Alors voilà, il a plein de matos de tournage, qui traîne partout, et moi, ça faisait longtemps que je répétais, "non mais chéri, un jour, il va y avoir un drame, rapport au fait que j'ai deux mains gauche et la poisse, et que quand je suis ici, même pas je respire, de peur de casser un de ces bidules qui coûtent 19 smic chacun". Lui, nonchalant, il répondait, "mais non mon coeur, voyons, tu n'es pas Pierre Richard". Puis là, on s'éloignait du sujet parce que je renchérissais "si tu m'appelles encore une fois mon coeur, je t'explose ta tronche de bobo contre un mur de clous rouillés"

Puis un matin, je déambule entre la technologie, mon café à la main, puis j'aperçois une araignée d'au moins 3 millimètres de circonférence derrière la fenêtre, je hurle, et, réflexe de survie, je lance le café en l'air, lequel s'étale copieusement sur une caméra située à mes pieds. Pas la DV de mamie hein, une grossecamératrèschère.

Instant de stupeur. Je bidouille la chose, qui s'allume, puis clignote, puis fait pschhht dans une odeur de chaud, avant de s'éteindre, froide, à tout jamais.

Instant de terreur.

Je reste là toute la journée à fixer le vide en me balançant d'avant en arrière très très vite, puis il rentre.

Pour couronner le tout, il a l'air HEUREUX de me voir.

Putain c'est moche. J'ai chaud, j'ai froid. Mais il faut que je lui dise, étant donné qu'il part en tournage le lendemain matin.

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dimanche, 28 février 2010

Les César en 4 minutes.

Hier soir, je suis bloquée chez moi pour regarder les César (il parait qu'il faut pas mettre de s à la fin alors j'en mets pas. Si cela ne te convient pas, tu vois ça avec la personne qui a tweeté qu'il ne fallait pas mettre de s à la fin, je sais plus qui c'est).

Je mate la cérémonie parce que je veux en parler pour ma prochaine chronique dans Brazil. Alors je vous livre là quelques bribes d'impressions à chaud. Je vous préviens, c'est ni informatif, ni exhaustif, et c'est pas toujours dans le bon ordre.

Pour ceux qui veulent la version courte, ça donne;
...
...
...
?
...
...
??!!!
OMG
...
^^
...
!
...
...
WTF
...


Voilà. Cherche pas les LOL, MDR ou PTDR, y en a pas.

La cérémonie n'est pas encore commencée, on filme l'arrivée des gens, et on a droit aux questions surpuissantes de Laurent Weil; "et machin, il est sympa ?"

Je manque de m'endormir. Il n'est pas encore 21 h. Je cherche de la coke dans mon appartement jusqu'au moment où je me rappelle que j'en consomme pas.

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vendredi, 26 février 2010

J't'explique

Je voulais poster une note sur la rupture, je pensais que ce serait simple et lol et vite torché.

Puis j'ai commencé à écrire. Et j'ai réalisé, rapidement, enfin, dans un laps de temps honnête compte tenu de l'état de mon neurone ce jour, que le sujet était bien plus vaste et complexe que je n'aurais osé l'imaginer, notamment à cause de ces enfoirés de réseaux sociaux sur le web, et super notamment à cause de Facebook. Cette petite pute de Facebook.

Donc, la chose est prévue, mais pour un jour où la clarté de mon neurone n'aura d'égale que celle de mon teint.

Pas aujourd'hui.

Ensuite, j'ai ouvert un paquet de galettes au miel d'une marque bio, et c'était vraiment pas bon.

À tel point que j'ai un instant envisagé le vomi comme une issue positive.

Après... merde, j'ai fait quoi après... Ah ouais ensuite donc, j'ai pris ma douche. C'était super.

Puis ma mère a appelé pour me dire de jeter ma bouilloire en plastique parce que quand ça chauffe ça produit je sais plus quoi comme truc nocif qui me causera une mort affreuse. J'ai du jurer que je le faisais et mimer le son de la bouilloire en plastique tombant dans la poubelle en fer. C'est très dur. Puis j'ai promis d'acheter une bouilloire pas en plastique.

