jeudi, 11 mars 2010
J'ai pas eu le temps
- Perséphone, t'as pas posté sur le blog aujourd'hui. Genre t'as cru que c'était férié, connasse ?
- Non j'ai la tête dans le guidon depuis le réveil, laisse tomber, j'ai pas eu une seule seconde de répit.
- Ah ouais ?
- ça commence ce matin, aux aurores, bam rendez-vous.
- Aux aurores de ?
- 10h30. Et avant j'étais juste bonne à rien. Plus de café.
- Ah ouais…T'as chopé le contrat au moins ?
- Ben écoute ça a duré deux heures, j'ai assuré grave, surtout au moment du brushing euh... du débriefing...
- T'étais chez le coiffeur ?
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vendredi, 05 mars 2010
Vos papiers s'il vous plaît
Je n'ai pas trop le temps aujourd'hui, alors voici juste une petite scène gribouillée vite fait, une scène de la vie ordinaire...
J'arrive devant le bâtiment, en avance comme d'habitude, grille une clope en écoutant mes messages et pénètre enfin dans le hall. Assez imposant. Face à moi, l'accueil, y officient deux humains de type femelle. Une brunette à l'air sympatoche, et une blondette à l'air beaucoup moins sympatoche. Cela arrive souvent, dans les binômes, j'ai remarqué. La sympatoche est au téléphone, la tête plongée dans un agenda, et celle que nous appellerons Malaimable est disponible. ça aussi, ça arrive souvent, que la personne avenante ne soit pas pour nous. C'est même un peu l'histoire de ma vie. Mine de rien, je fais comme si j'étais débile (je me force pas trop), et je fais la queue devant la sympatoche. Un "hum hum" se fait entendre à ma gauche, c'est Malaimable qui me fait signe de vie. Erreur fatale, je lève les yeux et croise son regard. À présent c'est mort, je ne peux plus l'ignorer.
J'avale ma salive et avance vers elle d'un pas zigzaguant, car mon corps refuse d'aller la voir. Mon corps a de l'instinct, il sait que cette confrontation va lui faire bobo d'une manière ou d'une autre.
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mercredi, 24 février 2010
UPS, la porte, tout ça quoi
Hier, j'ai passé la journée à attendre. Attendre que le monsieur d'UPS me livre mon nouveau MacBook.
Il faut dire que j'ai joué de malchance avec la chose informatique ces derniers mois. A Noël, mon MacBook s'est suicidé dignement, emportant dans le secret de sa tombe tout un tas de documents super importants sur lesquels j'avais passé quinze jours à bosser comme un gosse dans un atelier Nike, et que bien entendu, je n'avais pas sauvegardé, parce que je suis conne (ça c'est l'hyper résumé, mais voilà, je suis arrivée à cette conclusion dont je vous passe les tourments de la démonstration).
Puis un ami m'avait confié son propre MacBook en fin de vie afin que je puisse continuer à tâter du clavier en Thaïlande. La bête était valeureuse bien que fragilisée par des années de visualisation de pornographie à haute dose voir en HD, mais je sus m'en accommoder, jusqu'à ce qu'une colonie de fourmis décide d'élire domicile à l'intérieur. Les deux premières semaines de colocation entre l'insecte et la machine se déroulèrent dans l'harmonie, puis un matin, le mac se montra défaillant, le lendemain encore plus, jusqu'à se retrouver dans un état catatonique, jusqu'à refuser toute relation avec la moindre clé USB un peu trop... persistante.
ça tombait bien, on rentrait en la France.
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mardi, 23 février 2010
Ze coiffeur in Thaïlande, la souite
Suite de la note de... vendredi j'crois. Nous sommes donc chez le coiffeur-salon de massage-esthéticienne-réparateur de climatiseurs-restaurant, j'ai négocié comme une pauvresse, aussi m'installe-je sur un siège de cuir troué sentant l'oignon alors que Bibiche suit une nana à l'étage, en traversant des cuisines et une garderie pour chats errants.