Et... Et et et... Euh... Ah, j'ai envoyé des emails qui étaient tous rédigés comme si j'étais complètement torchée.

Je me suis dit à voix haute dans ma tête, "hey, mais c'est peut-être à cause des trucs nocifs dans la bouilloire en plastique que j'ai l'air bourré quand j'écris". Et j'l'ai jetée. Sans Vergogne, qui était sorti faire un Rapido, je crois.

Ah oui, et alors un peu plus tard, c'est un client qui m'a appelée, pour un scénario, tout ça tout ça. On causait dans le téléphone, des séries que j'aime bien, de mon style et tout, c'était chouette. C'est là que j'ai dit;

- Alors moi, vraiment, j'aime beaucoup Fridge.

Ma crédibilité s'est suicidée avant même d'être mise poliment à la porte.

Pour me rattraper avec esprit j'ai rien trouvé de mieux que de rajouter, quelques secondes plus tard;

- Cela dit la 3ème saison de Congèl' est top.

Voilà, c'est tout, mais c'est tellement suffisant.

jeudi, 25 février 2010

Je n'ai vraiment pas de titre.

Il est enfin arrivé, hier, il était… autour de 15 heures je crois. La sonnette a déchiré l'air et mon aorte par la même occasion, de battre mon coeur s'est arrêté, j'ai été prise d'un spasme violent qui a raidi mon corps jadis si souple (super jadis hein) et paf, je suis morte.

Ah non… J'ai titubé vers la porte, je l'ai ouverte, fébrile, le mec était là, en marron, avec écrit UPS, juste au dessus du téton. Il m'a tendu le carton, j'ai signé de mon nom, et épelé mon prénom. C'était fort entre nous, il a même dit "bonne fin de journée" avant de me quitter. À tout jamais.

Puis je l'ai posé sur mon bureau, et je l'ai observé, ce carton.

Pendant environ 2 heures et 27 minutes.

Je pensais à toutes ces choses formidables que j'accomplirai sur ce nouveau laptop, ces textes qui me viendraient sans effort, ce bukkake d'inspiration, sur ces touches rétroéclairées dont j'imaginais déjà le velouté sous mes doigts aux ongles de cagole. Puis j'ai pensé à ces vidéos débiles que je tournerai, à ces programmes qui ne rameraient plus, à ommwriter que je pourrais enfin installer, à toute cette RAM, ce DD...

Alors j'ai paniqué.

Bon, finalement, comme on n'avait pas non plus que ça a foutre, je me suis décidée à le déshabiller, il était là, devant moi, nu, dans la pénombre. Sexy.

Je l'ai allumé, c'était festival, on se serait cru à un concert de Jean-Michel Jarre. Après il m'a posé plein de questions, j'ai pas tout compris, mais j'ai dit oui.

Oui, je le veux.

Puis, putain de bordel de merde, j'ai essayé de synchroniser le bouzin à mon ancien MacBook. J'ai galéré.

Mais faut dire que je suis peu douée.

Ensuite, je me suis posée la question du sexe de ce nouvel ordi. Ben oui, c'est important. Pourquoi ? Ben pour lui parler, z'êtes cons vous…

L'ancien, c'était un mâle. Comment je le sais ? Il ramait toujours lorsque je matais un épisode de Desperate Housewives en streaming, mais ne montrait JAMAIS la moindre défaillance sur Youporn et Redtube. C'était clair.

Là, j'ai mis du temps à trouver. Donc je suis allée faire un tour sur Youporn, pour tester.

It's a boy too !

samedi, 06 février 2010

Vers 17 heures

Chaque jour, vers 17 heures, un son traverse la forêt, s'écrase sur les falaises et se meurt dans les vagues.

Hier, c'était à 17h14.

Ce son, c'est un soupir.

Jeudi, à 17h08.

Un soupir de satisfaction.

Chaque jour, vers 17 heures, l'électricité revient et les dizaines de personnes qui attendaient le retour de la climatisation, des ventilateurs, et de quelques volts pour recharger leurs ordinateurs et autres smartphones reprennent goût à la vie.

Chaque fin de matinée, vers 11 heures, l'électricité est coupée. Seul est maintenu le strict minimum, grâce à un groupe électrogène d'appoint; les réfrigérateurs et le wifi sont ainsi conservés, au frais.

De 11 heures à 17 heures, ce sont les plus chaudes heures de la journée, celles où l'air bout sous les toits de tôle, et où les pieds nus ne peuvent effleurer les planches des terrasses sans se brûler.

De 14 heures à 17 heures, c'est là que je suis censée bosser. Tu sais, pour la vraie vie. Après avoir fait plouf dans la mer, le matin, après avoir fait l'otarie blessée, sur la plage, abandonnée.

Puis, coquillages et crustacés, c'est le déjeuner.

Puis un hamac, à l'ombre, pour planifier les hostilités, et enfin, ma remontée, pénible, vers le bungalow, pour récupérer mon ordinateur et gagner ma vie. La vraie. Mais si, tu sais.

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jeudi, 04 février 2010

Just climb

Toujours à Tonsai bay, face à Ao Nang (à ne pas confondre avec une affreuse plage du même nom pleine de gens sur Koh Phi Phi) toujours à me dire que je vais rester ici forever, dans mon bungalow plein de bestioles perché au dessus des arbres, toujours à demander à Félicie "dis Bibiche, c'est suspect non, que l'araignée géante du coin de la terrasse ait disparu, hein?" et à l'écouter me répondre "non, c'est la mante religieuse lamantin qui l'a bouffée, au moment où la chauve-souris poney allait attaquer le lézard génisse".

J'en peux plus des bêtes géantes, mais ce n'est pas le propos, enfin... pas vraiment.

J'ai découvert ici une nouvelle catégorie d'humain, ce sont... comment dire ?  Ils sont jeunes, beaux, extrêmement bien gaulés. Tellement bien foutus, d'ailleurs, que c'en est indécent, ils déambulent, ça et là, c'est... c'est...

C'est comme un surfer, sauf qu'ils surfent pas.

Vous voyez pas du tout ?

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mardi, 02 février 2010

L'animal branche, le burglaries, la nature

Avec Félicie, nous avions soif de calme et de retour à la nature. Enfin, le retour à la nature, moi j'y tenais pas plus que ça mais que veux-tu, je sais faire des concessions histoire d'éviter que Bibiche prenne son air pincé et me dise "non mais on fait comme tu veux hein, ça me va TRÈS BIEN". Mais faut le vivre pour bien comprendre à quel point c'est glaçant.

Bref, nous sommes donc passées par cette immondissime ville de Ao Nang, pour poser nos sacs dans un coin et filer léger vers Tonsai Bay, face à Krabi, sorte de... sorte de paradis, n'ayons pas peur des mots. Imaginez une baie, entourée de falaises immenses, et une petite plage, les bungalows en remontant dans la forêt, perchés à flanc de colline au dessus des arbres, et au milieu, une sorte de village hippie avec les restaurants et bars les plus peace du monde. Va savoir pourquoi, avec Bibiche, on se retrouve toujours dans les coins hippies, je te sors du paix et amour sur ton champ de fleur à longueur de journée, ce qui ne m'aide pas à aller mieux. Dans ma tête, tu vois ?

Alors, en arrivant, de la terrasse de notre nouveau bungalow conjugal, j'ai poussé plein de cris de Ohhh et Ahhh (non mais sérieux, c'est juste... pfiou), jusqu'au moment où j'ai réalisé que nous étions en pleine forêt, comme les Ingalls, mais dans la forêt quoi. Puis j'ai vu les moustiquaires au dessus des lits, et j'ai demandé à Félicie, "c'est pour faire quoi ça ?" En prenant mon air suspicieux.

Elle a répondu (en soupirant si je me souviens bien), "ben c'est pour les bêtes."