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vendredi, 19 février 2010
Docteur grosse marrade.
Vous connaissez ma passion pour les salles d'attente, alors désolée mais vous allez encore vous taper un live en différé (?) sur ce blog. (donc, oui, la suite du machin d'hier arrivera plus tard)
ça se passe hier, jeudi, il est quasi 18H, j'ai rendez-vous chez le docteur Galoche pour me faire diagnostiquer mon Ebola du mois de février, je suis à la bourre, je cours au ralenti dans les rues froides et humides, je manque de me ramasser en négociant mal un virage, j'évite une crotte de mammouth d'un élégant saut de biche, je sauve un enfant des flammes d'un appartement en passant par la rue Poussin, aide deux vieilles à traverser, trouve le vaccin contre la connerie en cherchant le nom de mon médecin dans la liste de l'interphone de l'immeuble, remets en cause la validité de mon vaccin contre la connerie en appelant le 118712 pour demander le nom de mon médecin à un parfait inconnu parfaitement aimable, sonne, pousse la porte, entre dans la salle d'attente.
Pleine. Je bredouille un bonjour, l'écho est faible, puis avec précaution, je vais m'installer sur l'unique siège libre, un tabouret en plastique à l'inconfort visible. Je pose mon nouveau séant, celui lesté des quatres kilos thaïlandais, je sors mon cahier, mon stylo, et me mets à écrire.
Ayé les gars, nous y sommes, au fameux live en différé.
10:57 Publié dans MA VIE | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 18 février 2010
Ze coiffeur in Thaïlande
J'avais juré de le faire, j'avais également promis un papier sur le sujet à une rédaction, alors j'ai pas eu le choix.
Je vous annonce tout de suite que c'est pas le coup de la promesse qui m'a poussée à l'acte mais surtout le papier à rendre.
Et puis, j'avais envie de faire un truc de dingue, un truc de psychopathe, un truc complètement ouf, man. Tu sais, un peu comme ces mecs qui font du base jump et se laissent tomber du haut de bidules super vertigineux en ouvrant leur parasplash juste avant d'aller faire la crêpe sur un sol (sale !) tout plein de mètres plus bas.
Alors, oui, je suis allée chez le coiffeur en Thaïlande.
Ouais, je sais, t'es scotché sur ton fauteuil de bureau bleu à roulettes, tu viens de prendre 5 G dans la face.
Et moi de mon côté j'envisage de renommer ce blog the crazy extreme blog of Perséphone Ioudgine the brave.
C'était hier, non mardi, non....
On est quel jour ?
08:00 Publié dans MA VIE | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 15 février 2010
Quand y a pas de solution, ça signifie qu'il n'y a pas de problème
Je sais que j'ai beaucoup parlé des bestioles mais faut dire qu'ici, elles font partie intégrante du quotidien, surtout quand avec Bibiche, on décide que la forêt est un endroit trop cool pour se poser dans un bungalow.
Nous cherchons, aussi.
Nous avions appris à gérer l'appréhension de l'insecte vorace ou du reptile agressif grâce à une technique de géolocalisation très pointue et hyper complexe, mise au point par moi-même dans un moment de terreur totale. ça consistait à repérer le coin fétiche des bêbêtes, et à s'assurer régulièrement que tout le monde était bien à son poste. Soit l'araignée géante dans le coin en haut à gauche de la terrasse, le scorpion dans la douche, la mante religieuse dans le sac à main de Félicie et le lézard géant dans mon lit. Tant que les bêtes étaient là où elles devaient être, nous gérions, tout allait bien. Mais... Malheureusement, il se trouve que... les bêtes, ces salopes, bougent.
- Dis Bibiche, l'araignée géante... elle est où ?
- Dans ton cul ?
- NON MAIS T'ES PAS DRÔLE !
C'est en nous tirant les cheveux pour cette histoire de blague balancée trop pas à brûle-pourpoint que nous avons réalisé la limite de cette technique. Nous avons aussi compris que les bêtes, fourbes, putes et fichtrement bien organisées sous leurs airs "entre nous on se connaît pas et de toute façon, on vous calcule même pas" s'étaient débrouillées pour nous retourner l'une contre l'autre, sans doute pour nous attaquer dans le dos alors que nous nous aurions été occupées à nous battre.
Ensuite, Félicie s'est mise en tête de les ignorer. "Ce que je ne vois pas n'existe pas!" hurlait-elle en s'enroulant dans sa moustiquaire. "Y a des trous dans ta moustiquaire" lui lançais-je alors, pour la faire paniquer (parce qu'elle est marrante, quand elle panique). "Non ! Les trous que je ne vois pas n'existent pas !" répondait elle. Je vous avoue avoir flippé pour sa santé mentale pendant quelques jours, mais son face à face avec le scorpion des chiottes l'a faite sortir rapidement de la négation.
Alors nous avons essayé la psychologie et la communication avec la nature, pour devenir leurs amies. On s'est mis à causer aux bêtes, même à l'animal branche, c'est te dire le niveau de fièvre qu'on avait atteint. Succès mitigé.
Puis, un soir où nous étions passablement saoules (comme quoi, on dira ce qu'on veut, mais l'alcool, c'est quand même hyper utile), nous avons découvert LA solution pour vivre sereinement au milieu des bêtes qui piquent qui mordent qui étouffent et qui coupent des têtes (ben si hein). On a juste changé leur appelation.
Je t'explique.
Il suffit de les rebaptiser avec des noms de trucs mignons.
Araignée = lapin nain
Scorpion = chiot labrador
Serpent = bébé phoque
Cafard = chaton
Animal branche = pâquerette
Etc.
Et bien, ça fonctionne.
Exemple.
- Tu feras gaffe bibiche, y a des chatons dans la douche.
- Ohhhhh c'est trop mignon !
Tu vois ?
Efficacité redoutable.
Autre exemple ? Parce que j'te sens sceptique.
- Je crois qu'il y a un lapin nain dans mes draps.
- Haannn !! J'peux le prendre dans mes bras ? Je te l'échange contre la pâquerette qui est dans ma valise.
Voilà.
Ne me remerciez pas.
Bisous, et tout.
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lundi, 08 février 2010
Oh regarde, une branche qui se déplace !
Hier, avec Bibiche, on a fait un arrêt par Phang nga (cherche pas, c'est imprononçable), avant d'aller lézarder sur quelques plages plus au nord. Phang Nga town, comment te dire ? Tu vois la mort ? Enfin la représentation qu'on peut s'en faire ? Ben c'est ça, mais en pire. C'est moche, les gens sont méchants et je crois même qu'ils mettent du sel dans le café.
Mais comme nous devions y passer la journée et la nuit, nous nous sommes dit, prenons notre mal par les cornes, non, notre mâle en patience, non... notre mâle par la corne... enfin bon tu vois, et allons donc nous balader dans les environs, because il parait que c'est genre beautiful à t'en faire saigner les yeux. Comme on pleurait déjà, on s'est dit, autant chialer du sang, ça fera des chouettes photos souvenir pour la famille.
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jeudi, 28 janvier 2010
C'est toujours de la faute d'une femme
Perséphone, tu postes que dalle ou bien sur ton blog ?
Oui, alors voilà, le truc, c'est que c'est délicat pour moi de vous parler, étant donné que quoi que je dise, c'est un coup à ce qu'on se fâche.
Je m'explique.
Prenons un exemple. Je vais vous dire, il fait chaud mais un léger petit vent rend l'atmosphère merveilleusement parfaite sur Koh Phangan. Qu'allez-vous me répondre ? Ouin y a une seconde vague de froid en France on n'en peux plus de porter du damart. Et moi, que vais-je alors rétorquer ? Ben sûrement un truc un peu vulgaire, genre que c'est bien fait pour votre gueule, alors que c'est peut-être pas forcément vrai (non mais c'est vrai... on sait pas) Toujours est-il que vous allez vous braquer, puis bouder. On va pas s'en sortir, ça va être pénible pour tout le monde.