LES BÊTES.

Jésusmariejoseph.

Plein.

De bêtes.

Les bêtes, ici, je les ai scientifiquement classifiées en 3 catégories.

Celles à effet," oh c'est beau" (rare); le colibri, le papillon et Nemo.

Celles à effet "j'ai peur, je panique, et je fais n'importe quoi" (fréquent, trop); des singes (je hais les singes), des serpents (je hais les serpents), des araignées (de type énormes et fourbes),  des chauves-souris (rats volant, hein, quand même), des frelons-poneys, des lézards géants, des cafards géants, enfin plein de trucs géants,  et ces moustiques super agressifs qui te regardent dans les yeux avant d'aller te pomper le sang à travers tes vêtements.

Et... dernière catégorie, les bêtes terrifiantes (pas hyper fréquent mais suffisament pour fixer le plafond pendant 1 heure avant de t'endormir pour essayer de pas y penser., le soir). C'est simple, y a l'animal branche et le burglaries.

L'animal branche, c'est un truc, tu penses que c'est une branche, et en fait, c'est un animal. Parfois, il y a un animal feuille vivante ou même un animal feuille morte. Autant te dire que tu deviens un peu parano et que tu vois la végétation d'un autre oeil. Autant prévenir aussi qu'en retrant à Paris, je risque de coller un uppercut au premier qui aura l'idée saugrenue de m'offrir des fleurs. L'animal fleur existe très probablement, ne nous leurrons pas. Je prédis aussi qu'ils vont bientôt envahir le monde et exterminer la race humaine mais Félicie me soutient que je raconte n'importe quoi.

ON VERRA BIEN HEIN.

Le burglaries c'est... ma légende urbaine depuis Koh Phangan. Ce jour-là nous avions passé la journée à croiser des bêtes étranges et épouvantables, sur terre, en mer, dans les airs, donc nous étions un peu psychologiquement ébranlées.

Télétransportons-nous au moment des faits.

Je suis sous la douche, à essayer de me rincer les cheveux sans pression, et Félicie me demande soudain, depuis la chambre, d'une voix étranglée;

- Dis Mamour, c'est quoi un burglaries ?

- Je sais pas, réponds-je un peu paniquée. Pourquoi ?!

- Ben ils disent que certains rentrent dans les bungalows et qu'il faut faire gaffe. Y a un warning, même.

- OH MON DIEU QUELLE HORREUR.

À cet instant, dans mon esprit, le burglaries est un immonde animal mutant, se situant à mi chemin entre le varan de komodo et la tarentule. Un varentule. Tu vois ?

- Putain mais Bibiche, on se casse! lance-je, le shampooing glissant avec terreur sur mon front pétrifié (non ça veut rien dire mais ça correspond vachement à l'ambiance)

- Attends... Ils disent qu'en plus, ils volent les CB et les passeports...

Enculés de burglaries... Non seulement ils sont d'immondes animaux mutants, mais en plus, ils pillent leurs victimes.

- Mais... ils attaquent l'homme ?

La panique était alors à son comble.

Puis, je suis sortie de la salle de bain.

Puis on a lu le papier en entier.

Puis on a eu un peu honte. Faut dire que la peur, ça nous fait perdre notre américain.

Clique donc sur l'image.

Photo003.jpg

Cela dit, je reste persuadée que les burglaries existent et qu'ils sont d'immondes animaux mutants, j'espère juste qu'ils ne s'allieront jamais aux animaux branches. Sinon, nous sommes foutus.

dimanche, 31 janvier 2010

Toujours en avance !

Adieu Koh Phangan, les russes, la décadence, la full moon party et cet événement alternatif connu par nous seules (pour le moment); la grosse moon party (dont je vous parle pas car l'historique est assez complexe et flou), Félicie et moi avons décidé de nous attaquer à l'autre côté du sud de la Thaïlande. En résumé, au revoir Golfe de Siam, t'étais bien sympa mais nous fuyons vers la mer d'Andaman dont le nom permet quand même de faire vachement plus de jeux de mots LOL. Tu vois pas lesquels ? Moi non plus, mais ce n'est qu'une question de temps, j'ai flairé le potentiel.

Il existe ce truc très drôle avec les transports en Thaïlande, il est très facile de se déplacer, et on arrive toujours à bon port, mais... c'est quand même un vaste bordel au sein duquel, à toi, pauvre touriste ballotté, on ne fournit pas la moindre information de type, où est on ? S'arrête t on pour manger ? J'ai envie de faire pipi, je fais quoi ? Le bateau penche vachement et il y a des gens à la flotte, quelle est la procédure ? Non, rien et quand tu poses la question, on te répond un bidule que tu saisis pas bien donc bon...

Et puis y a des trucs pas cohérents.

Avec Bibiche donc, on a dit, stop Koh Phangan parce qu'au train où ça allait on allait finir par tout plaquer pour monter une cahute au bord de la plage où on aurait vendu des paniers tressés aux touristes en faisant style on parle que le thaï. Donc comme ça nous saoulait de nous taper Koh Samui, nous avons décidé de tracer sur Krabi direct, de l'autre côté, donc, oui je sais j'ai déjà dit tout ça, t'as qu'à taguer "redondance" et on n'en parle plus.

Alors nous demandons au mec de l'hôtel qui annonce "no problem, tickets to Krabi 1000 baths". "T'es bath man", qu'on répond parce que ça nous fait rire à CHAQUE fois.

Onze heures, un taxi nous jette au port. Le bateau part à 12h30, mais les thaïlandais ont ceci de commun avec moi qu'ils kiffent arriver des plombes en avance, histoire de se laisser le temps de poireauter en plein soleil pendant des heures jusqu'à ce que mort s'en suive presque.

La veille, le mec (le bath man, donc) nous a dit, 3 heures de bateau, puis 5 heures de car, donc à Krabi vers 20h30. (enfin, moi je soutiens qu'il a dit "tree ours bat end fire our ka, so caddye a run eye and firsty", mais Félicie m'assure que non et que je suis trop conne)

Bref 8 heures de plouf et de vroum, trop la joie quoi, je vous raconte pas comment je respirais le bonheur et l'amabilité au p'tit déj. Finalement, avant même qu'on ait fossilisé, le rafiot arrive, on s'entasse là dessus et vogue la galère, sur le pont, sous le soleil, à se dire "oula faudrait un peu moins de vagues sinon le fried rice va repartir dans la nature".

Au bout de deux heures, on nous explique qu'on est arrivé. Ok, on répond, il manque pas une heure, là ? Un monsieur speed rétorque un truc que j'essaie même pas de comprendre étant donné que je capte jamais rien quand les thaïlandais me causent et que j'ai pris l'habitude de me contenter de jeter un regard de veau mort à Bibiche pour checker dans sa rétine si tout va plus ou moins bien ou pas. Bibiche est en osmose avec le peuple thaï, c'est ouf.

30 minutes à attendre sur un parking en bitume avec tout plein de touristes, puis un monsieur (méchant), passe devant nous en hurlant "Caddy beu air con", Bibiche m'expliquera plus tard qu'il criait "Krabi bus air conditionné". Ah ouais, quand même.

Le trajet de 5 heures se termine finalement en 2h20 et nous voilà, hyper tôt, posées, à nous dire, ben merde alors on va passer la journée dans cette moche ville de Krabi alors qu'on aurait pu aller direct à Tonsai nous vautrer on the beach comme deux grosses otaries. What the fuck ? avais-je donc envie de crier en levant les bras au ciel comme dans les publicités pour narta invisible qu'on voit rien.

Tout ça pour dire quoi ?

En France, les transports sont souvent en retard, c'est chiant et on ronchonne. Mais je vous promets que se taper 3 ou 4 heures d'avance sur le timing prévu, c'est bien pénible aussi.

Oui, oui, je me plains. Je trouve toujours un moyen de me plaindre.

bisous et tout.

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