Un autre exemple ? Si vous voulez... Visiblement, vous aimez vous faire du mal. Alors... Ah voilà... Je vais alors parler de ces merveilleux massages qui durent des heures et qui ne coûtent rien. Qu'allez vous m'aboyer dessus ? J'ai mal au dos, ouin, j'ai plus d'argent, en janvier on est fauché, on a même claqué l'argent des études du p'tit dans notre facture EDF.
Mon dieu que c'est laid.
ça aussi vous allez mal le prendre.
C'est pas compliqué, vous prenez tout mal. Ah si, si. Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, vous êtes probablement de mauvaise foi (on sent ou PAS que j'ai bu un verre quand on me lit ?) (non, parce que je me posais la question).
J'en étais où?... Ah oui !... Alors que nous reste-t-il ? Ici tout est bon, les hommes sont beaux, l'eau transparente, le soleil brille et j'ai même pécho le wifi.
Non mais voilà, quand tout va bien pour moi, on s'ennuie ou on s'engueule. Ou les deux. Moche.
C'est problématique, aussi ai-je mis ma vie en jeu pour pouvoir alimenter ce lieu honnêtement.
Bon, alors comme on cause honnêteté, je dois vous le confesser, j'ai peut-être plutôt mis la vie de Félicie en jeu. Moui...
Comment ?
Très simple.
Nous sommes montés à trois sur une moto (sans casques, hein, pas folle) et je me suis débrouillée pour que Félicie se retrouve en bout d'engin, dans la position la plus casse gueule du monde.
ça donnait; un italien au guidon, moi au milieu, en sandwich, et Félicie, le cul sur un bout de plastique du carénage, les jambes en l'air, jambes que je tenais sous mes bras.
Vous avez du mal à imaginer ?
Oui... C'est assez inconfortable.
Et donc, Félicie pattes tendues en avant, arrimée aux épaules de l'italien, qu'elle a considéré comme étant une prise plus fiable que moi-même. Tant mieux, j'me suis dit sur le moment, et puis j'aurais fait pareil.
Bon, on pouvait pas faire mieux, sur l'échelle de la dangerosité. On était au top.
Ben rien. Pas le moindre accident. Même quand elle a failli tomber en arrière dans une côte un peu violente.
Donc,... j'ai rien à raconter.
C'est de sa faute.
Donc, le coeur léger et l'esprit tranquille, je vous laisse ruminer cela, apprendre à la détester (Félicie, dont c'est de la faute, comme démontré très clairement ci-dessus), moi j'ai apéro sur la plage.
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mercredi, 27 janvier 2010
tombée de haut
J'ai relu Camus, La Chute, sur la plage, parce qu'il traînait au bar de l'hôtel et que je me suis dit, pourquoi pas ? En fait, j'allais déjà lu la chose, il y a bien longtemps, et j'ai réalisé que je ne m'en souvenais absolument pas, tout du moins qu'à l'époque, j'étais trop jeune pour comprendre. On fait lire ce genre de chose à des lycéens, alors qu'ils ne savent pas encore qu'ils auraient voulu écrire les mêmes mots quelques années plus tard. Cet homme est... pfiou... et il manie la ponctuation à m'en coller des orgasmes. Bref...J'y ai notamment, relevé cela;
"Les uns crient: "aime-moi !" les autres crient: "ne m'aime pas !" Mais une certaine race, la pire et la plus malheureuse: "ne m'aime pas et sois moi fidèle !""
"Croyez moi, pour certains êtres, au moins, ne pas prendre ce qu'on ne désire pas est la chose la plus difficile du monde."
Voilà. Alors j'ai médité, sous mon cocotier, puis le soleil a tourné, mais j'ai continué à rêvasser à la vie, aux hommes, à moi, tout ça.
Et j'ai pris un putain de coup de soleil à l'arrière du mollet droit.
Merci Camus, hein.
05:59 Publié dans MA VIE | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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